LE TRAVAILLEUR CATALAN

Humeur

Les retraites encore et toujours

J’appartiens à une génération que les pouvoirs publics ont dans le collimateur, que les financiers estiment taillable et corvéable sans retenue, que les droites ont décidé de taxer pour réduire un déficit dont elle n’est pas responsable, que les campagnes médiatiques présentent comme privilégiée, avec laquelle depuis des décennies il a été décidé de régler un compte que l’on souhaiterait définitif. 

De l’unité…  si us plau !

Les élections municipales avancent à grands pas, mais le contexte peut être aussi porteur de surprises, une motion de censure est toujours possible, une dissolution de la Chambre des députés peut en résulter, les décisions de Macron restent inconnues. Tout peut se télescoper dans un contexte compliqué où le(s) gouvernement(s) ne gouvernent plus grand-chose, où les finances publiques restent dans le rouge, où les difficultés sociales s’enkystent, où la balle peut être renvoyée à un électorat qui devra jouer son rôle, essentiel dans une démocratie.

L’Etat de droit

Nous marchons sur la tête, nous avons perdu le nord, le sud et le reste. 

La justice

Notre pays est une république avec une constitution, des responsables élus dans des conditions clairement définies, des lois à respecter, fruits de son histoire et une institution riche, complexe, elle s’appelle la justice, elle est garante de la bonne marche du système.

Des moments « épatants »

L’actualité est d’une richesse prodigieuse et les sujets abondent pour lui dire son fait, pour l’interroger. Nous vivons une époque formidable !

Elle n’est pas que politique, même si l’avalanche de Premiers ministres est là pour nous surprendre. C’est vrai qu’avec Macron, on se bouscule au portillon et qu’ils ont souvent une durée de vie réduite. Ce qui conduit à penser que l’on ne sait plus si la cinquième République ne s’est pas déguisée en quatrième, si les temps ne reculent pas et si les ministres ont le temps d’aménager dans leurs appartements. Cela tourne si vite qu’on se demande s’ils ou elles ont le temps d’étudier un dossier, de prendre une décision, ou même de se faire un début d’opinion. Cela a-t-il une importance d’ailleurs, l’opinion de Macron est faite et c’est la seule qui compte. Ils jouent les utilités, on ne les connaît pas. On attend le, ou la suivante. Il serait illusoire de vouloir commenter une déferlante extraordinaire (qui ne change rien à un pouvoir dans la panade).

C’est fou … en sortir…

Le pouvoir rend fou, au point que quand on ne l’a plus, on croit qu’on l’a encore, et on fait comme si la comédie, ou la tragédie, pouvait durer sans fin. Il suffit d’une bonne marionnette avec quelques bonnes ficelles pour donner l’illusion que le théâtre du pouvoir ne s’arrêtera pas là et que votre extrême supériorité (oui, la vôtre Macron) n’en aura jamais fini. Les seules difficultés tiennent aux insuffisances dont l’usure du temps vous aura rendu coupable, et pour le dire en très clair, aux cagades que vous aurez laissées sur le chemin.

Une méchante justice

Et tout un pays en train de disserter sur la possibilité ou l’impossibilité d’envoyer en prison un ex-président en raison des turpitudes avérées réalisées au cours de son mandat. 

Lecornu ou Macron bis, ter, etc…

Nous avons eu, nous l’avons toujours pour notre malheur, un jeune président, ou un président jeune comme vous voulez, et il nous a mis dans le pétrin : sa plus grande réussite, la dissolution et une chambre des députés sans majorité absolue, et sa volonté forcenée de ne pas laisser le groupe le plus important la gauche s’installer au gouvernement. Comme cela se fait dans un ordre démocratique. Et garder tout pour sa pomme. L’hubris à l’état brut.

Les pensées de Lou Bayrou

J’ai pendant très longtemps rêvé de faire Président de toute la France, d’habiter à l’Elysée. J’ai essayé plusieurs fois, en 2002, 4° c’est pas mal, en 2007 avec 18 % 3°, et en 2012 j’ai fait 5° avec 9.1 %. En 2017, je soutiens Macron, je crois que ça l’a bien servi ; il va me surveiller, mais me donner un nonos. Jusqu’à me charger, un peu contraint par ma ténacité, d’un gouvernement minoritaire… qui a vécu quelques mois. Mais je crois qu’aujourd’hui, la fin est proche. Snif ! Snif !

La rage au ventre

Lou Bayrou nous la joue bravache, je me battrai jusqu’au bout, je suis garant de l’avenir du pays, de sa capacité à réduire ses dettes, j’ai le soutien de Macron, je ne fais pas de bêtises et la messe n’est pas dite. Pendant ce temps les vacances se terminent, le retour au turbin ranime les villes et vide un peu les plages. Les écoles, les collèges, les lycées se remettent en route, les ateliers, les bureaux, les usines aussi. Mais l’humeur n’y est pas !

SUR LE VIF

Perpignan- Le retour du religieux ?


On a Saint-Jean Baptiste dans le logo de la ville, on a eu une procession pour faire venir la pluie, on vient d’avoir la semaine sainte. La procession de la Sanch, d’accord, respectons la tradition et le tourisme. Mais la municipalité RN de Perpignan ne s’en est pas tenue là et a invité en ligne, comme sur une plaquette largement diffusée, à une kyrielle de cérémonies religieuses, messes, offertoires, vêpres, lavements de pieds, bénédictions et j’en passe. On a rarement vu à Perpignan le religieux intervenir à ce niveau dans la sphère publique. Le catholicisme serait-il devenu religion municipale ? Ceci serait en totale contradiction avec les principes de laïcité qui fondent notre République où chacun est libre de pratiquer la religion de son choix ou pas de religion du tout. Ceci étant une affaire privée.

Annonces – Rendez-vous – Événements du 10 au 16/04/2026

Mobilisation pour la défense du 1er mai. Rassemblement pour la remise des cartes pétition

Vendredi 10 avril à 12h30 – Devant la préfecture, quai Sadi-Carnot -Peerpignan

La Démocratie et ses dérives. Conférence animée par Julie Aguirre et Raymond San Geroteo

Vendredi 10 avril à 18h – Maison de l’Histoire, Espace Teresa Rebull, avenue Léon-Jean Gregory – Le Boulou

Hommage aux luttes des transbordeuses d’oranges

Samedi 11 avril à partir de 11h30 – Accueil devant la gare de Perpignan

Hommage à la Segunda República Conférences María Dolores Ruiz Berdún et de Thérèse Cau. Exposition : la Retirada vue par les peintres

Samedi 11 avril à 15h – Salle du 14 Juillet, 14 rue du 14 Juillet – Argelès-sur-Mer

Repas de soutien au RESF pour financer la cantine des enfants de familles sans-papiers

Dimanche 12 avril à partir de 11h – Parc Clairfont – Toulouges

Pourquoi résister à la diffusion de l’Intelligence artificielle générative (IAg) ?

Jeudi 16 avril à 17h30 – Amphi 4, campus du Moulin-à-Vent – Perpignan (inscription obligatoire)

UPTC. 1968-1978 La stratégie eurocommuniste du PCF, conférence de Laurent Lévy

Vendredi 17 avril à 18h30 – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44 avenue de Prades – Perpignan

Annonces – Rendez-vous – Événements du 03 au 09/04/2026

Un printemps anti-colonial, « Oradour coloniaux français – Contre le roman national ». Conférence d’Olivier La Cour Grandmaison

Vendredi 3 avril à 19h – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44 avenue de Prades – Perpignan

Remue-méninges. Le communisme de décroissance

Mardi 7 avril à 18h – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan

Hommage aux luttes des transbordeuses d’oranges

Samedi 11 avril à partir de 11h30 – Accueil devant la gare de Perpignan

Repas de soutien au RESF pour financer la cantine des enfants de familles sans-papiers Dimanche 12 avril à partir de 11h – Parc Clairfont – Toulouges

Un Castillet pour la Paix

Le 28 Mars est une journée nationale de solidarité avec le peuple palestinien portée par 13 organisations françaises qui demandent justice pour le peuple palestinien fondé sur le droit international afin que le peuple palestinien puisse enfin exercer son droit à l’autodétermination, et que cesse l’agression systématique et meurtrière dont il est victime de la part du gouvernement israélien. 

Ce même jour, en fin de soirée l’Association Cultures de Paix a organisé une action symbolique à Perpignan consistant à revêtir les murs du Castillet d’images numériques porteuses de messages en faveur de la paix dans le monde, du refus de l’escalade guerrière et de faire payer aux salariés et au peuple la facture de la guerre que présentent gouvernants et profiteurs de ces conflits.

Bravant le froid et la pluie une cinquantaine de personnes ont participé à cette action symbolique, émouvante autant qu’originale.

Une action et des messages destinés à être partagés dans les jours et les semaines à venir afin de faire grandir ces exigences de paix et de désarmement. Une action et un message pour appeler également à la solidarité avec tous les peuples victimes de ces agressions qui les enfoncent dans la terreur et la misère.

Cette initiative portée par Cultures de Paix  est également soutenue par CGT, FSU, Mouvement de la Paix, AFMD66, MRAP, LSR, PCF, MJCF.

Michel Marc

Annonces – Rendez-vous – Événements du 27/03 au 02/04/2026

Hommage à Rose Blanc, résistante, déportée morte à Auschwitz

Samedi 28 mars à 11h – Angle de la place St Jacques et du bd Frédéric Mistral – Perpignan

Printemps des Poètes. « Pas de Porte invite » Michaël Glück

Samedi 28 mars à 16h – Musée de la Musique, 14 rue Pierre Rameil – Céret

Conférence-débat en présence de Franck Gaudichaud (maitre de conférences).

Samedi 28 mars à 18h30 – (je n’ai pas d’info sur le lieu demander à Fred)

Un Castillet pour la paix

Samedi 28 mars à 20h – Place du Castillet – Perpignan

Hommage aux luttes des transbordeuses d’oranges

Samedi 11 avril à partir de 11h30 – Accueil devant la gare de Perpignan

Les retraités se font entendre !

Jeudi 2 avril à 10h – Place de Catalogne – Perpignan

Un printemps anti-colonial, « Oradour coloniaux français – Contre le roman national ». Conférence d’Olivier La Cour Grandmaison

Vendredi 3 avril à 19h – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44 avenue de Prades – Perpignan

Avant-première du film « Un lugar màs grande ». Documentaire de Nicolas Défossé (Mexique/France, 2025, 115mn)

Samedi 28 mars  à 20h30 – Salle des fêtes – Fillols

Très belle réussite du privé…

Ah ! Ils ont bonne mine tous ces contempteurs des services publics, tous ces calomniateurs des fonctionnaires, tous ces zélateurs de la privatisation à outrance ! À tous les niveaux, du gouvernement aux conseils municipaux, il s’en trouve toujours (le plus souvent, mais pas toujours, à droite et à la droite extrême) pour nous expliquer doctement que « le privé c’est plus efficace que le public, ce truc de partageux, de cocos en mal d’étatisation », qu’il faut « externaliser les services ». Et pan, les voici le nez dans leurs turpitudes ! Et ce n’est pas un « gauchiste » qui le dit, c’est la très docte et très libérale Cour des comptes. Cette dernière dénonce « les dérives d’une externalisation non maîtrisée » et appelle à « une reprise en main urgente par l’État » du système d’immatriculation des véhicules (SIV).

Jusqu’en 2017, cette opération était effectuée par les préfectures. Puis au nom du « choc de simplification » voulu par l’« ennemi de la finance » Hollande, le SIV et son énorme base de données (des dizaines de millions de voitures, motos, camions, …) a été balancé à des officines privées… qui ont vu l’occasion de faire leurs choux gras. Surtout en permettant, par moults immatriculations frauduleuses, à la criminalité – de la petite à la très grande – de passer à travers les amendes, de faire rouler des véhicules gravement accidentés, de rendre intraçables des véhicules utilisés pour des braquages, … Et de priver l’État de près d’un demi-milliard d’euros de recettes par an !

Il faut l’avouer, le privé, pour les fonctions régaliennes, c’est tout de même bien mieux … pour les magouilleurs et les truands !

René Granmont

Annonces – Rendez-vous – Événements du 20 au 26/03/2026


L’analyse de groupe au défi de de l’actualité. Journées scientifiques
Vendredi 20 et samedi 21 mars à partir de 9h – Faculté d’Éducation, 3 avenue Alfred Sauvy – Perpignan.


Fraliberthé 66 tiendra un stand de vente de thés et infusions
– Maison des communistes, 44 avenue de Prades – Perpignan (attention pas de CB comme moyen de paiement).


Marche des solidarités- journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale
Samedi 21 mars à 10h30 – Place de Catalogne – Perpignan.


Printemps des Poètes. « Pas de Porte invite » Mireia Calafell
Samedi 21 mars à 16h – musée de la Musique, 14 rue Pierre Rameil – Céret.


Hommage à Rose Blanc, résistante, déportée morte à Auschwitz
Samedi 28 mars à 11h – Angle de la place Saint -Jacques et du bd Frédéric Mistral – Perpignan.

Les femmes qui lisent sont dangereuses

C’est lundi après la manifestation du 8 Mars que Nicole Rey a présenté sa lecture du texte de Laure Adler sur les dangers qu’ont souvent ? toujours ? représentés les femmes qui lisent. Elle l’a fait au Conseil départemental des P.-O. dans le Hall Guy Mallé, pour Loisir Solidarité Retraite. 

Les femmes ont longtemps été invisibilisées dans leur activité de lecture. Le sacré, la religion étaient des voies d’accès étroites qui ne leur permettaient de prendre la dimension véritable des œuvres. Elles étaient exclues d’une pratique qui les empêchait de faire un véritable apprentissage de leur liberté. Il a fallu attendre le XVIIIe siècle pour qu’elles puissent avoir accès à une véritable révélation culturelle grâce à l’Encyclopédie. La lecture devenait un outil pour refaire le monde, pour prendre conscience de leur originalité. Elle les ouvrait vers l’intime et devenait ainsi une véritable initiation à la vie. Les auteurs du XIXe vont s’engouffrer dans cette brèche. Ainsi Flaubert avec son « Lisez pour vivre », avec une Emma Bavory miroir des femmes. Les femmes devenaient des lectrices qui progressivement s’attaqueront à toutes les lectures, y compris les plus difficiles. Ainsi Marylin Monroe nous ouvrant les portes d’Ulysses. Il y a des dangers qui ont été surmontés.

Jean-Marie Philibert

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