LE TRAVAILLEUR CATALAN

Tribune Libre

Benvinguts a Catalunya Nord

Benvinguts a Catalunya Nord

– Ficar els peus a la galleda.
– En francès dirien posar els peus dins el plat.
– És això, i és lo que ha fet el director de la Casa de la Generalitat a Perpinyà, generant una polèmica que no té sentit, dient que no vol utilitzar l’expressió «Catalunya Nord» per respectar les autoritats franceses.
– Segurament no s’ha adonat que dir això se pot interpretar com una falta de respecte per la institució del Consell Departamental dels Pirineus Orientals que a la frontera acull els visitants de Catalunya Sud amb un gran rètol on es pot llegir «Benvinguts a Catalunya Nord».
– I una falta de respecte per molta més gent dels Pirineus Orientals -al nord- i de la regió autònoma del Principat de Catalunya -al sud-, que fa servir l’expressió Catalunya Nord sense manies.
– Fent una recerca ràpida a les webs dels principals mitjans informatius nord-catalans, L’Indépendant, el TC, La Semaine… i buscant l’expressió Catalunya Nord o Catalogne Nord, qualsevol se pot adonar que és una expressió utilitzada sense problemes.
– Catalunya Sud i Catalunya Nord, dues expressions molt còmodes i acceptades quan nos volem referir a dos territoris situats a cada costat de la frontera que comparteixen lligams històrics, culturals, lingüístics, socials, econòmics o polítics, això ja és a gust de cadascú.
– Mes el director de la Casa de la Generalitat no ha pas fet aquestes declaracions a Catalunya Nord, ho ha fet a Catalunya Sud.
– Només fa un any i mig que el director de la Casa de la Generalitat és a Perpinyà, belleu li cal deixar un xic més de temps per adaptar-se al context local.
– I un xic més de temps belleu per documentar-se i assumir que a la plana web del govern de la Generalitat (el govern que l’ha anomenat), s’explica que «la Casa de la Generalitat de Catalunya a Perpinyà, inaugurada el 2003, dinamitza les relacions institucionals amb la Catalunya del Nord (Departament dels Pirineus Orientals) i promou la cooperació entre els catalans del nord i els del sud en tots els àmbits de la vida social i econòmica».
– Benvinguts a Catalunya Nord !
C&C

Benvinguts a Catalunya Nord !
– « Mettre les pieds dans le seau ».
– En français on dirait « mettre les pieds dans le plat ».
– C’est ça, et c’est ce qu’a fait le directeur de la Casa de la Generalitat à Perpignan, créant une polémique qui n’a aucun sens, en disant qu’il ne veut pas utiliser l’expression « Catalunya Nord » pour respecter les autorités françaises.
– Il n’a sans doute pas réalisé que dire ça peut être interprété comme un manque de respect pour l’institution du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, qui accueille ceux qui arrivent à la frontière avec un grand panneau sur lequel on peut lire « « Benvinguts a Catalunya Nord».
– Et un manque de respect pour les gens des Pyrénées-Orientales -au nord- et de la région autonome du Principat de Catalunya -au sud-, qui utilisent l’expression « Catalunya Nord » sans faire de manières.
– Il suffit de faire une rapide recherche sur les sites des principaux moyens de communication nord-catalans, l’Indépendant, Le Travailleur Catalan, la Semaine… en recherchant Catalunya Nord ou Catalogne Nord pour voir que c’est une expression utilisée sans problèmes.
– Catalunya Sud et Catalunya Nord sont deux expressions très commodes et tout à fait acceptées lorsqu’on veut faire référence à deux territoires situés de part et d’autre de la frontière qui ont en partage des liens historiques, culturels, linguistiques, sociaux, économiques ou politiques, ce qui convient à tout le monde.
– Mais le directeur de la Casa de la Generalitat n’a pas fait sa déclaration en Catalogne Nord, il l’a faite en Catalogne sud.
– Il n’est directeur à Perpignan que depuis un an et demi, il faut peut-être lui laisser le temps de s’adapter au contexte local.
– Et un peu plus de temps pour s’informer et assumer que la page web du gouvernement de la Generalitat (qui l’a nommé) explique que « la casa de la Generalitat de Catalunya à Perpignan inaugurée en 2003, dynamise les relations institutionnelles avec la Catalogne Nord (département des Pyrénées-Orientales) et promeut la coopération entre les Catalans du nord et du sud dans tous les domaines de la vie sociale et économique ».
– Bienvenus en Catalogne Nord !
C&C

Déclaration des élus d’Elne sur le vote de Sud Roussillon

Nous souhaitons tout d’abord rappeler que la situation actuelle de la communauté de communes Albères Côte Vermeille Illiberis (ACVI) ne relève pas de notre responsabilité. Ce n’est ni une question de personnes ni de caractère, mais bien un problème de gestion au sein de l’ACVI. Concernant le vote de la communauté de communes Sud Roussillon …

Déclaration des élus d’Elne sur le vote de Sud Roussillon Lire la suite »

Recuperem el porró

– «Beure amb porró és un acte net, per no dir pur. És promiscu, però sense tocaments ni intercanvi de fluids. No és un acte sexual. El porró ha estat i serà una forma cordial, ecològica i econòmica de compartir».

– Una bonica afirmació, jo tinc un porró a casa mes haig de confessar que el faig pas servir sovint. M’agrada posar-lo a la taula a l’estiu amb un vi fresquet. D’on surt aquesta reivindicació del porró?

Temps de calçots

– Tinc por que aquesta pluja faci malbé els meus calçots.

– Diguis pas bestieses, la pluja és benvinguda i necessària. I si encara has pas menjat calçots aquest any, vas tard, serà pas culpa de la pluja.

Joan Manuel Serrat

– El cantant Joan Manuel Serrat ha sigut d’actualitat últimament als mitjans de comunicació de Catalunya Sud: fa 60 anys va començar una gran carrera, cantant per primer cop davant del públic i en una emissió de Ràdio Barcelona.

– Tenia 21 anys i ara en té 81. Confesso que jo sempre he sigut més fan i seguidor de Lluís Llach, de Raimon… com també més dels Rolling Stones que no pas dels Beatles. Mes amb el pas dels anys he après que cal pas ser sectari, i Serrat és un monument de la cançó catalana. Encara que ell ja no pugi pas més als escenaris, com Llach, com Raimon. …

El teatre de la vida

-Dono per fet que has anat a Sant Llorenç, el passat diumenge, per la festa de l’os…

– És clar ! Si n’hi ha una que no me vull perdre és aquesta.

La jeunesse stigmatisée

La rédaction du TC a choisi de faire de la nouvelle loi sur la justice des mineurs l’événement de la semaine. Notamment, de relayer les inquiétudes des professionnels, des acteurs de la justice, à propos de cette loi Attal qui considère les jeunes mis en cause sous le seul angle de l’autoritarisme et de la répression.

Temporada d’ossos

– Has fet creps per la Candelera? Has celebrat Sant Valentí amb la persona estimada? El mes de febrer és replè de tradicions simpàtiques.

– Si haig de fer pasta de farina amb llet i ous jo en diré crepes i no pas creps. A més no és pas una tradició que a casa meva al Rosselló hem celebrat mai gaire. Per lo de Sant Valentí per mi és una festa dels comerciants i res més. La festa dels enamorats als Països Catalans és Sant Jordi, el 23 d’abril, el dia que ens oferim llibres i roses, una festa que s’ha exportat arreu del món.

SUR LE VIF

Eve Gerbault, nous a quittés

Membre de la rédaction de notre hebdomadaire, Eve aura collaboré jusqu’au bout de ses forces aux réflexions menées et aux écritures d’articles. La rédaction est triste.

Ève Gerbault a vécu son enfance à Canet-en-Roussilon. (…). Ève a été élève au lycée Jean Lurçat à Perpignan. De sa salle de classe elle voyait les Albères, et imaginait derrière cette chaîne la dictature de Franco. Cela a contribué à son éveil politique. Elle est ensuite partie à Toulouse en fac d’anglais où elle a obtenu sa licence d’anglais. Elle devint alors trésorière du syndicat étudiant l’AGET-UNEF et a adhéré en même temps au PCF. Elle y a rencontré son mari, s’est mariée a Vernet-les-Bains d’où était originaire sa famille.

Suivant son mari nommé dans le Nord et après deux ans de petits boulots, elle est rentrée à l’INSEE. Parallèlement elle militait à l’UFF (union des femmes françaises) avec Michelle Deméssine. Mais le Nord, malgré l’empathie, c’est très loin des P.-O. L’opportunité d’être nommée à Marseille a donc été saisie.

Ève y est devenue secrétaire de section PCF, siégeait à la CE nationale de l’INSEE CGT. Elle s’occupait aussi d’un centre social où elle a réussi à organiser des rencontre multi-cultuelle entre chrétiens, juifs et musulmans. Elle a été aussi candidate pour le PCF aux cantonales pour le canton de La Pomme (Ève/La Pomme fallait le faire). Revenue dans notre département, Ève est rentrée au comité fédéral du PCF 66.

Retraitée elle a décidé de se retirer à Vernet-les-Bains avec son mari. Elle devenait alors co-secrétaire de section PCF avec Pierre Serra. Elle écrivait régulièrement dans le Travailleur Catalan. Épuisée par la maladie, elle a ralenti et arrêté ses diveres activités.

Elle s’est éteinte, jeudi 19 février, à l’hôpital de Perpignan, ses obsèques auront lieu au crématorium de Perpignan, samedi 28 février à 16h30. Elle laisse derrière elle un mari, deux enfants et six petits-enfants.

La rédaction

Annonces – Rendez-vous – Événements du 27/02 au 05/03/2026

Les cervidés en pays catalan. Conférence de Christian Dislair

Vendredi 27 février à 19h – Salle Claude Peus, avenue du Stade – Le Boulou

Assemblée générale « Des Amis du Travailleur Catalan »

Samedi 28 février à 10h – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan

Élections municipale. Vernet-les-Bains nous rassemble. Réunion publique, échangeons sur l’avenir de Vernet-les-Bains avec Pierre Serra et son équipe

Vendredi 6 mars à 18h Casino – Vernet-les-Bains

Jeudi 12 mars à 18h Casino – Vernet-les-Bains

UPTC. Albert Camus : une voix essentielle ? Une voix actuelle ? Un espoir pour le monde ? Conférence de Mona Azzam

Vendredi 6 mars à 18h30 – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44, avenue de Prades – Perpignan

Fraliberthé 66 tiendra un stand de vente de thés et infusions

Jeudi 12 mars de 14h30 à 16h30 – Maison des syndicats CGT, 8 rue de la Garrigole – Perpignan

Vendredi 13 mars de 16h30 à 18h30 – Maison des communistes, 44 avenue de Prades – Perpignan (attention pas de CB comme moyen de paiement)

Lire la nature. Causerie et lecture proposées par l’Amie Bambulle et la médiathèque de Prades

Samedi 14 mars à 10h – Rez-de-chaussée de la médiathèque de Prades, 33 rue de l’Hospice – Prades

1er tour des élections municipales

Dimanche 15 mars de 8h à 18h – Dans toutes les communes

Annonces – Rendez-vous – Événements du 20 au 26/02/2026





Élections municipales à Prades. Réunion publique et débat citoyen en présence des candidat•es
Samedi 21 février à 18h – Salle du foirail – Prades.


Terres d’ailleurs 2026 à Perpignan reverdit le monde
Du 20 février 18h au 28 février 18h. Médiathèque centrale Perpignan.


Élections municipales. Vernet-les-Bains nous rassemble. Réunion publique, échangeons sur l’avenir de Vernet-les-Bains avec Pierre Serra et son équipe

Vendredi 6 mars à 18h Casino – Vernet-les-Bains.
Jeudi 12 mars à 18h Casino – Vernet-les-Bains.


France et immigration


La France est un pays qui a toujours accueilli des immigrés, mais qui les a également toujours érigés en martyrs de la société.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, une vague d’immigration commence dans le but d’avoir plus de main d’œuvre pour reconstruire le pays, appuyée par la création de l’Office national d’immigration et l’instauration de cartes de séjour. Dans les années 1950, des foyers de travailleurs migrants sont mis en place par l’État afin d’héberger la main d’œuvre toujours tenue à l’écart du reste de la population. C’est à partir de 1974, à la fin des Trente Glorieuses, que Valéry Giscard d’Estaing, président de la République, décide d’interrompre l’immigration, instaurant le droit au regroupement familial, qui permet aux immigrés de faire venir leur famille nucléaire (c’est-à-dire conjoint.e et enfants). Depuis des années maintenant, une politique anti-immigration grandit en France avec des gouvernements qui vendent tous l’idée qu’il y aurait trop d’immigrés, rentrés illégalement dans le pays, avec en point d’orgue la promulgation de la loi immigration en 2024.

Une politique dans la continuité de la loi Darmanin

Cette loi, aussi appelée loi Darmanin, est consacrée à la « maîtrise » des voies d’accès au séjour, à la « lutte contre l’immigration irrégulière », et à « l’amélioration du dispositif d’éloignement d’étrangers représentant une menace grave pour l’ordre public ». La mise en place de cette politique est accélérée lorsque Bruno Retailleau succède à Gérald Darmanin en 2024. Début 2025, il adresse aux préfets une circulaire dans laquelle il dit vouloir « amplifier » et « systématiser » les mesures d’éloignement qui doivent aussi porter sur les expulsions irréalisables avant la loi immigration. Un an plus tard, le ministère publie les chiffres concernant l’immigration en 2025. Nous pouvons constater que la circulaire de Retailleau a eu son effet auprès des préfets : les admissions exceptionnelles au séjour (AES), dépendant du pouvoir discrétionnaire du préfet, ont baissées de 10%, et seulement 28 610 étrangers ont été régularisés.

Une conférence de presse pour se féliciter d’un problème grandissant

Enfin, le nombre d’expulsions d’étrangers en situation irrégulière est en augmentation continue. Près de 30 000 étrangers ont été renvoyés, dont 8 000 dans les P-O. C’est ce dont s’est félicité le préfet du département, Pierre Régnault de la Mothe, dans une conférence de presse qui s’est tenue au Perthus en début d’année. Ce dernier a annoncé vouloir dédier des moyens conséquents pour les contrôles aux frontières. Plusieurs associations et syndicats ont pris la parole conjointement pour répondre à cette conférence de presse dénonçant « un système qui fabrique des sans-papiers ».  Alors que l’Italie envisage la régularisation d’un million d’étrangers d’ici 2028 et l’Espagne un demi-million, au vu de la baisse de la natalité et de la pénurie de main d’œuvre future, nos politiques français s’entêtent dans la fermeture de nos frontières et la xénophobie chère à la droite.

Inès Duran

Annonces – Rendez-vous – Événements du 13 au 19/02/2026



Réouverture au trafic voyageurs de la ligne SNCF Céret – Le Boulou – Elne (Perpignan). Réunion publique
Vendredi 13 février à 18h30 – Salle Joan-Cayrol, Chemin Mouli Nou (Complexe les Échards) – Le Boulou.



Assemblée générale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD 66)
Samedi 14 février à 15h – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan.


Elections municipales à Prades. Réunion publique et débat citoyen en présence des candidat•es
Samedi 21 février à 18h – Salle du foirail – Prades.


Des vœux à plusieurs voix

Ce 30 janvier, la fédération catalane du PCF présentait ses vœux devant les communistes des P.-O., les invités des partis politiques de gauche, des syndicats et des associations.

Patrick Cases, membre de la direction départemental, ouvrait le bal avec une introduction consacrée à la situation internationale. De la Palestine à l’Iran, en passant par les Kurdes de Syrie, le Soudan, l’Ukraine, Patrick Cases apportait le soutien des communistes aux peuples martyrisés. « Les femmes, les enfants sont souvent les premières victimes de cette fuite en avant. Pendant qu’ils construisent des drones, lâchent des bombes, ce sont des écoles, ce sont des hôpitaux, des logements, des infrastructures routières, des économies qui sont détruites. »  

Sur le plan national, l’orateur dénonçait le gouvernement et les grands patrons qui s’attaquent aux conquêtes sociales, mettent en place des politiques de plus en plus austéritaires pour le monde du travail. « Nous les communistes nous pensons que les solutions doivent être trouvées dans un dialogue permanent entre les besoins des populations et un haut niveau de services publics de l’éducation, la santé, les mobilités, la sécurité, le logement et l’alimentation. »

Sur le plan départemental, Patrick Cases faisait le constat : « notre département n’échappe pas au climat politique national, il semble même qu’il concentre les problématiques en étant un terrain de jeu à la reconstruction politique entre le patronat, la droite traditionnelle et le RN.  Sur le plan climatique notre territoire semble aux avants postes d’un changement durable de notre équilibre environnemental. » Pour les élections municipales : « nous continuons à plaider pour la constitution de liste de large rassemblement permettant à tout l’électorat progressiste de se rassembler. En clair un rassemblement des électeurs de sensibilité communistes, LFI, écologistes, socialistes, réformistes, démocrates et humanistes. »

Plusieurs orateurs ont ensuite pris la parole pour présenter, chacun à son tour, leurs vœux : Richard Sanchez, Édith Pugnet, Françoise Fiter, Bastien Sacaze et Thierry Labelle. Jean Vilert insistait sur l’importance du Travailleur Catalan, comme vecteur d’une information progressiste. Un diaporama sur l’année 2025 clôturait la cérémonie avant le pot de l’amitié.

Jacques Pumaréda

Annonces – Rendez-vous – Événements du 06au 12/02/2026

« Questions pour un avenir à notre portée ». Conférence d’Hervé Blanchard et Yves Coléno

Vendredi 6 février à 19h – Au Mas de Nogarède – Céret

Assemblée générale de « Train-en-Têt »

Samedi 7 février à 9h45 – Salle du Pessèbre, rue San-Juan-de-Porto-Rico – Prades

Assemblée générale du Mouvement de la Paix 66

Samedi 7 février de 14h à 18h – Foyer de Œuvres Laïques, 1 rue Michel Doutres – Perpignan

Rifle de la section Albères-Méditerranée-Illibéris du PCF

Dimanche 8 février à 15h – Salle des fêtes – Elne.

Les Rendez-Vous de Saint-Estève. Images inconnues du Roussillon de l’architecture à l’art roman, au costume et au paysage : les dessins de Charles-Stanislas L’Éveillé. Conférence d’Olivier Poisson

Lundi 9 février à 18h30 – Théâtre de L’Étang, 6 allée des Arts et des Lettres – Saint-Estève

Municipales à Banyuls-sur-Mer. Réunion publique de la liste de la gauche rassemblée conduite par Marie-Françoise Sanchez

Jeudi 12 février à 18h – Salle Novelty, rue du 14 juillet – Banyuls-sur-Mer

Réouverture au trafic voyageurs de la ligne SNCF Céret – Le Boulou – Elne (Perpignan). Réunion publique

Vendredi 13 février à 18h30 – Salle Joan-Cayrol, Chemin Mouli Nou (Complexe les Échards) – Le Boulou

Assemblée générale des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (AFMD 66)

Samedi 14 février à 15h – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan


Cuba : Une île dans le collimateur de Trump


Samedi 24 janvier, le siège du PCF 66, avenue de Prades, était aux couleurs de Cuba. À l’initiative de l’association Cuba Coopération, des membres de la diaspora cubaine étaient reçus par des représentantes de l’ambassade, Alisabel Hechevarria Isaac, consule et Monica Chiang Sànchez, vice-consule. Un repas fraternel suivait. À cette occasion le TC a pu interroger ces responsables sur la situation de tension maximum que connaît l’île.

Avec l’accroissement de la pression américaine sur Cuba suite à l’enlèvement du président Nicolàs Maduro, quelle est la situation à Cuba ?

Ça fait plus de 60 ans que Cuba est sous blocus des États-Unis mais nous avons toujours eu l’appui des pays comme le Venezuela. Alors que le pays se remet encore du passage de l’ouragan Melissa, la situation s’est compliquée notamment avec le blocus pétrolier décrété par l’administration américaine. Le carburant reste une nécessité première à Cuba. C’est d’ailleurs la raison de l’attaque de Donald Trump contre le Venezuela. Il compte profiter de la situation pour asphyxier économiquement Cuba et accaparer les richesses après avoir fait tomber l’administration actuelle de l’île.

Quelle stratégie compte mettre en place le gouvernement cubain pour contrer l’impérialisme étasunien ?

Premièrement, Cuba n’est pas seule dans cette lutte puisqu’elle peut compter sur l’Alliance bolivarienne* qui reste soudée malgré l’absence de Nicolàs Maduro, notamment avec le soutien de sa vice-présidente Delcy Rodriguez qui œuvre afin que l’alliance puisse fonctionner. Enfin la situation actuelle accentue une prise de conscience chez le peuple cubain qu’il est temps de réagir et de se regrouper autour de son gouvernement. Économiquement les secteurs touchés par la pression économique seront aidés afin d’assurer un fonctionnement en autonomie pour pouvoir surmonter cette situation. De manière générale les menaces de Trump ont eu pour effet de souder les Cubains, en créant une solidarité nationale autour du peuple et de ses dirigeants.

Que peuvent faire les communistes en France pour aider Cuba ?

Plus que jamais, nous avons besoin de soutien. Des médias cubains comme Cubadebate ainsi que le site de l’ambassade cubaine permettent de s’informer afin de comprendre la situation sur place. L’aide aux associations de soutien comme Cuba Coopération par l’envoi des dons et des médicaments est précieuse. On peut aussi se rapprocher du Consulat itinérant cubain qui parcourt plusieurs villes en France et permet pour la diaspora de faire le lien avec le pays. À ce jour plus de 12 000 personnes ont déjà pu profiter de nos services.

Propos recueillis par J. S et S. B

*Alliance bolivarienne : organisation politique, économique et culturelle regroupant dix pays d’Amérique du Sud et Centrale ainsi que des Caraïbes dont Cuba et le Venezuela.

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