LE TRAVAILLEUR CATALAN

Lecture Libre

Rassemblement !

Édito 4077 – René Granmont En France, avec la canicule, les logements mal isolés « brûlent ».  Les logements de ceux dont les fins de mois deviennent de plus en plus intenables, ceux d’une majorité des travailleurs, ceux des familles monoparentales, des retraités, des jeunes… Depuis un an, environ 650 000 personnes ont basculé dans …

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Suffocant !

Édito n° 4076 de Nicole Gaspon Impossible aujourd’hui d’oublier la chaleur caniculaire qui sévit. La France suffoque, jusque dans ses terres nordiques. Par de telles températures, se déplacer, travailler, étudier, ces tâches quotidiennes demandent des efforts multipliés, génèrent fatigue et difficultés. Une situation qui révèle de fortes inégalités. Ceux qui pratiquent des métiers en extérieur …

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Ambiance de fête

La fête, notre fête, la 87e, celle des humbles, des militants, des amis, des familles, du PCF, des associations, des optimistes, des féministes, des syndicats combatifs… est terminée. Vive la prochaine ! Dans un an. Au total, des milliers de participants, de tous âges, pas assez d’après tous les témoignages, mais des milliers quand même, …

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Back to Matisse

Collioure – La cité des peintres a inspiré Matisse, des plasticiennes et plasticiens d’aujourd’hui perpétuent son héritage dans une exposition collective au Musée d’art moderne. L’histoire de l’art est celle de filiations ininterrompues. Le premier séjour de Matisse à Collioure date de 1905, cent vingt ans après, une quinzaine d’artistes ont été invités par le …

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SUR LE VIF

Annonces – Rendez-vous – Événements du 11 au 17/09/2026




Fête de l’Humanité

Vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge

Rassemblement pour le tarif agent et l’augmentation des salaires à l’appel de CGT FNME66

Mardi 15 septembre à 10h30 – Devant la préfecture, quai Sadi-Carnot – Perpignan

Rassemblement à Toulouse pour soutenir les cheminots du Train Jaune

Jeudi 17 septembre à 10h – Départ en bus pour Toulouse (inscriptions auprès de l’UD CGT 66)

Conférence de Nicole Rey « 1940/1945 : résister par l’art et la littérature, de la Résistance choisie à la lutte enchaînée »

Samedi 19 septembre à 18h – Mémorial du camp de Rivesaltes

Assemblée Générale de « Osons le rail »

Mardi 22 septembre à 18h – Salle de l’union (1er étage) – Céret

Lecture théâtralisée par Nicole Rey « La Douleur de Marguerite Duras »

Mercredi 23 septembre à 11h30 – Musée d’art moderne – Céret

P.-O. – Où va l’argent de nos impôts ?

Qui finance quoi dans les Pyrénées-Orientales ? L’argent public ne provient pas d’une seule caisse : communes, intercommunalités, Département, Région, État et Sécurité sociale se répartissent les compétences.

Les communes financent notamment les écoles maternelles et élémentaires, les équipements municipaux et la voirie communale. Le Département prend en charge les collèges, les routes départementales et surtout les solidarités : protection de l’enfance, personnes âgées, handicap et insertion. En 2026, il prévoit notamment 26,8 millions d’euros pour les collèges, 46,7 millions pour les routes et 76 % de ses dépenses aux solidarités.

La Région Occitanie intervient principalement pour les lycées, les transports régionaux, la formation professionnelle et le développement économique.

Les intercommunalités gèrent, selon leurs compétences, des services comme les déchets, l’eau, l’assainissement ou encore les transports.

De son côté, l’État finance notamment l’Éducation nationale, la justice, la police et la défense, tout en versant des dotations aux collectivités. En 2025, les communes des P.-O. ont ainsi perçu environ 115,5 millions d’euros de DGF.

À retenir : derrière chaque service public, plusieurs financeurs peuvent intervenir. Parler de « dépenses publiques » sans distinguer les différents budgets peut donc être trompeur.

La vraie question est alors :
lorsqu’on veut réduire les dépenses publiques, lesquelles veut-on réduire… et avec quelles conséquences pour les citoyens ?

EN UN COUP D'ŒIL

Commune : écoles, équipements municipaux, voirie communale.
L'Intercommunalité : selon les compétences : déchets, eau, assainissement, transports, développement économique…
Département : collèges, routes départementales, solidarités, protection de l'enfance, personnes âgées et handicap.
Région : lycées, TER, formation professionnelle, développement économique.
État : éducation nationale, justice, police, défense et grandes politiques nationales.
Sécurité sociale : une grande partie des dépenses de santé, retraites et prestations sociales.

Le festival Visa pour l’image orphelin de son créateur

Jean-François Leroy est mort. Cette disparition survient au moment même où débute à Perpignan le festival qu’il a créé. À coup sûr, cette 38e édition sera lourde de cette absence, mais il faut souhaiter qu’elle rivalise en qualité et intensité avec toutes celles qui l’ont précédée, c’est ce qu’aurait voulu Jean-François Leroy.

En 1989 Jean-François Leroy créait Visa. De ce pari qui pouvait paraître fou, il a fait une réussite exceptionnelle, une manifestation au rayonnement planétaire. Un nombre incalculable de photoreporters lui sont aujourd’hui redevables.

Le « boss » leur a permis de percer, de continuer. Quant au public, depuis 37 ans il se bouscule toujours aux soirées et aux expositions. Jean-François Leroy, c’était une forte personnalité, prodigue en coups de gueule, parfois irritant, mais qui tapait souvent juste, doté d’un sens inné de la photographie, dans laquelle il était tombé dès son plus jeune âge.

Souhaitons que son empreinte persiste et que Visa continue.

Annonces – Rendez-vous – Événements du 4 au 10/09/2026




Fête de l’Humanité

Vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge

Exposition d’art pour la paix « Fichez-nous la paix »

Du vendredi 18 au vendredi 25 septembre de 8h à 18h (samedi de 10h à 18h) – Hall Guy Mallé, Hôtel du département, Quai Sadi-Carnot – Perpignan

Assemblée Générale de « Osons le rail »

Mardi 22 septembre à 18h – Salle de l’union (1er étage) – Céret

Ça brûle : que faire ?

Face aux dérèglements climatiques, la question ne concerne pas que les écolos : tout citoyen vivant avec un minimum d’information est en mesure d’avoir un avis qui prend en compte que les données bougent, que les catastrophes ont plutôt tendance à proliférer, que les chaleurs estivales battent des records. Avec les incendies qui vont avec. Il serait peut-être temps de prendre les choses au sérieux, de ne pas laisser les politiques seuls à la manœuvre, de construire une approche internationale qui s’appuie sans faux-fuyants sur le fait que la Terre nous appartient à tous, qu’elle veut peut-être nous dire qu’il ne serait pas inutile de modifier nos habitudes, que les prophètes de malheur, aussi puissants soient-ils, qui alimentent le déni, soient mis à la raison et sortent d’optimismes inconsidérés qui les enferment dans une béatitude coupable.

S’en sortir comme il peut

Certes, les situations sont diverses : les catastrophes ne sont pas équitablement réparties, les richesses non plus. Les emmerdements en tous genres se multiplient. Souvent, ils laissent chacun s’en sortir comme il peut et tenter de préserver ce qui peut l’être. Le système atteindra vite ses limites. La multiplication des relations internationales fera de l’autre, celui qui rejette la voie commune, un chanceux qu’il faut préserver, la preuve que le pire n’est pas toujours avéré, et pourquoi pas un modèle à imiter.

En finir avec la sourde oreille

En attendant, on blablate, on gère les affaires courantes et on tente de camoufler ce qui pourrait nous effrayer. Comme si nous n’étions pas concernés par une note à payer, par des adaptations à envisager, par des responsabilités à prendre tant qu’il en est encore temps. Et ce n’est pas d’hier que datent les premières alertes que la culture traditionnelle n’a pas prises au sérieux. Le personnel politique a fait la sourde oreille et a laissé les écolos patentés s’occuper de façon très désordonnée d’une dérive dont il est loisible aujourd’hui de mesurer les effets. Et tous de sombrer dans une panade qui leur reste extérieure et dont les spécialistes disent avoir du mal à comprendre tous les tenants et aboutissants.

Ne serait-il pas temps de devenir responsables ? Tous !

Jean-Marie Philibert

Annonces – Rendez-vous – Événements du 31/07 au 03/09/2026




Hommage à Jean Jaurès
Vendredi 31 juillet à 11h – Jardin Terrus, Boulevard des Pyrénées – Perpignan.


Distribution de tracts aux estivants
Samedi 1eraoût de 10h à 12h – Péages autoroutiers Perpignan Sud, Perpignan Nord, Le Boulou.


Hommage aux résistants tombés pour la libération des Pyrénées-Orientales et à la Résistance Catalane
Dimanche 2 août à 9h – Rassemblement devant la mairie de La Bastide ; à 9h30 – Dépôt de gerbes sur les tombes Guérilleros au cimetière de La Bastide ; à 11h – Cérémonie à la crypte du Souvenir, rassemblement devant la mairie – Valmanya.


Université d’été du PCF
Du vendredi 21 août (13h) au dimanche 23 août (13h) – Université de Toulouse Jean-Jaurès, 5 allée Antonio Machado – Toulouse.


Fête de l’Humanité
11-12-13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge.

Ils l’ont fait !



Le 7 juillet, Macron avait proposé la candidature de Jean-Noël Buffet, sénateur LR réactionnaire, au poste de Défenseur des droits suscitant un tollé général d’une soixantaine d’associations humanitaires. Une pétition pour s’opposer à sa nomination avait recueilli plus de 150 000 signatures. Malgré ce, le 17 juillet, les parlementaires ont validé sa nomination par 43 voix contre 39, alors qu’ils pouvaient légalement s’y opposer. Vu les prises de position de Jean-Noël Buffet contre l’avortement, contre le mariage pour tous, pour le durcissement de la loi immigration, sûr que les droits des femmes, des LGBT+ et des migrants vont être défendus !  Une belle victoire pour l’extrême droite.

De la très-très mauvaise humeur !

L’humeur vous laisse libre de vous laisser embarquer par votre subjectivité et de laisser vagabonder votre esprit sur les éventualités qui peuvent s’offrir à vous : nous entrons dans une période pré-électorale. Les esprits s’échauffent. Les vocations s’exacerbent. La décision de la justice de mettre de la souplesse dans les décisions prises à propos du RN a ranimé la flamme de Marine Le Pen et a renvoyé Bardella dans une attente où il est possible de lire de la déception.

Que pourrait-on dire ?

La messe serait dite

À en croire les sondeurs, la messe serait dite et il faudra faire avec un RN qui nous projettera dans des temps reculés que nous estimions dépassés. Ave, en prime, la profonde remise en cause des fondements de nos valeurs républicaines. « Travail, famille, patrie », le retour !

Dans un nivellement d’autant plus insidieux qu’il avance cacher et qu’il pourrait nous laisser sans voix, sans espoir, dans un maelström européen qui part dans tous les sens. L’impensable : le plus impensable dans cette affaire réside dans la pléthore de candidats potentiels qui ne veulent pas voir, envisager les risques encourus et qui semblent prêts à affronter la bête immonde en tant que candidate comme les autres, BCBG, dédiabolisée, digne de concourir après son père, après ses tentatives infructueuses, avec de grands soutiens populaires et d’énormes appuis financiers … à une compétition où se joue une partie de notre histoire.

Les endormis

Ils sont tranquilles, à droite, au centre, à gauche, comme si la montagne allait accoucher d’une souris qui serait dans le droit fil d’une élection présidentielle comme une autre, qui ferait ce que toutes les souris ont fait : un changement de personnels, quelques nouvelles têtes et on repart comme avant. On gère le capital avec une souris d’extrême droite. Il n’y a pas de quoi s’énerver. Ces gens-là sont de bonne compagnie. D’où les prétentions multiples et variées de tenter une chance, fût-elle quelque peu compromise.

Pas le moindre catastrophisme à l’évocation d’un monde qui pourrait changer. La sérénité partagée que les sursauts populaires ne changeront rien et qu’il sera toujours temps de s’adapter, de collaborer, de s’arranger avec les puissants du jour qui bien sûr seront dignes de notre allégeance.

Mémoire et valeurs

Je ne partage rien de ce foutage de gueule quasi généralisé. Avec tous ceux qui gardent leur mémoire, avec ceux qui ont toujours tout fait pour préserver leurs valeurs, leurs ambitions d’un monde de paix, de justice, bâti sur la solidarité et le partage des richesses. Les incantations sont à laisser aux vestiaires, elles n’abuseront que ceux qu’un sursaut démocratique pourrait momentanément réveiller d’un sommeil profond. Il importe de se lever. Il importe de bousculer un laisser-aller coupable du pire pour réveiller ces consciences dont nous savons très pertinemment qu’elles sont porteuses d’avenir.

Jean-Marie Philibert

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