LE TRAVAILLEUR CATALAN

solidarité

Chronique d’une brigade française du PCF et de la CGT à Paiporta

Le retour à Paiporta était une décision naturelle. Les informations fournies par nos confrères sur la situation ne laissent aucune place au doute. Après plusieurs appels et messages, une brigade de solidarité s’est constituée avec 17 personnes, dont 6 membres du PCF et 14 membres de la CGT. La brigade est composée d’électriciens, de menuisiers, …

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Un horizon bouché…

Les Français ont de plus en plus de difficultés à joindre les deux bouts. La pauvreté est en hausse de 4 % sur un an. Les Pyrénées-Orientales sont un des départements les plus pauvres en France. Notre dossier tente de donner un aperçu de la situation du département et des initiatives associatives et citoyennes pour répondre avec humanité aux besoins de nos concitoyens. Le TC remercie toutes les personnes et structures qui ont accepté de participer à cette démarche.

Solidarité avec le peuple ukrainien, deux mesures prises par le Département des Pyrénées Orientales

Lundi 28 février, l’ensemble des conseillers départementaux réunis en session de l’assemblée départementale sous la présidence d’Hermeline MALHERBE à l’Hôtel du Département a voté à l’unanimité deux mesures en soutien au peuple Ukrainien : – le principe d’une subvention à hauteur de 30 000€ destinée aux associations venant en aide aux populations civiles victimes de …

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« Sécurité sociale alimentaire »?

Social. Dans le contexte de la crise de la Covid est née l’idée d’une sécurité sociale alimentaire. Patrick Cases, conseiller régional, y fait allusion et argumente à ce propos dans le dossier Région récemment publié par le TC. La question de l’accès à l’alimentation est une approche partielle et biaisée des choses. Le vrai problème, …

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Une politique volontariste du conseil régional

Social. Trois questions à Marie Piqué, vice-présidente en charge des Solidarités, des services publics, de la vie associative et du logement. Exigeons de l’Etat les moyens nécessaires à l’accès aux soins pour tous ! La santé est aujourd’hui la première préoccupation des Français. Compétence de l’Etat, elle n’en reste pas moins un sujet brulant pour toutes …

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Répondre aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux des P.-O.

Economie-département 66. Carole Delga, présidente du conseil régional d’Occitanie-Pyrénées/Méditerranée, nous répond concernant la situation des Pyrénées-Orientales, en particulier sur le rôle de l’économie sociale et solidaire, sur la ruralité d’une grande partie du territoire et sur le problème des transports. Quel constat faites-vous sur la situation économique dans les Pyrénées-Orientales ? Le taux de chômage de …

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Des vœux engagés

Alénya. Le maire d’Alénya, Jean- André Magdalou, a présenté ses vœux sur la toile. La tradition est blessée, cette année. Il n’y aura nulle part de convivialité, de rassemblement pour écouter le traditionnel discours des vœux, boire un verre et refaire un peu le monde, ou le village.Une citation pour introduire le corps du texte. …

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Venir en aide aux transgenres

La licorne 66. Nous avons interviewé des membres du bureau de cette association venant en aide aux personnes transgenres dans le département. Quel est le rôle de votre association ? Notre association a été créée dans le but d’éviter de répondre aux problématiques et violence que l’on peut rencontrer au cours d’une transition* (exclusion familiale, internement …

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Noël des enfants de sans-papiers

L’ « Arbre de Noël », remise de cadeaux aux enfants de sans-papiers, s’est déroulé le 19 décembre dans les locaux du Travailleur catalan, comme chaque année depuis six ou sept ans. Cette année, ce sont les « Cartables d’identité », constitués d’enseignants du collège Pons -association née en 2017 suite à l’expulsion d’une de leur brillante élève- qui étaient …

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SUR LE VIF

Ça brûle : que faire ?

Face aux dérèglements climatiques, la question ne concerne pas que les écolos : tout citoyen vivant avec un minimum d’information est en mesure d’avoir un avis qui prend en compte que les données bougent, que les catastrophes ont plutôt tendance à proliférer, que les chaleurs estivales battent des records. Avec les incendies qui vont avec. Il serait peut-être temps de prendre les choses au sérieux, de ne pas laisser les politiques seuls à la manœuvre, de construire une approche internationale qui s’appuie sans faux-fuyants sur le fait que la Terre nous appartient à tous, qu’elle veut peut-être nous dire qu’il ne serait pas inutile de modifier nos habitudes, que les prophètes de malheur, aussi puissants soient-ils, qui alimentent le déni, soient mis à la raison et sortent d’optimismes inconsidérés qui les enferment dans une béatitude coupable.

S’en sortir comme il peut

Certes, les situations sont diverses : les catastrophes ne sont pas équitablement réparties, les richesses non plus. Les emmerdements en tous genres se multiplient. Souvent, ils laissent chacun s’en sortir comme il peut et tenter de préserver ce qui peut l’être. Le système atteindra vite ses limites. La multiplication des relations internationales fera de l’autre, celui qui rejette la voie commune, un chanceux qu’il faut préserver, la preuve que le pire n’est pas toujours avéré, et pourquoi pas un modèle à imiter.

En finir avec la sourde oreille

En attendant, on blablate, on gère les affaires courantes et on tente de camoufler ce qui pourrait nous effrayer. Comme si nous n’étions pas concernés par une note à payer, par des adaptations à envisager, par des responsabilités à prendre tant qu’il en est encore temps. Et ce n’est pas d’hier que datent les premières alertes que la culture traditionnelle n’a pas prises au sérieux. Le personnel politique a fait la sourde oreille et a laissé les écolos patentés s’occuper de façon très désordonnée d’une dérive dont il est loisible aujourd’hui de mesurer les effets. Et tous de sombrer dans une panade qui leur reste extérieure et dont les spécialistes disent avoir du mal à comprendre tous les tenants et aboutissants.

Ne serait-il pas temps de devenir responsables ? Tous !

Jean-Marie Philibert

Annonces – Rendez-vous – Événements du 31/07 au 03/09/2026




Hommage à Jean Jaurès
Vendredi 31 juillet à 11h – Jardin Terrus, Boulevard des Pyrénées – Perpignan.


Distribution de tracts aux estivants
Samedi 1eraoût de 10h à 12h – Péages autoroutiers Perpignan Sud, Perpignan Nord, Le Boulou.


Hommage aux résistants tombés pour la libération des Pyrénées-Orientales et à la Résistance Catalane
Dimanche 2 août à 9h – Rassemblement devant la mairie de La Bastide ; à 9h30 – Dépôt de gerbes sur les tombes Guérilleros au cimetière de La Bastide ; à 11h – Cérémonie à la crypte du Souvenir, rassemblement devant la mairie – Valmanya.


Université d’été du PCF
Du vendredi 21 août (13h) au dimanche 23 août (13h) – Université de Toulouse Jean-Jaurès, 5 allée Antonio Machado – Toulouse.


Fête de l’Humanité
11-12-13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge.

Ils l’ont fait !



Le 7 juillet, Macron avait proposé la candidature de Jean-Noël Buffet, sénateur LR réactionnaire, au poste de Défenseur des droits suscitant un tollé général d’une soixantaine d’associations humanitaires. Une pétition pour s’opposer à sa nomination avait recueilli plus de 150 000 signatures. Malgré ce, le 17 juillet, les parlementaires ont validé sa nomination par 43 voix contre 39, alors qu’ils pouvaient légalement s’y opposer. Vu les prises de position de Jean-Noël Buffet contre l’avortement, contre le mariage pour tous, pour le durcissement de la loi immigration, sûr que les droits des femmes, des LGBT+ et des migrants vont être défendus !  Une belle victoire pour l’extrême droite.

De la très-très mauvaise humeur !

L’humeur vous laisse libre de vous laisser embarquer par votre subjectivité et de laisser vagabonder votre esprit sur les éventualités qui peuvent s’offrir à vous : nous entrons dans une période pré-électorale. Les esprits s’échauffent. Les vocations s’exacerbent. La décision de la justice de mettre de la souplesse dans les décisions prises à propos du RN a ranimé la flamme de Marine Le Pen et a renvoyé Bardella dans une attente où il est possible de lire de la déception.

Que pourrait-on dire ?

La messe serait dite

À en croire les sondeurs, la messe serait dite et il faudra faire avec un RN qui nous projettera dans des temps reculés que nous estimions dépassés. Ave, en prime, la profonde remise en cause des fondements de nos valeurs républicaines. « Travail, famille, patrie », le retour !

Dans un nivellement d’autant plus insidieux qu’il avance cacher et qu’il pourrait nous laisser sans voix, sans espoir, dans un maelström européen qui part dans tous les sens. L’impensable : le plus impensable dans cette affaire réside dans la pléthore de candidats potentiels qui ne veulent pas voir, envisager les risques encourus et qui semblent prêts à affronter la bête immonde en tant que candidate comme les autres, BCBG, dédiabolisée, digne de concourir après son père, après ses tentatives infructueuses, avec de grands soutiens populaires et d’énormes appuis financiers … à une compétition où se joue une partie de notre histoire.

Les endormis

Ils sont tranquilles, à droite, au centre, à gauche, comme si la montagne allait accoucher d’une souris qui serait dans le droit fil d’une élection présidentielle comme une autre, qui ferait ce que toutes les souris ont fait : un changement de personnels, quelques nouvelles têtes et on repart comme avant. On gère le capital avec une souris d’extrême droite. Il n’y a pas de quoi s’énerver. Ces gens-là sont de bonne compagnie. D’où les prétentions multiples et variées de tenter une chance, fût-elle quelque peu compromise.

Pas le moindre catastrophisme à l’évocation d’un monde qui pourrait changer. La sérénité partagée que les sursauts populaires ne changeront rien et qu’il sera toujours temps de s’adapter, de collaborer, de s’arranger avec les puissants du jour qui bien sûr seront dignes de notre allégeance.

Mémoire et valeurs

Je ne partage rien de ce foutage de gueule quasi généralisé. Avec tous ceux qui gardent leur mémoire, avec ceux qui ont toujours tout fait pour préserver leurs valeurs, leurs ambitions d’un monde de paix, de justice, bâti sur la solidarité et le partage des richesses. Les incantations sont à laisser aux vestiaires, elles n’abuseront que ceux qu’un sursaut démocratique pourrait momentanément réveiller d’un sommeil profond. Il importe de se lever. Il importe de bousculer un laisser-aller coupable du pire pour réveiller ces consciences dont nous savons très pertinemment qu’elles sont porteuses d’avenir.

Jean-Marie Philibert

Dix ans après l’attentat du 14 juillet 2016, Nice se recueille pour ne jamais oublier

Dix ans après l’attentat qui a endeuillé la Promenade des Anglais, Nice a rendu un hommage solennel aux 86 victimes de l’attaque terroriste du 14 juillet 2016. Une journée placée sous le signe du souvenir, de la dignité et de la résilience, en présence des familles des victimes, des rescapés, des autorités locales et nationales, ainsi que de nombreux Niçois.

Les commémorations ont débuté dès la matinée avec plusieurs temps de recueillement organisés sur la Promenade des Anglais, là même où, dix ans plus tôt, un camion lancé dans la foule venue assister au feu d’artifice de la Fête nationale avait semé la terreur. Au fil de la journée, des gerbes ont été déposées devant le mémorial, tandis qu’une minute de silence a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans une profonde émotion.

Point d’orgue de cette journée, une cérémonie officielle s’est tenue en présence du président de la République, entouré d’élus, de représentants des institutions, des forces de sécurité et des services de secours. Dans son intervention, le chef de l’État a salué la mémoire des victimes, le courage des survivants et l’engagement de tous ceux qui étaient intervenus cette nuit-là pour porter secours aux blessés.

Les associations de victimes ont également pris la parole, rappelant que si le temps apaise parfois les blessures, il n’efface ni les absences ni les traumatismes. Elles ont insisté sur l’importance de préserver la mémoire de cette tragédie et de transmettre son histoire aux jeunes générations afin que de tels actes ne sombrent jamais dans l’oubli.

Tout au long de la journée, les habitants de Nice se sont succédé devant le mémorial pour déposer des fleurs, allumer des bougies ou simplement se recueillir en silence. Les visages étaient graves, les regards souvent tournés vers la mer, symbole d’une ville qui a dû apprendre à se reconstruire sans oublier.

L’attentat du 14 juillet 2016 demeure l’un des plus meurtriers perpétrés sur le sol français. Il avait coûté la vie à 86 personnes, dont 15 enfants, et fait plus de 450 blessés. Dix ans plus tard, la douleur reste vive pour de nombreuses familles, mais cette commémoration témoigne également de la solidarité et de la résilience dont Nice a fait preuve depuis cette nuit tragique.

À travers cette journée d’hommage, la cité azuréenne a rappelé que la mémoire constitue un rempart contre l’oubli. Dix ans après les événements, Nice continue d’honorer celles et ceux dont la vie a été brutalement interrompue, tout en affirmant sa volonté de défendre les valeurs de liberté, de fraternité et de paix qui avaient été attaquées ce soir du 14 juillet 2016.

Corinne Coquet

Attaché parlementaire et tickets de caisse…

Louis Aliot a été condamné à un an de prison avec sursis, une amende de 5 000 euros et une peine d’inéligibilité de deux ans avec sursis pour avoir détourné des fonds européens de leur destination initiale, à savoir payer un attaché parlementaire… qui n’a jamais été attaché parlementaire du député Aliot ! Et bien entendu, le maire de Perpignan pousse des cris d’orfraie et crie à l’injustice… car il ne s’est pas enrichi personnellement. Étrange façon de nier le vol de l’argent des contribuables européens…

Car, selon cette conception « aliotesque », si demain, je barbote deux litres d’eau au supermarché du coin, non pour moi mais pour donner, par ces temps de canicule, à boire au SDF du coin de ma rue, il n’y aurait pas plus de raison de me condamner ! Et puis, on a un peu de mal à imaginer l’édile perpignanais comme un chevalier blanc quand on sait que, depuis des années, il refuse de se soumettre à la demande de communication de ses notes de frais (déplacements, restauration et représentation) réalisées dans le cadre de son mandat de maire durant les années 2020 à 2024. Il a même fallu un jugement du Tribunal administratif de Montpellier pour lui rappeler qu’il est normal de contrôler l’utilisation de l’argent des contribuables … perpignanais comme européens. Mais visiblement Louis Aliot a du mal à retrouver factures et tickets de caisse… 

R. G.

Marine Le Pen condamnée mais candidate forcenée

Piétinant l’exigence morale qu’elle prônait jadis, la responsable d’extrême droite a décidé de forcer le passage jusqu’à l’élection présidentielle.

La justice, les électeurs et la probité, tous méprisés d’un seul mouvement. En déclarant sa candidature quelques heures après sa condamnation pour détournement de fonds publics par la Cour d’appel de Paris, et malgré plusieurs doutes juridiques, Marine Le Pen a choisi mardi dernier de passer en force. Jordan Bardella, président du RN, contraint de renoncer à la course à l’Élysée, n’avait jusqu’ici émis aucune parole publique depuis le passage de son mentor devant le 20 Heures de TF1, laissant présager une déception, voire des tensions à venir. Face aux caméras, il n’a guère été plus prolixe, se contentant de déclarer être « extrêmement heureux que nous puissions entrer en campagne avec Marine ».

« J’ai une éthique, une morale, et je m’y tiens »

Qu’importe si deux tribunaux l’ont reconnue coupable de « faits graves » en tant qu’« instigatrice » d’un « système » ayant permis de détourner 2,8 millions d’euros d’argent public pour développer son parti, selon les mots de la présidente de la Cour d’appel. Pour le député RN Jean-Philippe Tanguy, cela ne compte pas : « Marine Le Pen est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable. » Elle et ses complices, reconnus coupables des mêmes faits, dont Louis Alliot maire de Perpignan. Qu’aurait pensé la Marine Le Pen de 2013 qui réclamait « l’inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis à l’occasion de leur mandat », tout en clamant « j’ai une éthique, une morale, et je m’y tiens » ?

Le pari d’un lent calendrier judiciaire

En se pourvoyant en cassation, afin de suspendre sa peine d’un an de prison ferme et éviter de faire campagne avec un bracelet électronique, Marine Le Pen a également menti à ses électeurs, à qui elle assurait dans le magazine d’extrême droite Causeur, en novembre dernier, qu’elle ne soumettrait pas sa candidature à un pourvoi… Pour le RN , la Cour de cassation ne doit pas se prononcer avant l’élection présidentielle. La défense de la prévenue était pourtant bien heureuse de bénéficier d’un traitement de faveur lorsque, au printemps 2025, la Cour d’appel de Paris a annoncé qu’elle ferait en sorte de rendre sa décision « à l’été 2026 ». Un régime de faveur qui a permis à la prévenue d’être à nouveau éligible, grâce à la clémence de la Cour d’appel, mettant en avant le principe de « liberté de candidature » pour réduire la peine d’inéligibilité à quinze mois ferme (ainsi que trente avec sursis).

Marine Le Pen sera candidate jusqu’au bout

Un retour de l’exécution provisoire est jugé « improbable » par Jean-Philippe Tanguy, un des plus fidèles lieutenants de la « patronne » Car, depuis la décision de la Cour d’appel, le camp Le Pen a fait le plein de confiance, persuadé que, désormais, aucune juridiction n’osera priver les électeurs d’une candidate, qui plus est peu de temps avant l’élection. Après avoir sali, insulté, méprisé la justice et les magistrats depuis dix ans, Marine Le Pen compte désormais sur leur sollicitude.

Roger Rio

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