LE TRAVAILLEUR CATALAN

Humeur

Le crime raciste

Il s’était préparé, convaincu, fanatisé dans une prose à l’image de son humanité complètement défaillante,  à longueur de propos abjects, pour faire partager sa haine à tous les racistes qui ne peuvent pas admettre d’autre couleur que la leur. Les réseaux sociaux ont nourri, comme des complices,  sans retenue, cette déferlante : toute la place est accordée à l’idéologie xénophobe d’une extrême droite rentrée dans les mœurs d’une « drôle »On  d’époque.

Et les Municipales ?

Personne ne veut entendre personne, ils ou elles sont toutes et tous convaincu(e)s qu’elles ou ils seront les meilleurs pour renvoyer Aliot dans les jupons de Marine et faire en sorte qu’il ne pollue plus l’atmosphère catalane dont il se moque bien. Certes il avait fait, il a fait profil bas, jouant au maire responsable, mais très souvent aux abonnés absents. Les services ont fonctionné tant bien que mal, la police municipale a grossi, la délinquance est restée ce qu’elle est, le groupe majoritaire s’est déchiré, divisé, les coups tordus se sont multipliés, les courtisans ont courtisé, pas de séisme pétainiste à part quelques faveurs à des gloires passées, et une surdité grave à prendre en compte les décisions de justice, comme si la ville était au-dessus de ces choses-là. 

Alduy family, l’éternel retour !

Il aurait été surprenant qu’il ne pointe pas le bout de son nez dans cette période pré-électorale pour nous dire tout ce qu’il fallait penser d’une situation dont bien sûr il n’est en rien responsable, lui dont le père, la mère et soi-même… et leurs affidés ont chauffé les fauteuils confortables d’une mairie qui a mis la ville dans une situation si peu brillante qu’elle est devenue la seule ville de plus de 100 000 habitants dirigée par un maire Rassemblement national. La honte ! Un tel exploit méritait un livre : Jean-Paul Alduy l’a fait « Ce que maire m’a… ». Dans notre quotidien local de ce lundi, Il distribue les bons points et les moins bons l

Trump : une puissance tutélaire qui… pue !

L’humeur et l’odeur peuvent difficilement ne pas être nauséabondes dans ce monde qui a laissé aux vestiaires depuis déjà un long temps l’odeur des roses et la défense de l’humain. Ça pue la guerre, le sang, les bombes et les perspectives restent toujours aussi sombres sous la houlette d’un sinistre personnage.

Quand on a la santé, il faut la garder !

La fréquentation des médecins, des personnels de santé, des établissements du même nom devient de plus en plus régulière quand on avance en âge : ce sont des expériences très souvent utiles et nécessaires qui permettent de mesurer une situation sanitaire, sociale, mais aussi politique.

Pour l’unité une piqûre de rappel

Les stratégies électorales qui sont pourtant au cœur de la démocratie peuvent laisser le citoyen pantois. Elles sont souvent un défi au bon sens. Elles sont au-delà de toutes les règles et n’hésitent jamais devant le grand n’importe quoi. Le rassemblement, les convergences, l’unité n’y jouent jamais un rôle majeur. Je crois qu’il est même possible de parler d’une alchimie bizarroïde où la magie à son mot à dire. Est-il possible d’en parler ? D’échanger à leurs propos ? D’en évaluer les effets ?

Les fleuves intranquilles

Les temps que nous vivons sont pleins d’incertitudes. Le long fleuve tranquille auquel peut-être, nous aspirions est à la fois un vœu pieux et laïc : il faut dire que l’expérience de la tranquillité du fleuve est le plus souvent très relative.

L’internationale : du progrès à la réaction

Vous avez chanté l’Internationale, vous vouliez faire du passé « table rase », vous vouliez que « le monde (change) de base ». Vous la chantez encore avec vos certitudes chevillées dans vos aspirations à voir la justice sociale instaurer une humanité libre et solidaire. Vous êtes persuadés que les désordres du monde font de la résistance, que les obscurantismes feront le nécessaire pour vous convaincre que ce n’est plus à l’ordre du jour, que les puissances de l’argent-roi tenteront l’impossible pour vous « assagir ». Votre expérience historique vous a confrontés aux aléas d’une lutte inégale et aux obstacles qui se dressent sur votre chemin. Vous continuez !

La loi des séries n’est pas la loi !

La preuve, une nouvelle, par Bétharam : un fait divers ne se suffit plus à lui-même. Les faits divers fonctionnent en troupes, en séries, en escadrilles. Ils mettent du temps à se répandre, à être crus. Un seul témoin ne suffit pas. Les médias font la fine bouche avant de leur donner droit de cité.

SUR LE VIF

Annonces – Rendez-vous – Événements du 20 au 26/02/2026





Élections municipales à Prades. Réunion publique et débat citoyen en présence des candidat•es
Samedi 21 février à 18h – Salle du foirail – Prades.


Terres d’ailleurs 2026 à Perpignan reverdit le monde
Du 20 février 18h au 28 février 18h. Médiathèque centrale Perpignan.


Élections municipales. Vernet-les-Bains nous rassemble. Réunion publique, échangeons sur l’avenir de Vernet-les-Bains avec Pierre Serra et son équipe

Vendredi 6 mars à 18h Casino – Vernet-les-Bains.
Jeudi 12 mars à 18h Casino – Vernet-les-Bains.


France et immigration


La France est un pays qui a toujours accueilli des immigrés, mais qui les a également toujours érigés en martyrs de la société.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une vague d’immigration commence dans le but d’avoir plus de main d’œuvre pour reconstruire le pays, appuyée par la création de l’Office national d’immigration et l’instauration de cartes de séjour. Dans les années 1950, des foyers de travailleurs migrants sont mis en place par l’État afin d’héberger la main d’œuvre toujours tenue à l’écart du reste de la population. C’est à partir de 1974, à la fin des Trente Glorieuses, que Valéry Giscard d’Estaing, président de la République, décide d’interrompre l’immigration, instaurant le droit au regroupement familial, qui permet aux immigrés de faire venir leur famille nucléaire (c’est-à-dire conjoint.e et enfants). Depuis des années maintenant, une politique anti-immigration grandit en France avec des gouvernements qui vendent tous l’idée qu’il y aurait trop d’immigrés, rentrés illégalement dans le pays, avec en point d’orgue la promulgation de la loi immigration en 2024.

Une politique dans la continuité de la loi Darmanin

Cette loi, aussi appelée loi Darmanin, est consacrée à la « maîtrise » des voies d’accès au séjour, à la « lutte contre l’immigration irrégulière », et à « l’amélioration du dispositif d’éloignement d’étrangers représentant une menace grave pour l’ordre public ». La mise en place de cette politique est accélérée lorsque Bruno Retailleau succède à Gérald Darmanin en 2024. Début 2025, il adresse aux préfets une circulaire dans laquelle il dit vouloir « amplifier » et « systématiser » les mesures d’éloignement qui doivent aussi porter sur les expulsions irréalisables avant la loi immigration. Un an plus tard, le ministère publie les chiffres concernant l’immigration en 2025. Nous pouvons constater que la circulaire de Retailleau a eu son effet auprès des préfets : les admissions exceptionnelles au séjour (AES), dépendant du pouvoir discrétionnaire du préfet, ont baissées de 10%, et seulement 28 610 étrangers ont été régularisés.

Une conférence de presse pour se féliciter d’un problème grandissant

Enfin, le nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière est en augmentation continue. Près de 30 000 étrangers ont été renvoyés, dont 8 000 dans les P-O. C’est ce dont s’est félicité le préfet du département, Pierre Régnault de la Mothe, dans une conférence de presse qui s’est tenue au Perthus en début d’année. Ce dernier a annoncé vouloir dédier des moyens conséquents pour les contrôles aux frontières. Plusieurs associations et syndicats ont pris la parole conjointement pour répondre à cette conférence de presse dénonçant « un système qui fabrique des sans-papiers ».  Alors que l’Italie envisage la régularisation d’un million d’étrangers d’ici 2028 et l’Espagne un demi-million, au vu de la baisse de la natalité et de la pénurie de main d’œuvre future, nos politiques français s’entêtent dans la fermeture de nos frontières et la xénophobie chère à la droite.

Inès Duran

Annonces – Rendez-vous – Événements du 13 au 19/02/2026



Réouverture au trafic voyageurs de la ligne SNCF Céret – Le Boulou – Elne (Perpignan). Réunion publique
Vendredi 13 février à 18h30 – Salle Joan-Cayrol, Chemin Mouli Nou (Complexe les Échards) – Le Boulou.



Assemblée générale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD 66)
Samedi 14 février à 15h – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan.


Elections municipales à Prades. Réunion publique et débat citoyen en présence des candidat•es
Samedi 21 février à 18h – Salle du foirail – Prades.


Des vœux à plusieurs voix

Ce 30 janvier, la fédération catalane du PCF présentait ses vœux devant les communistes des P.-O., les invités des partis politiques de gauche, des syndicats et des associations.

Patrick Cases, membre de la direction départemental, ouvrait le bal avec une introduction consacrée à la situation internationale. De la Palestine à l’Iran, en passant par les Kurdes de Syrie, le Soudan, l’Ukraine, Patrick Cases apportait le soutien des communistes aux peuples martyrisés. « Les femmes, les enfants sont souvent les premières victimes de cette fuite en avant. Pendant qu’ils construisent des drones, lâchent des bombes, ce sont des écoles, ce sont des hôpitaux, des logements, des infrastructures routières, des économies qui sont détruites. »  

Sur le plan national, l’orateur dénonçait le gouvernement et les grands patrons qui s’attaquent aux conquêtes sociales, mettent en place des politiques de plus en plus austéritaires pour le monde du travail. « Nous les communistes nous pensons que les solutions doivent être trouvées dans un dialogue permanent entre les besoins des populations et un haut niveau de services publics de l’éducation, la santé, les mobilités, la sécurité, le logement et l’alimentation. »

Sur le plan départemental, Patrick Cases faisait le constat : « notre département n’échappe pas au climat politique national, il semble même qu’il concentre les problématiques en étant un terrain de jeu à la reconstruction politique entre le patronat, la droite traditionnelle et le RN.  Sur le plan climatique notre territoire semble aux avants postes d’un changement durable de notre équilibre environnemental. » Pour les élections municipales : « nous continuons à plaider pour la constitution de liste de large rassemblement permettant à tout l’électorat progressiste de se rassembler. En clair un rassemblement des électeurs de sensibilité communistes, LFI, écologistes, socialistes, réformistes, démocrates et humanistes. »

Plusieurs orateurs ont ensuite pris la parole pour présenter, chacun à son tour, leurs vœux : Richard Sanchez, Édith Pugnet, Françoise Fiter, Bastien Sacaze et Thierry Labelle. Jean Vilert insistait sur l’importance du Travailleur Catalan, comme vecteur d’une information progressiste. Un diaporama sur l’année 2025 clôturait la cérémonie avant le pot de l’amitié.

Jacques Pumaréda

Annonces – Rendez-vous – Événements du 06au 12/02/2026

« Questions pour un avenir à notre portée ». Conférence d’Hervé Blanchard et Yves Coléno

Vendredi 6 février à 19h – Au Mas de Nogarède – Céret

Assemblée générale de « Train-en-Têt »

Samedi 7 février à 9h45 – Salle du Pessèbre, rue San-Juan-de-Porto-Rico – Prades

Assemblée générale du Mouvement de la Paix 66

Samedi 7 février de 14h à 18h – Foyer de Œuvres Laïques, 1 rue Michel Doutres – Perpignan

Rifle de la section Albères-Méditerranée-Illibéris du PCF

Dimanche 8 février à 15h – Salle des fêtes – Elne.

Les Rendez-Vous de Saint-Estève. Images inconnues du Roussillon de l’architecture à l’art roman, au costume et au paysage : les dessins de Charles-Stanislas L’Éveillé. Conférence d’Olivier Poisson

Lundi 9 février à 18h30 – Théâtre de L’Étang, 6 allée des Arts et des Lettres – Saint-Estève

Municipales à Banyuls-sur-Mer. Réunion publique de la liste de la gauche rassemblée conduite par Marie-Françoise Sanchez

Jeudi 12 février à 18h – Salle Novelty, rue du 14 juillet – Banyuls-sur-Mer

Réouverture au trafic voyageurs de la ligne SNCF Céret – Le Boulou – Elne (Perpignan). Réunion publique

Vendredi 13 février à 18h30 – Salle Joan-Cayrol, Chemin Mouli Nou (Complexe les Échards) – Le Boulou

Assemblée générale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD 66)

Samedi 14 février à 15h – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan


Cuba : Une île dans le collimateur de Trump


Samedi 24 janvier, le siège du PCF 66, avenue de Prades, était aux couleurs de Cuba. À l’initiative de l’association Cuba Coopération, des membres de la diaspora cubaine étaient reçus par des représentantes de l’ambassade, Alisabel Hechevarria Isaac, consule et Monica Chiang Sànchez, vice-consule. Un repas fraternel suivait. À cette occasion le TC a pu interroger ces responsables sur la situation de tension maximum que connaît l’île.

Avec l’accroissement de la pression américaine sur Cuba suite à l’enlèvement du président Nicolàs Maduro, quelle est la situation à Cuba ?

Ça fait plus de 60 ans que Cuba est sous blocus des États-Unis mais nous avons toujours eu l’appui des pays comme le Venezuela. Alors que le pays se remet encore du passage de l’ouragan Melissa, la situation s’est compliquée notamment avec le blocus pétrolier décrété par l’administration américaine. Le carburant reste une nécessité première à Cuba. C’est d’ailleurs la raison de l’attaque de Donald Trump contre le Venezuela. Il compte profiter de la situation pour asphyxier économiquement Cuba et accaparer les richesses après avoir fait tomber l’administration actuelle de l’île.

Quelle stratégie compte mettre en place le gouvernement cubain pour contrer l’impérialisme étasunien ?

Premièrement, Cuba n’est pas seule dans cette lutte puisqu’elle peut compter sur l’Alliance bolivarienne* qui reste soudée malgré l’absence de Nicolàs Maduro, notamment avec le soutien de sa vice-présidente Delcy Rodriguez qui œuvre afin que l’alliance puisse fonctionner. Enfin la situation actuelle accentue une prise de conscience chez le peuple cubain qu’il est temps de réagir et de se regrouper autour de son gouvernement. Économiquement les secteurs touchés par la pression économique seront aidés afin d’assurer un fonctionnement en autonomie pour pouvoir surmonter cette situation. De manière générale les menaces de Trump ont eu pour effet de souder les Cubains, en créant une solidarité nationale autour du peuple et de ses dirigeants.

Que peuvent faire les communistes en France pour aider Cuba ?

Plus que jamais, nous avons besoin de soutien. Des médias cubains comme Cubadebate ainsi que le site de l’ambassade cubaine permettent de s’informer afin de comprendre la situation sur place. L’aide aux associations de soutien comme Cuba Coopération par l’envoi des dons et des médicaments est précieuse. On peut aussi se rapprocher du Consulat itinérant cubain qui parcourt plusieurs villes en France et permet pour la diaspora de faire le lien avec le pays. À ce jour plus de 12 000 personnes ont déjà pu profiter de nos services.

Propos recueillis par J. S et S. B

*Alliance bolivarienne : organisation politique, économique et culturelle regroupant dix pays d’Amérique du Sud et Centrale ainsi que des Caraïbes dont Cuba et le Venezuela.

Annonces – Rendez-vous – Événements du 30/01 au 05/02/2026







Assemblée générale des retraité.es du Conflent, Cerdagne, Capcir
Vendredi 30 janvier de 15h30 à 17h30 – Salle Gelcen, rue de la basse – Prades.


Vœux des communistes des Pyrénées-Orientales
Vendredi 30 janvier à 18h30 – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan.


Conseil d’administration de « Osons le rail »
Mercredi 4 février à 18h30 – Salle associative de l’Union (1er étage), Parking des Marronniers – Céret.


Canohès – À deux mois du scrutin, gauche contre droite

À Canohès, la longue dérive politique du maire a fait le jeu de la droite et de l’extrême droite. Le prochain scrutin permettra-t-il de réancrer la commune à gauche ?

Rappelons que Canohès fut longtemps à gauche avec un maire socialiste de 1944 à 1977, avec des élus communistes souvent présents, dans la majorité ou dans l’opposition. Avec l’élection de Jean-Louis Chambon, actuel maire qui ne brigue pas de nouveau mandat, les choses ont été bouleversées. Elu en 2008 sous l’étiquette PS, il a ensuite refusé tout accord avec les communistes, puis a glissé vers la droite LR. Ainsi, en refusant d’accepter son échec aux élections départementales face au binôme de gauche, il a permis à Louis Aliot d’entrer au Conseil départemental.

Face à la droite…

Aujourd’hui, la situation politique canouharde est claire. À droite, la liste de Jean-Marc Palma, battu par Jean-Louis Chambon en 2020, celle du premier adjoint LR adoubé par le maire, celle de la conseillère départementale du RN. Ajoutons la liste menée par l’ex-premier adjoint, évincé par Chambon en février dernier. 

Et tout ce beau monde de se présenter « apolitique » pour mieux cacher qu’il est à droite, du macronisme à la droite extrême !

Face à cela, Danièle Nègre et Martine Climaco, militantes du PCF qui furent élues municipales, n’ont pu se résoudre à ce que la gauche soit absente de cette élection. Dès la mi-mai 2025, elles interrogeaient : « monsieur Chambon a-t-il fait taire cette gauche qui s’est toujours présentée plurielle à toutes les élections municipales avant son élection et qui siégeait dans l’opposition au conseil municipal ? »  Et elles ont lancé un appel à leurs concitoyennes et concitoyens, appel qui a permis de mettre en place collectivement des propositions de programme et de construire une liste qui portera les valeurs de gauche en mars prochain à Canohès.

R. G.

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