Il en est un peu
Le suffrage universel qui régit le fonctionnement de nos démocraties n’est pas le remède imparable contre toutes les turpitudes dont les gouvernants et les gouvernements sont potentiellement capables.
Le suffrage universel qui régit le fonctionnement de nos démocraties n’est pas le remède imparable contre toutes les turpitudes dont les gouvernants et les gouvernements sont potentiellement capables.
Vous avez sans doute compris qu’au Moyen-Orient la guerre continue, recommence, s’étale, se répand, qu’il ne faut surtout pas qu’elle s’arrête, que Trump donne quelques jours aux Iraniens pour qu’ils se soumettent sinon il deviendra méchant, que Netanyaou en profite pour dépecer un peu plus le Liban…..
Alors que se terminent les élections municipales, elles n’ont pas suscité chez moi un très grand intérêt, je suis en pleine confusion, au point que j’ai du mal à y reconnaître quelque chose qui pourrait ressembler à de la démocratie, qui pourrait la renforcer. Et pourtant je me dis qu’elles en sont un élément fondamental et qu’il ne serait pas tout à fait inutile de faire le point sur ce qu’elle est ou n’est pas.
Ainsi donc les résultats des municipales à Perpignan ont fait la Une d’une soirée tristounette : Louis Aliot réélu au premier tour, le Rassemblement National peut continuer à pavoiser, renforcé par les soutiens de Pujol, après un premier mandat de vide intégral.
Nous l’avons dit dès le début : la municipalité Rassemblement National de Perpignan est une tache pour la ville et il est important de tout mettre en œuvre pour l’effacer. Les élections municipales de mars 26 sont une occasion, même si l’équipe en place fera tout pour garder la place chaude, pour s’en servir pour continuer à se dédiaboliser, pour jouer aux bons gestionnaires, pour montrer toute leur attention aux besoins sociaux, pour jouer aux notables. Les années Pujol et Alduy avaient bien préparé le terrain à une extrême droite aux aguets, elles étaient même prêtes à fournir au besoin quelques supplétifs. La sociologie urbaine de la ville a été marquée par la guerre d’Algérie, l’OAS et même le pétainisme. Nous avons fait avec !
La question de l’unité a été, est au centre de toutes les discussions qui ont eu lieu, pendant de longues semaines, entre tous les prétendants de gauche à une investiture pour les élections municipales où l’objectif avoué était d’empêcher Aliot d’être réélu à la tête d’une municipalité Rassemblement national.
Les municipales approchent : les campagnes électorales sont de retour. Il y a les maires qui reprennent du collier ; ils se disent sans doute qu’ils n’ont pas failli dans leur tâche, que leur gestion a été bonne, que leurs réalisations ont séduit les électeurs, que leur équipe reste soudée, que l’engagement dans la démocratie locale est un enrichissement. Pour lire les déclarations, les engagements, les propos tenus, je reste souvent très circonspect devant la légèreté, pour ne pas dire plus, du discours politique. Comme si nous n’étions pas dans des élections politiques, et qu’il suffise d’aligner des propos convenus sur ce qui a été fait et qui marche, sur le concret de la vie locale, sur les relations de confiance avec des élus aux écoutes.
Il est rare dans la presse que le temps nous laisse du répit, qu’il ne nous bouscule pas pour que nous ne rations rien d’une actualité qui nous presse de toutes parts. J’ai cette semaine le sentiment que le temps a desserré son étreinte et qu’il y aurait comme une attente indéfinie qui nous laisserait comme en suspens. Toute l’actualité est concernée par cette attente. D’où beaucoup de choses peuvent sortir…
Les féministes ne seraient donc que de S…. C.. Parce qu’elles seraient intervenues pour interrompre aux Folies Bergères un spectacle de l’humoriste Ary Abittan : il était accusé de viol en la fin 2021 par une jeune femme qu’il fréquentait depuis quelques semaines. Trois ans d’enquêtes ont abouti à un non-lieu. Le non-lieu a été confirmé en appel. Mais des féministes ne démordent pas : ses retours sur scène donnent lieu à des manifestations. Là les choses ont tourné au vinaigre, parce que notre première dame, Brigitte Macron, qui assistait au spectacle a fait part à son issue de sa désapprobation, en des termes si peu choisis qu’ils ont fait le buzz. Ils ont fait le tour des médias et loin d’ostraciser les perturbatrices, ils vont donner à des femmes, des féministes l’occasion de rappeler que le combat ne doit pas cesser pour l’égalité véritable, pour une justice plus soucieuse des faits, pour ne rien laisser passer dans le flou artistique ou graveleux. Même si la justice peut ici ou là faire preuve d’atermoiements.
De quoi, je me mêle ? Il ne t’a pas suffi de remplir les cimetières de jeunes gens envoyés à la guerre pour ne pas en revenir pour en remettre une couche alors qu’on ne te demande rien, si ce n’est faire ton boulot de responsable militaire, former tes soldats, intervenir dans les conflits (quand on te le demande), imposer des règles, une discipline, porter un uniforme, défiler sur les Champs Élysées, et faire la guerre, quand les élus de la République le décident.

« Au début du 20 e siècle arrivaient en gare frontière de Cerbère (Pyrénées-Orientales) des trains remplis d’orange. L’écartement des voies entre la France et l’Espagne n’étant pas le même, il fallait transborder les marchandises dans les trains roulant vers la France. Ce travail harassant, mal payé était fait par des femmes qui se sont mises en grève en 1906 pour obtenir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. Ce fut la première grève féminine en France ».
Devant l’inflexibilité des employeurs, elles se sont couchées (plusieurs centaines) sur les rails pour exiger un salaire plus décent. C’est sans doute le premier mouvement féminin de l’histoire, qui durera, et pour l’époque ce n’est pas rien, plusieurs mois, du 26 Février 1906 à décembre 1906 avec la victoire au bout du compte !
À l’occasion des 120 ans de cette lutte emblématique, et juste après le 8 mars, l’UD 66 a organisé un rassemblement mémoriel et le 11 avril 2026 autour des luttes de femmes et de l’égalité salariale, avec la présence de représentantes de la CGT de la Protection maternelle et infantile (PMI) et des assistantes familiales, métiers fortement féminisés.
Débats, témoignages, récits se sont donc succédés. L’histoire était ainsi convoquée par le syndicat pour mieux comprendre aujourd’hui.
M. M.
UPTC. 1968-1978 La stratégie eurocommuniste du PCF, conférence de Laurent Lévy
Vendredi 17 avril à 18h30 – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44 avenue de Prades – Perpignan
Journée nationale de la Déportation. Cérémonie commémorative en hommage à Rose Blanc
Dimanche 26 avril à 10h – Derrière l’ancienne gendarmerie – Elne
Rifle départementale de l’Union Nationale Des Retraites Et Personnes Âgées (Unrpa)
Dimanche 26 avril à 15h – Parc Escoffier – Alénya

On a Saint-Jean Baptiste dans le logo de la ville, on a eu une procession pour faire venir la pluie, on vient d’avoir la semaine sainte. La procession de la Sanch, d’accord, respectons la tradition et le tourisme. Mais la municipalité RN de Perpignan ne s’en est pas tenue là et a invité en ligne, comme sur une plaquette largement diffusée, à une kyrielle de cérémonies religieuses, messes, offertoires, vêpres, lavements de pieds, bénédictions et j’en passe. On a rarement vu à Perpignan le religieux intervenir à ce niveau dans la sphère publique. Le catholicisme serait-il devenu religion municipale ? Ceci serait en totale contradiction avec les principes de laïcité qui fondent notre République où chacun est libre de pratiquer la religion de son choix ou pas de religion du tout. Ceci étant une affaire privée.
Mobilisation pour la défense du 1er mai. Rassemblement pour la remise des cartes pétition
Vendredi 10 avril à 12h30 – Devant la préfecture, quai Sadi-Carnot -Peerpignan
La Démocratie et ses dérives. Conférence animée par Julie Aguirre et Raymond San Geroteo
Vendredi 10 avril à 18h – Maison de l’Histoire, Espace Teresa Rebull, avenue Léon-Jean Gregory – Le Boulou
Hommage aux luttes des transbordeuses d’oranges
Samedi 11 avril à partir de 11h30 – Accueil devant la gare de Perpignan
Hommage à la Segunda República Conférences María Dolores Ruiz Berdún et de Thérèse Cau. Exposition : la Retirada vue par les peintres
Samedi 11 avril à 15h – Salle du 14 Juillet, 14 rue du 14 Juillet – Argelès-sur-Mer
Repas de soutien au RESF pour financer la cantine des enfants de familles sans-papiers
Dimanche 12 avril à partir de 11h – Parc Clairfont – Toulouges
Pourquoi résister à la diffusion de l’Intelligence artificielle générative (IAg) ?
Jeudi 16 avril à 17h30 – Amphi 4, campus du Moulin-à-Vent – Perpignan (inscription obligatoire)
UPTC. 1968-1978 La stratégie eurocommuniste du PCF, conférence de Laurent Lévy
Vendredi 17 avril à 18h30 – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44 avenue de Prades – Perpignan
Un printemps anti-colonial, « Oradour coloniaux français – Contre le roman national ». Conférence d’Olivier La Cour Grandmaison
Vendredi 3 avril à 19h – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44 avenue de Prades – Perpignan
Remue-méninges. Le communisme de décroissance
Mardi 7 avril à 18h – Maison des communistes (salle Philippe Galano) – 44, avenue de Prades – Perpignan
Hommage aux luttes des transbordeuses d’oranges
Samedi 11 avril à partir de 11h30 – Accueil devant la gare de Perpignan
Repas de soutien au RESF pour financer la cantine des enfants de familles sans-papiers Dimanche 12 avril à partir de 11h – Parc Clairfont – Toulouges

Le 28 Mars est une journée nationale de solidarité avec le peuple palestinien portée par 13 organisations françaises qui demandent justice pour le peuple palestinien fondé sur le droit international afin que le peuple palestinien puisse enfin exercer son droit à l’autodétermination, et que cesse l’agression systématique et meurtrière dont il est victime de la part du gouvernement israélien.
Ce même jour, en fin de soirée l’Association Cultures de Paix a organisé une action symbolique à Perpignan consistant à revêtir les murs du Castillet d’images numériques porteuses de messages en faveur de la paix dans le monde, du refus de l’escalade guerrière et de faire payer aux salariés et au peuple la facture de la guerre que présentent gouvernants et profiteurs de ces conflits.
Bravant le froid et la pluie une cinquantaine de personnes ont participé à cette action symbolique, émouvante autant qu’originale.
Une action et des messages destinés à être partagés dans les jours et les semaines à venir afin de faire grandir ces exigences de paix et de désarmement. Une action et un message pour appeler également à la solidarité avec tous les peuples victimes de ces agressions qui les enfoncent dans la terreur et la misère.
Cette initiative portée par Cultures de Paix est également soutenue par CGT, FSU, Mouvement de la Paix, AFMD66, MRAP, LSR, PCF, MJCF.
Michel Marc
Hommage à Rose Blanc, résistante, déportée morte à Auschwitz
Samedi 28 mars à 11h – Angle de la place St Jacques et du bd Frédéric Mistral – Perpignan
Printemps des Poètes. « Pas de Porte invite » Michaël Glück
Samedi 28 mars à 16h – Musée de la Musique, 14 rue Pierre Rameil – Céret
Conférence-débat en présence de Franck Gaudichaud (maitre de conférences).
Samedi 28 mars à 18h30 – (je n’ai pas d’info sur le lieu demander à Fred)
Un Castillet pour la paix
Samedi 28 mars à 20h – Place du Castillet – Perpignan
Hommage aux luttes des transbordeuses d’oranges
Samedi 11 avril à partir de 11h30 – Accueil devant la gare de Perpignan
Les retraités se font entendre !
Jeudi 2 avril à 10h – Place de Catalogne – Perpignan
Un printemps anti-colonial, « Oradour coloniaux français – Contre le roman national ». Conférence d’Olivier La Cour Grandmaison
Vendredi 3 avril à 19h – Maison des communistes (salle Philippe Galano), 44 avenue de Prades – Perpignan
Avant-première du film « Un lugar màs grande ». Documentaire de Nicolas Défossé (Mexique/France, 2025, 115mn)
Samedi 28 mars à 20h30 – Salle des fêtes – Fillols

Ah ! Ils ont bonne mine tous ces contempteurs des services publics, tous ces calomniateurs des fonctionnaires, tous ces zélateurs de la privatisation à outrance ! À tous les niveaux, du gouvernement aux conseils municipaux, il s’en trouve toujours (le plus souvent, mais pas toujours, à droite et à la droite extrême) pour nous expliquer doctement que « le privé c’est plus efficace que le public, ce truc de partageux, de cocos en mal d’étatisation », qu’il faut « externaliser les services ». Et pan, les voici le nez dans leurs turpitudes ! Et ce n’est pas un « gauchiste » qui le dit, c’est la très docte et très libérale Cour des comptes. Cette dernière dénonce « les dérives d’une externalisation non maîtrisée » et appelle à « une reprise en main urgente par l’État » du système d’immatriculation des véhicules (SIV).
Jusqu’en 2017, cette opération était effectuée par les préfectures. Puis au nom du « choc de simplification » voulu par l’« ennemi de la finance » Hollande, le SIV et son énorme base de données (des dizaines de millions de voitures, motos, camions, …) a été balancé à des officines privées… qui ont vu l’occasion de faire leurs choux gras. Surtout en permettant, par moults immatriculations frauduleuses, à la criminalité – de la petite à la très grande – de passer à travers les amendes, de faire rouler des véhicules gravement accidentés, de rendre intraçables des véhicules utilisés pour des braquages, … Et de priver l’État de près d’un demi-milliard d’euros de recettes par an !
Il faut l’avouer, le privé, pour les fonctions régaliennes, c’est tout de même bien mieux … pour les magouilleurs et les truands !
René Granmont