Déambulation poétique
Accompagnée par deux musiciens, Nicole Rey a proposé le 8 mars une lecture musicale de poèmes.
Accompagnée par deux musiciens, Nicole Rey a proposé le 8 mars une lecture musicale de poèmes.
Au travers d’une vingtaine de poèmes rassemblés sous le titre d’Éclipses, Katia Seus-Walker s’adresse à celles et ceux qui, souvent dans l’ombre, font bouger les choses.
Il y a toujours un rêve qui veilleDésir à combler, faim à satisfaire,Un coeur généreux,Une main tendue, une main ouverte,Des yeux attentifs,Une vie, la vie à se partager.
Paul Pugnaud (1912-1995). Banyuls où il est né et Belle Ile, sa propriété des Corbières, étaient ses ports d’attache. Il les quittait avec bonheur pour des navigations lointaines. Ses exégètes le définissent comme poète, marin et vigneron. Il puisait sa source d’inspiration dans les éléments : eau, vent, terre et feu. Nous avons recueilli quelques gouttes …
Bon appétit, messieurs ! ô ministres intègres !Conseillers vertueux ! voilà votre façonDe servir, serviteurs qui pillez la maison !Donc vous n’avez pas honte et vous choisissez l’heure,L’heure sombre où l’Espagne agonisante pleure !Donc vous n’avez ici pas d’autres intérêtsQue d’emplir votre poche et vous enfuir après !Soyez flétris, devant votre pays qui tombe,Fossoyeurs qui …
Je crois qu’il serait temps de féliciterCette demoiselle qui s’est tant dépenséePour dans la gauche semer la pagailleTout au long de la campagne électoraleSe présenter comme candidate d’extrême gaucheEt dénigrer uniquement le candidat de gaucheVous donniez l’impression, cela est certainQue pour vous, ceux de droite étaient des saintsVous pouvez mademoiselle, à présent vous taireMais ce …
Quand nous étions enfants, te souviens-tu Eva ? D’un jour où tu gardais les brebis et moi les oiesNous étions tout près de la route nationaleEt avions tous les deux enlevé nos sandalesAu bord du chemin, il y avait une grande mareAvec tout plein de grenouilles, ces batraciens oviparesElles nous regardaient accroupies sur les nénupharsAvec leurs …
Quand j’étais petit et qu’arrivait le printemps Je partais dans les prés avec d’autres enfants Pour cueillir des fleurs, myosotis, boutons d’or, primevères Et faire des bouquets que chacun offrait à sa mère Cela nous permettait de nous faire pardonner Parfois les bêtises faites dans la journée Je m’amusais souvent avec une voisine Qui était …
Chers amis, je suis terriblement diminué De mon corps, toute la mécanique est usée J’ai une épaule, depuis longtemps ankylosée La jambe droite, complètement déglinguée Et pour pouvoir un peu me redresser Je mets une talonnette sous le pied A la guerre mes orteils ont été gelés J’ai aussi le poumon gauche atrophié J’ai le …
Qu’il était beau, le village où je suis né Avec ses petits ruisseaux, clairs et ombragés Lorsque leurs eaux vagabondes rencontraient un obstacle Elles chantaient de douces mélodies, c’était admirable Et moi ravi, j’écoutais ces belles chansons Que les oiseaux répétaient dans les buissons Il y avait aussi, un chevrier d’un grand âge Qui nous …

Qui finance quoi dans les Pyrénées-Orientales ? L’argent public ne provient pas d’une seule caisse : communes, intercommunalités, Département, Région, État et Sécurité sociale se répartissent les compétences.
Les communes financent notamment les écoles maternelles et élémentaires, les équipements municipaux et la voirie communale. Le Département prend en charge les collèges, les routes départementales et surtout les solidarités : protection de l’enfance, personnes âgées, handicap et insertion. En 2026, il prévoit notamment 26,8 millions d’euros pour les collèges, 46,7 millions pour les routes et 76 % de ses dépenses aux solidarités.
La Région Occitanie intervient principalement pour les lycées, les transports régionaux, la formation professionnelle et le développement économique.
Les intercommunalités gèrent, selon leurs compétences, des services comme les déchets, l’eau, l’assainissement ou encore les transports.
De son côté, l’État finance notamment l’Éducation nationale, la justice, la police et la défense, tout en versant des dotations aux collectivités. En 2025, les communes des P.-O. ont ainsi perçu environ 115,5 millions d’euros de DGF.
À retenir : derrière chaque service public, plusieurs financeurs peuvent intervenir. Parler de « dépenses publiques » sans distinguer les différents budgets peut donc être trompeur.
La vraie question est alors :
lorsqu’on veut réduire les dépenses publiques, lesquelles veut-on réduire… et avec quelles conséquences pour les citoyens ?
EN UN COUP D'ŒIL
Commune : écoles, équipements municipaux, voirie communale.
L'Intercommunalité : selon les compétences : déchets, eau, assainissement, transports, développement économique…
Département : collèges, routes départementales, solidarités, protection de l'enfance, personnes âgées et handicap.
Région : lycées, TER, formation professionnelle, développement économique.
État : éducation nationale, justice, police, défense et grandes politiques nationales.
Sécurité sociale : une grande partie des dépenses de santé, retraites et prestations sociales.

Jean-François Leroy est mort. Cette disparition survient au moment même où débute à Perpignan le festival qu’il a créé. À coup sûr, cette 38e édition sera lourde de cette absence, mais il faut souhaiter qu’elle rivalise en qualité et intensité avec toutes celles qui l’ont précédée, c’est ce qu’aurait voulu Jean-François Leroy.
En 1989 Jean-François Leroy créait Visa. De ce pari qui pouvait paraître fou, il a fait une réussite exceptionnelle, une manifestation au rayonnement planétaire. Un nombre incalculable de photoreporters lui sont aujourd’hui redevables.
Le « boss » leur a permis de percer, de continuer. Quant au public, depuis 37 ans il se bouscule toujours aux soirées et aux expositions. Jean-François Leroy, c’était une forte personnalité, prodigue en coups de gueule, parfois irritant, mais qui tapait souvent juste, doté d’un sens inné de la photographie, dans laquelle il était tombé dès son plus jeune âge.
Souhaitons que son empreinte persiste et que Visa continue.
Fête de l’Humanité
Vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge
Exposition d’art pour la paix « Fichez-nous la paix »
Du vendredi 18 au vendredi 25 septembre de 8h à 18h (samedi de 10h à 18h) – Hall Guy Mallé, Hôtel du département, Quai Sadi-Carnot – Perpignan
Assemblée Générale de « Osons le rail »
Mardi 22 septembre à 18h – Salle de l’union (1er étage) – Céret

Face aux dérèglements climatiques, la question ne concerne pas que les écolos : tout citoyen vivant avec un minimum d’information est en mesure d’avoir un avis qui prend en compte que les données bougent, que les catastrophes ont plutôt tendance à proliférer, que les chaleurs estivales battent des records. Avec les incendies qui vont avec. Il serait peut-être temps de prendre les choses au sérieux, de ne pas laisser les politiques seuls à la manœuvre, de construire une approche internationale qui s’appuie sans faux-fuyants sur le fait que la Terre nous appartient à tous, qu’elle veut peut-être nous dire qu’il ne serait pas inutile de modifier nos habitudes, que les prophètes de malheur, aussi puissants soient-ils, qui alimentent le déni, soient mis à la raison et sortent d’optimismes inconsidérés qui les enferment dans une béatitude coupable.
S’en sortir comme il peut
Certes, les situations sont diverses : les catastrophes ne sont pas équitablement réparties, les richesses non plus. Les emmerdements en tous genres se multiplient. Souvent, ils laissent chacun s’en sortir comme il peut et tenter de préserver ce qui peut l’être. Le système atteindra vite ses limites. La multiplication des relations internationales fera de l’autre, celui qui rejette la voie commune, un chanceux qu’il faut préserver, la preuve que le pire n’est pas toujours avéré, et pourquoi pas un modèle à imiter.
En finir avec la sourde oreille
En attendant, on blablate, on gère les affaires courantes et on tente de camoufler ce qui pourrait nous effrayer. Comme si nous n’étions pas concernés par une note à payer, par des adaptations à envisager, par des responsabilités à prendre tant qu’il en est encore temps. Et ce n’est pas d’hier que datent les premières alertes que la culture traditionnelle n’a pas prises au sérieux. Le personnel politique a fait la sourde oreille et a laissé les écolos patentés s’occuper de façon très désordonnée d’une dérive dont il est loisible aujourd’hui de mesurer les effets. Et tous de sombrer dans une panade qui leur reste extérieure et dont les spécialistes disent avoir du mal à comprendre tous les tenants et aboutissants.
Ne serait-il pas temps de devenir responsables ? Tous !
Jean-Marie Philibert
Hommage à Jean Jaurès
Vendredi 31 juillet à 11h – Jardin Terrus, Boulevard des Pyrénées – Perpignan.
Distribution de tracts aux estivants
Samedi 1eraoût de 10h à 12h – Péages autoroutiers Perpignan Sud, Perpignan Nord, Le Boulou.
Hommage aux résistants tombés pour la libération des Pyrénées-Orientales et à la Résistance Catalane
Dimanche 2 août à 9h – Rassemblement devant la mairie de La Bastide ; à 9h30 – Dépôt de gerbes sur les tombes Guérilleros au cimetière de La Bastide ; à 11h – Cérémonie à la crypte du Souvenir, rassemblement devant la mairie – Valmanya.
Université d’été du PCF
Du vendredi 21 août (13h) au dimanche 23 août (13h) – Université de Toulouse Jean-Jaurès, 5 allée Antonio Machado – Toulouse.
Fête de l’Humanité
11-12-13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge.

Le 7 juillet, Macron avait proposé la candidature de Jean-Noël Buffet, sénateur LR réactionnaire, au poste de Défenseur des droits suscitant un tollé général d’une soixantaine d’associations humanitaires. Une pétition pour s’opposer à sa nomination avait recueilli plus de 150 000 signatures. Malgré ce, le 17 juillet, les parlementaires ont validé sa nomination par 43 voix contre 39, alors qu’ils pouvaient légalement s’y opposer. Vu les prises de position de Jean-Noël Buffet contre l’avortement, contre le mariage pour tous, pour le durcissement de la loi immigration, sûr que les droits des femmes, des LGBT+ et des migrants vont être défendus ! Une belle victoire pour l’extrême droite.

L’humeur vous laisse libre de vous laisser embarquer par votre subjectivité et de laisser vagabonder votre esprit sur les éventualités qui peuvent s’offrir à vous : nous entrons dans une période pré-électorale. Les esprits s’échauffent. Les vocations s’exacerbent. La décision de la justice de mettre de la souplesse dans les décisions prises à propos du RN a ranimé la flamme de Marine Le Pen et a renvoyé Bardella dans une attente où il est possible de lire de la déception.
Que pourrait-on dire ?
La messe serait dite
À en croire les sondeurs, la messe serait dite et il faudra faire avec un RN qui nous projettera dans des temps reculés que nous estimions dépassés. Ave, en prime, la profonde remise en cause des fondements de nos valeurs républicaines. « Travail, famille, patrie », le retour !
Dans un nivellement d’autant plus insidieux qu’il avance cacher et qu’il pourrait nous laisser sans voix, sans espoir, dans un maelström européen qui part dans tous les sens. L’impensable : le plus impensable dans cette affaire réside dans la pléthore de candidats potentiels qui ne veulent pas voir, envisager les risques encourus et qui semblent prêts à affronter la bête immonde en tant que candidate comme les autres, BCBG, dédiabolisée, digne de concourir après son père, après ses tentatives infructueuses, avec de grands soutiens populaires et d’énormes appuis financiers … à une compétition où se joue une partie de notre histoire.
Les endormis
Ils sont tranquilles, à droite, au centre, à gauche, comme si la montagne allait accoucher d’une souris qui serait dans le droit fil d’une élection présidentielle comme une autre, qui ferait ce que toutes les souris ont fait : un changement de personnels, quelques nouvelles têtes et on repart comme avant. On gère le capital avec une souris d’extrême droite. Il n’y a pas de quoi s’énerver. Ces gens-là sont de bonne compagnie. D’où les prétentions multiples et variées de tenter une chance, fût-elle quelque peu compromise.
Pas le moindre catastrophisme à l’évocation d’un monde qui pourrait changer. La sérénité partagée que les sursauts populaires ne changeront rien et qu’il sera toujours temps de s’adapter, de collaborer, de s’arranger avec les puissants du jour qui bien sûr seront dignes de notre allégeance.
Mémoire et valeurs
Je ne partage rien de ce foutage de gueule quasi généralisé. Avec tous ceux qui gardent leur mémoire, avec ceux qui ont toujours tout fait pour préserver leurs valeurs, leurs ambitions d’un monde de paix, de justice, bâti sur la solidarité et le partage des richesses. Les incantations sont à laisser aux vestiaires, elles n’abuseront que ceux qu’un sursaut démocratique pourrait momentanément réveiller d’un sommeil profond. Il importe de se lever. Il importe de bousculer un laisser-aller coupable du pire pour réveiller ces consciences dont nous savons très pertinemment qu’elles sont porteuses d’avenir.
Jean-Marie Philibert

Dix ans après l’attentat qui a endeuillé la Promenade des Anglais, Nice a rendu un hommage solennel aux 86 victimes de l’attaque terroriste du 14 juillet 2016. Une journée placée sous le signe du souvenir, de la dignité et de la résilience, en présence des familles des victimes, des rescapés, des autorités locales et nationales, ainsi que de nombreux Niçois.
Les commémorations ont débuté dès la matinée avec plusieurs temps de recueillement organisés sur la Promenade des Anglais, là même où, dix ans plus tôt, un camion lancé dans la foule venue assister au feu d’artifice de la Fête nationale avait semé la terreur. Au fil de la journée, des gerbes ont été déposées devant le mémorial, tandis qu’une minute de silence a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans une profonde émotion.
Point d’orgue de cette journée, une cérémonie officielle s’est tenue en présence du président de la République, entouré d’élus, de représentants des institutions, des forces de sécurité et des services de secours. Dans son intervention, le chef de l’État a salué la mémoire des victimes, le courage des survivants et l’engagement de tous ceux qui étaient intervenus cette nuit-là pour porter secours aux blessés.
Les associations de victimes ont également pris la parole, rappelant que si le temps apaise parfois les blessures, il n’efface ni les absences ni les traumatismes. Elles ont insisté sur l’importance de préserver la mémoire de cette tragédie et de transmettre son histoire aux jeunes générations afin que de tels actes ne sombrent jamais dans l’oubli.
Tout au long de la journée, les habitants de Nice se sont succédé devant le mémorial pour déposer des fleurs, allumer des bougies ou simplement se recueillir en silence. Les visages étaient graves, les regards souvent tournés vers la mer, symbole d’une ville qui a dû apprendre à se reconstruire sans oublier.
L’attentat du 14 juillet 2016 demeure l’un des plus meurtriers perpétrés sur le sol français. Il avait coûté la vie à 86 personnes, dont 15 enfants, et fait plus de 450 blessés. Dix ans plus tard, la douleur reste vive pour de nombreuses familles, mais cette commémoration témoigne également de la solidarité et de la résilience dont Nice a fait preuve depuis cette nuit tragique.
À travers cette journée d’hommage, la cité azuréenne a rappelé que la mémoire constitue un rempart contre l’oubli. Dix ans après les événements, Nice continue d’honorer celles et ceux dont la vie a été brutalement interrompue, tout en affirmant sa volonté de défendre les valeurs de liberté, de fraternité et de paix qui avaient été attaquées ce soir du 14 juillet 2016.
Corinne Coquet