LE TRAVAILLEUR CATALAN

Jean-Marie PHILIBERT

Attention au temps

Il est rare dans la presse que le temps nous laisse du répit, qu’il ne nous bouscule pas pour que nous ne rations rien d’une actualité qui nous presse de toutes parts. J’ai cette semaine le sentiment que le temps a desserré son étreinte et qu’il y aurait comme une attente indéfinie qui nous laisserait comme en suspens. Toute l’actualité est concernée par cette attente. D’où beaucoup de choses peuvent sortir…

S….   C…..

Les féministes ne seraient donc que de S…. C.. Parce qu’elles seraient intervenues pour interrompre aux Folies Bergères un spectacle de l’humoriste Ary Abittan : il était accusé de viol en la fin 2021 par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines. Trois ans d’enquêtes ont abouti à un non-lieu. Le non-lieu a été confirmé en appel. Mais des féministes ne démordent pas : ses retours sur scène donnent lieu à des manifestations. Là les choses ont tourné au vinaigre, parce que notre première dame, Brigitte Macron, qui assistait au spectacle a fait part à son issue de sa désapprobation, en des termes si peu choisis qu’ils ont fait le buzz. Ils ont fait le tour des médias et loin d’ostraciser les perturbatrices, ils vont donner à des femmes, des féministes l’occasion de rappeler que le combat ne doit pas cesser pour l’égalité véritable, pour une justice plus soucieuse des faits, pour ne rien laisser passer dans le flou artistique ou graveleux. Même si la justice peut ici ou là faire preuve d’atermoiements.

Mon Général ! Ta g….. !

De quoi, je me mêle ? Il ne t’a pas suffi de remplir les cimetières de jeunes gens envoyés à la guerre pour ne pas en revenir pour en remettre une couche alors qu’on ne te demande rien, si ce n’est faire ton boulot de responsable militaire, former tes soldats, intervenir dans les conflits (quand on te le demande), imposer des règles, une discipline, porter un uniforme, défiler sur les Champs Élysées, et faire la guerre, quand les élus de la République le décident.

Les retraites encore et toujours

J’appartiens à une génération que les pouvoirs publics ont dans le collimateur, que les financiers estiment taillable et corvéable sans retenue, que les droites ont décidé de taxer pour réduire un déficit dont elle n’est pas responsable, que les campagnes médiatiques présentent comme privilégiée, avec laquelle depuis des décennies il a été décidé de régler un compte que l’on souhaiterait définitif. 

De l’unité…  si us plau !

Les élections municipales avancent à grands pas, mais le contexte peut être aussi porteur de surprises, une motion de censure est toujours possible, une dissolution de la Chambre des députés peut en résulter, les décisions de Macron restent inconnues. Tout peut se télescoper dans un contexte compliqué où le(s) gouvernement(s) ne gouvernent plus grand-chose, où les finances publiques restent dans le rouge, où les difficultés sociales s’enkystent, où la balle peut être renvoyée à un électorat qui devra jouer son rôle, essentiel dans une démocratie.

L’Etat de droit

Nous marchons sur la tête, nous avons perdu le nord, le sud et le reste. 

La justice

Notre pays est une république avec une constitution, des responsables élus dans des conditions clairement définies, des lois à respecter, fruits de son histoire et une institution riche, complexe, elle s’appelle la justice, elle est garante de la bonne marche du système.

Des moments « épatants »

L’actualité est d’une richesse prodigieuse et les sujets abondent pour lui dire son fait, pour l’interroger. Nous vivons une époque formidable !

Elle n’est pas que politique, même si l’avalanche de Premiers ministres est là pour nous surprendre. C’est vrai qu’avec Macron, on se bouscule au portillon et qu’ils ont souvent une durée de vie réduite. Ce qui conduit à penser que l’on ne sait plus si la cinquième République ne s’est pas déguisée en quatrième, si les temps ne reculent pas et si les ministres ont le temps d’aménager dans leurs appartements. Cela tourne si vite qu’on se demande s’ils ou elles ont le temps d’étudier un dossier, de prendre une décision, ou même de se faire un début d’opinion. Cela a-t-il une importance d’ailleurs, l’opinion de Macron est faite et c’est la seule qui compte. Ils jouent les utilités, on ne les connaît pas. On attend le, ou la suivante. Il serait illusoire de vouloir commenter une déferlante extraordinaire (qui ne change rien à un pouvoir dans la panade).

C’est fou … en sortir…

Le pouvoir rend fou, au point que quand on ne l’a plus, on croit qu’on l’a encore, et on fait comme si la comédie, ou la tragédie, pouvait durer sans fin. Il suffit d’une bonne marionnette avec quelques bonnes ficelles pour donner l’illusion que le théâtre du pouvoir ne s’arrêtera pas là et que votre extrême supériorité (oui, la vôtre Macron) n’en aura jamais fini. Les seules difficultés tiennent aux insuffisances dont l’usure du temps vous aura rendu coupable, et pour le dire en très clair, aux cagades que vous aurez laissées sur le chemin.

SUR LE VIF

Alénya – Un grand succès


La rifle du PCF d’Alénya a rassemblé, dimanche dernier, un grand nombre de participants, joueurs confirmés ou novices, dans une ambiance joyeuse et motivée.

Où sortir ? rendez-vous culturels du 16 au 22/01/2026

Perpignan

Archipel I Vendredi 16 à20h30 et samedi 17 janvier à 19h I Roméo et Juliette I De 10 à 32€.Mercredi 21 janvier à 20h30 I Close Up I De 10 à 33€.Vendredi 23 janvier de 12h30 à 13h15 I Concert –Duo Jazz Guitare Basse I 10€.
Institut Jean Vigo I Dimanche 18 janvier à 19h I  Les grandes et petites découvertes # Le cinéma des tout-petits I 4€. Mardi 20 janvier à 19h I Chronique des années de braise # L’art de la révolte : l’Algérie I 5€.Vendredi 23 janvier à 18h I Autopsie d’un meurtreavec Claire Demoulin I 7€/réduit 5€.
Théâtre municipale I
Vendredi 23 janvier à 20h30 I Théâtre –Monsieur à bien changé I 12€.
El Mediator I
Samedi 24 janvier de 20h30 à 4h I Concert –Voilaaa Sound System | Afro-disco I 10€.
Palais des congrès – Auditorium Charles Trenet I
Samedi 24 janvier à 20h I Spectacle –La guerre des sexes I 32€.

Alénya

Salle Marcel Oms I Samedi 24 janvier à 21h I Concert –Henry I 12€/réduit 6€. 

Canet-en-Roussillon

Théâtre Jean Piat I Vendredi 23 janvier à 20h I 11e Journée Piano – La musique romantique I Gratuit. Vendredi 23 janvier à 20h30 I Théâtre musical – Britannicus Tragic Circus .

Elne

Cinéma Vautier et espace Gavroche I Samedi 24 janvier à partir de 17h30 I Festival Cinéma des Suds, si loin si proches.

Rivesaltes

Les Dômes I Vendredi 23 janvier à 20h30 I Concert – Deux tribute Céline Dion I 10€ /enfant 5€.

Saint-Cyprien

Les Collections, rue Émile Zola, village I Vendredi 23 janvier à 21h I Concert – Musique du monde– Le Duo Arpegi, avec Nathalie Mengual à la guitare et François Ragot au violoncelle I 5€.

Annonces – Rendez-vous – Événements du 16 au 22/01/2026






UTPC. Syndicats et partis politiques. Conférence de Jean-Marie Philibert
Vendredi 23 janvier à 18h30 – Maison des communistes, 44 avenue de Prades – Perpignan.


Réouverture de la ligne SNCF Perpignan – Villefranche/Vernet-les-Bains
Samedi 24 janvier à 8h30 – Initiatives à venir.


Journée de solidarité avec Cuba Coopération 66
De 9h30 à 17h – Maison des communistes – 44, avenue de Prades – Perpignan.


Grand loto du Travailleur Catalan
Dimanche 25 janvier à 15h – Centre Culturel Jean-Ferrat – Cabestany.

Annonces – Rendez-vous – Événements du 19 au 25/12/2025 copie copie





Grande rifle du PCF d’Alénya
Dimanche 11 janvier à 15h – Salle Teresa Rebull, Cave Ecoiffier – Alénya


Vœux de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Lundi 12 janvier à 18h30 – Siège national du PCF, 2 place du colonel Fabien – Paris 19e (métro Colonel Fabien).

Cuba Coopération 66 
Présence du Consulat itinérant de Cuba samedi 24 janvier de 9h30 à 17h, locaux du Travailleur Catalan 44 avenue de Prades, Perpignan. Repas (10 €) par l’association Cuba Coopération 66 à 12h avec animation musicale.
Collecte de médicaments sur place.
Renseignements et réservations Antoine Navarro 06.09.01.7. 63ou cubacoop66@orange.fr


Décès – Daniel Meyer

C’est avec tristesse que nous venons d’apprendre le décès de notre camarade Daniel Meyer. Né à Bois-Guillaume, en Seine maritime, il était âgé de 82 ans.

Ses obsèques auront lieu mercredi 14 janvier à 11h30, au crématorium de Canet-en-Roussillon.

Le Travailleur Catalan et la fédération du PCF adressent leurs sincères condoléances à Frédérique, sa compagne, à Patricia et Olivier ses enfants.

Annonces – Rendez-vous – Événements du 19 au 25/12/2025




Conférence avec Francois Molins proposée par L’A.L.E.C. (Laïcité en Conflent)
Samedi 20 décembre à 17h30 – Salle du Pessèbre, rue San Juan de Porto-Rico – Prades.


La librairie La Libambulle sera au Marché d’hiver de Cal Mateu
Dimanche 21 décembre de 10h à 13h – Musée de Cerdagne, Ferme Cal Mateu – Sainte-Léocadie.


Jugement – Litige littéraire


D’un côté, l’Association des lecteurs de Claude Simon, de l’autre une ayant droit visiblement peu partageuse.

La littérature n’est pas à l’abri des démêlés judiciaires. C’est ainsi que le nom de Claude Simon, Prix Nobel de littérature 1985, dont les racines avec les P.-O. sont connues, s’est trouvé récemment au cœur d’une affaire de justice. Depuis 2018, à la suite du décès de Réa Simon, veuve du romancier et photographe, Mireille Calle-Gruber, professeur émérite, exerce les fonctions d’ayant droit moral pour l’œuvre de Claude Simon. Il lui appartient de « veiller à l’intégrité de cette œuvre, notamment en accordant ou refusant l’autorisation de la reproduire en totalité ou en partie. »

Or, Mireille-Calle Gruber entretient des relations très conflictuelles avec l’Association des lecteurs de Claude Simon créée en 2001 avec le soutien de l’auteur, dont l’objet est de contribuer au rayonnement de son œuvre.  L’association reproche à Mireille Calle-Gruber « une démarche d’obstruction » c’est-à-dire des refus répétés d’autoriser reproductions de photos ou autres écrits, « en contradiction totale avec les pratiques antérieures amicales et généreuses de Claude puis de Réa Simon, les précédents ayants droit. »

L’association a porté l’affaire en justice qui, en première instance comme en appel (Cour d’appel de Paris 12 novembre 2025), a donné raison à l’association et condamné Mireille Calle-Gruber pour « usage notoirement abusif de son droit moral sur l’œuvre de Claude Simon. »

Une affaire qui rappelle que « le droit moral sur une œuvre ne saurait être soumis à l’arbitraire de son détenteur » conclut dans un communiqué l’Association des Lecteurs de Claude Simon.

N. G.

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