LE TRAVAILLEUR CATALAN

Humour

De l’unité

La politique et l’unité semblent fâchées depuis longtemps, depuis si longtemps qu’elles seraient irréconciliables. Elles sont encore plus fâchées à gauche qu’à droite.  À droite pour se partager les fromages, il est toujours possible de trouver un semblant d’accord. On vend la même soupe.  À gauche, il est souvent question d’ébranler les divisions sociales, de …

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La tête sur les épaules

Dans les temps difficiles que nous vivons, nous constatons autour de nous des dérapages, des questionnements, de l’exaspération et des esprits bien échauffés : vivre confiné, masqué, isolé dans une situation sociale souvent précaire, sans perspective, n’est pas une sinécure. D’autant que nous n’avons qu’une faible confiance dans un gouvernement qui donne l’impression de naviguer …

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Tromper son monde

Le paradoxe me submerge : mes longues activités syndicales  m’ont assez souvent donné l’occasion de fréquenter ceux que l’on appelle des hauts fonctionnaires (d’une hauteur avant tout symbolique), donc entre autres et les plus prestigieux, des énarques, princes de l’énarchie et anciens élèves de la prestigieuse école. Devant leur suffisance, la raideur de leurs propos enrobés …

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Rayonnante… (pourquoi tu tousses ?)

Les cargols sont cuits et Aliot a encore frappé pour nous montrer qu’il existe, qu’il est maire et que les bêtises ne font que commencer. Il y avait eu déjà quelques anticipations : le fait de s’augmenter substantiellement, l’ouverture des musées pour désobéir à une loi qu’en tant que premier magistrat il est censé faire appliquer, …

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Ministre de l’Air

On dit que la faculté de regarder sincèrement la réalité et celle de tirer les leçons de l’expérience pour résoudre un problème sont des éléments au regard desquels on peut évaluer l’intelligence d’un individu. Et la crise sanitaire est un test, certes malheureux, mais excellent pour juger ceux qui nous gouvernent.Prenons, par exemple, euh…, Jean-Michel …

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L’ère du capitalocène

Dans cette période d’accélération de l’histoire, où les crises climatiques et sanitaires révèlent la folie du capitalisme qui précipite des milliards d’êtres humains dans l’angoisse, la misère et le désespoir, peut s’ouvrir la brèche des possibles. La crise systémique du capitalisme avec les tensions qui en résultent peut accélérer la réflexion collective sur l’après capitalisme. …

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Le virus, Jupiter et nous

L’incurie demande de l’application. Elle vient de loin et a nécessité efforts et persévérance. C’est là la pensée profonde qui me vient à l’esprit au moment où je me décide à évoquer la situation dans laquelle le gouvernement nous a mis en ce début d’un nouveau confinement. Il y a une accumulation d’errements, de décisions …

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En même temps…

Lundi, le président de la République a décidé de suspendre la vaccination avec AstraZeneca alors même que son Premier ministre affirmait le matin même qu’ « il faut avoir confiance dans le vaccin et se faire vacciner ». Un revirement subi qui apparaît comme politique plutôt que scientifique, la décision étant intervenue après la suspension de ce vaccin …

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SUR LE VIF

Le festival Visa pour l’image orphelin de son créateur

Jean-François Leroy est mort. Cette disparition survient au moment même où débute à Perpignan le festival qu’il a créé. À coup sûr, cette 38e édition sera lourde de cette absence, mais il faut souhaiter qu’elle rivalise en qualité et intensité avec toutes celles qui l’ont précédée, c’est ce qu’aurait voulu Jean-François Leroy.

En 1989 Jean-François Leroy créait Visa. De ce pari qui pouvait paraître fou, il a fait une réussite exceptionnelle, une manifestation au rayonnement planétaire. Un nombre incalculable de photoreporters lui sont aujourd’hui redevables.

Le « boss » leur a permis de percer, de continuer. Quant au public, depuis 37 ans il se bouscule toujours aux soirées et aux expositions. Jean-François Leroy, c’était une forte personnalité, prodigue en coups de gueule, parfois irritant, mais qui tapait souvent juste, doté d’un sens inné de la photographie, dans laquelle il était tombé dès son plus jeune âge.

Souhaitons que son empreinte persiste et que Visa continue.

La foire d’empoigne

Et il faudrait en outre que l’électeur reste calme et serein devant une situation où s’organisent tous les pires possibles, à grands renforts de sourires aguicheurs, de promesses intenables, avec un avenir plombé. 

Avons-nous perdu la mémoire ? 

Le pétainisme n’a-t-il pas existé ? Nos parents, nos grands parents n’ont-ils pas subi des moments d’une défaite majeure face à une idéologie d’extrême droite qui aurait pu briser nos consciences.

Il a fallu les souffrances de la guerre, des esprits qui ne plient pas, une coalition mondiale pour arrêter un massacre qui avait « bien » commencé. Il a fallu reconstruire la démocratie pour réapprendre la vie, il a fallu reconstruire la liberté, rebâtir la démocratie, la nourrir de réformes sociales pour faire renaître l’espoir. 

Des errements coupables

Les errements d’une politique réactionnaire, son incapacité à répondre à des besoins sociaux flagrants, la survivance de valeurs d’extrême droite régulièrement entretenues pour.  remettre en selle tous ceux que défrisent les principes de la démocratie, son universalisme, sa justice, son égalité, sa fraternité, nous mettent dans une situation où l’extrême droite préparerait son retour au pouvoir comme une perspective plausible et attendue, avec ce qu’on peut dire et ce que pour le moment, il vaut mieux taire.

Les événements politiques de ces derniers jours reviennent sur la possibilité du Rassemblement national de remporter les prochaines présidentielles, sur les grandes manœuvres en cours, sur un patronat qui joue un jeu dangereux, sur une droite « classique » qui semble se laisser séduire par des fantasmes xénophobes, sur ceux qui veulent tellement la place qu’ils ne voient pas les menaces des dérives fascisantes, sur un Macron-sortant-hors sol qui a l’air de s’en tamponner le coquillard. Quant à la gauche … elle nous rejoue sans scrupule un épisode de « la foire d’empoigne ».

Le désordre

Relisez sa définition : une situation de désordre où chacun lutte âprement et sans règles pour obtenir un avantage ou un bien. Nous y sommes en plein. 

C’est sur l’urgence à prendre la mesure des choses que Sophie Binet secrétaire fédérale de la cgt revient, dans un entretien, (Le Monde du 30 août), pour sortir le pays d’une torpeur coupable et clairement situer les responsabilités : « une partie du patronat est en train de faire la courte échelle à l’extrême droite en la normalisant alors que l‘enjeu est de tout faire pour empêcher sn arrivée au pouvoir. »

Jean-Marie Philibert

Annonces – Rendez-vous – Événements du 4 au 10/09/2026




Fête de l’Humanité

Vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge

Exposition d’art pour la paix « Fichez-nous la paix »

Du vendredi 18 au vendredi 25 septembre de 8h à 18h (samedi de 10h à 18h) – Hall Guy Mallé, Hôtel du département, Quai Sadi-Carnot – Perpignan

Assemblée Générale de « Osons le rail »

Mardi 22 septembre à 18h – Salle de l’union (1er étage) – Céret

Ça brûle : que faire ?

Face aux dérèglements climatiques, la question ne concerne pas que les écolos : tout citoyen vivant avec un minimum d’information est en mesure d’avoir un avis qui prend en compte que les données bougent, que les catastrophes ont plutôt tendance à proliférer, que les chaleurs estivales battent des records. Avec les incendies qui vont avec. Il serait peut-être temps de prendre les choses au sérieux, de ne pas laisser les politiques seuls à la manœuvre, de construire une approche internationale qui s’appuie sans faux-fuyants sur le fait que la Terre nous appartient à tous, qu’elle veut peut-être nous dire qu’il ne serait pas inutile de modifier nos habitudes, que les prophètes de malheur, aussi puissants soient-ils, qui alimentent le déni, soient mis à la raison et sortent d’optimismes inconsidérés qui les enferment dans une béatitude coupable.

S’en sortir comme il peut

Certes, les situations sont diverses : les catastrophes ne sont pas équitablement réparties, les richesses non plus. Les emmerdements en tous genres se multiplient. Souvent, ils laissent chacun s’en sortir comme il peut et tenter de préserver ce qui peut l’être. Le système atteindra vite ses limites. La multiplication des relations internationales fera de l’autre, celui qui rejette la voie commune, un chanceux qu’il faut préserver, la preuve que le pire n’est pas toujours avéré, et pourquoi pas un modèle à imiter.

En finir avec la sourde oreille

En attendant, on blablate, on gère les affaires courantes et on tente de camoufler ce qui pourrait nous effrayer. Comme si nous n’étions pas concernés par une note à payer, par des adaptations à envisager, par des responsabilités à prendre tant qu’il en est encore temps. Et ce n’est pas d’hier que datent les premières alertes que la culture traditionnelle n’a pas prises au sérieux. Le personnel politique a fait la sourde oreille et a laissé les écolos patentés s’occuper de façon très désordonnée d’une dérive dont il est loisible aujourd’hui de mesurer les effets. Et tous de sombrer dans une panade qui leur reste extérieure et dont les spécialistes disent avoir du mal à comprendre tous les tenants et aboutissants.

Ne serait-il pas temps de devenir responsables ? Tous !

Jean-Marie Philibert

Annonces – Rendez-vous – Événements du 31/07 au 03/09/2026




Hommage à Jean Jaurès
Vendredi 31 juillet à 11h – Jardin Terrus, Boulevard des Pyrénées – Perpignan.


Distribution de tracts aux estivants
Samedi 1eraoût de 10h à 12h – Péages autoroutiers Perpignan Sud, Perpignan Nord, Le Boulou.


Hommage aux résistants tombés pour la libération des Pyrénées-Orientales et à la Résistance Catalane
Dimanche 2 août à 9h – Rassemblement devant la mairie de La Bastide ; à 9h30 – Dépôt de gerbes sur les tombes Guérilleros au cimetière de La Bastide ; à 11h – Cérémonie à la crypte du Souvenir, rassemblement devant la mairie – Valmanya.


Université d’été du PCF
Du vendredi 21 août (13h) au dimanche 23 août (13h) – Université de Toulouse Jean-Jaurès, 5 allée Antonio Machado – Toulouse.


Fête de l’Humanité
11-12-13 septembre – Base 217, Le Plessis-Pâté – Bretigny-sur-Orge.

Ils l’ont fait !



Le 7 juillet, Macron avait proposé la candidature de Jean-Noël Buffet, sénateur LR réactionnaire, au poste de Défenseur des droits suscitant un tollé général d’une soixantaine d’associations humanitaires. Une pétition pour s’opposer à sa nomination avait recueilli plus de 150 000 signatures. Malgré ce, le 17 juillet, les parlementaires ont validé sa nomination par 43 voix contre 39, alors qu’ils pouvaient légalement s’y opposer. Vu les prises de position de Jean-Noël Buffet contre l’avortement, contre le mariage pour tous, pour le durcissement de la loi immigration, sûr que les droits des femmes, des LGBT+ et des migrants vont être défendus !  Une belle victoire pour l’extrême droite.

De la très-très mauvaise humeur !

L’humeur vous laisse libre de vous laisser embarquer par votre subjectivité et de laisser vagabonder votre esprit sur les éventualités qui peuvent s’offrir à vous : nous entrons dans une période pré-électorale. Les esprits s’échauffent. Les vocations s’exacerbent. La décision de la justice de mettre de la souplesse dans les décisions prises à propos du RN a ranimé la flamme de Marine Le Pen et a renvoyé Bardella dans une attente où il est possible de lire de la déception.

Que pourrait-on dire ?

La messe serait dite

À en croire les sondeurs, la messe serait dite et il faudra faire avec un RN qui nous projettera dans des temps reculés que nous estimions dépassés. Ave, en prime, la profonde remise en cause des fondements de nos valeurs républicaines. « Travail, famille, patrie », le retour !

Dans un nivellement d’autant plus insidieux qu’il avance cacher et qu’il pourrait nous laisser sans voix, sans espoir, dans un maelström européen qui part dans tous les sens. L’impensable : le plus impensable dans cette affaire réside dans la pléthore de candidats potentiels qui ne veulent pas voir, envisager les risques encourus et qui semblent prêts à affronter la bête immonde en tant que candidate comme les autres, BCBG, dédiabolisée, digne de concourir après son père, après ses tentatives infructueuses, avec de grands soutiens populaires et d’énormes appuis financiers … à une compétition où se joue une partie de notre histoire.

Les endormis

Ils sont tranquilles, à droite, au centre, à gauche, comme si la montagne allait accoucher d’une souris qui serait dans le droit fil d’une élection présidentielle comme une autre, qui ferait ce que toutes les souris ont fait : un changement de personnels, quelques nouvelles têtes et on repart comme avant. On gère le capital avec une souris d’extrême droite. Il n’y a pas de quoi s’énerver. Ces gens-là sont de bonne compagnie. D’où les prétentions multiples et variées de tenter une chance, fût-elle quelque peu compromise.

Pas le moindre catastrophisme à l’évocation d’un monde qui pourrait changer. La sérénité partagée que les sursauts populaires ne changeront rien et qu’il sera toujours temps de s’adapter, de collaborer, de s’arranger avec les puissants du jour qui bien sûr seront dignes de notre allégeance.

Mémoire et valeurs

Je ne partage rien de ce foutage de gueule quasi généralisé. Avec tous ceux qui gardent leur mémoire, avec ceux qui ont toujours tout fait pour préserver leurs valeurs, leurs ambitions d’un monde de paix, de justice, bâti sur la solidarité et le partage des richesses. Les incantations sont à laisser aux vestiaires, elles n’abuseront que ceux qu’un sursaut démocratique pourrait momentanément réveiller d’un sommeil profond. Il importe de se lever. Il importe de bousculer un laisser-aller coupable du pire pour réveiller ces consciences dont nous savons très pertinemment qu’elles sont porteuses d’avenir.

Jean-Marie Philibert

Dix ans après l’attentat du 14 juillet 2016, Nice se recueille pour ne jamais oublier

Dix ans après l’attentat qui a endeuillé la Promenade des Anglais, Nice a rendu un hommage solennel aux 86 victimes de l’attaque terroriste du 14 juillet 2016. Une journée placée sous le signe du souvenir, de la dignité et de la résilience, en présence des familles des victimes, des rescapés, des autorités locales et nationales, ainsi que de nombreux Niçois.

Les commémorations ont débuté dès la matinée avec plusieurs temps de recueillement organisés sur la Promenade des Anglais, là même où, dix ans plus tôt, un camion lancé dans la foule venue assister au feu d’artifice de la Fête nationale avait semé la terreur. Au fil de la journée, des gerbes ont été déposées devant le mémorial, tandis qu’une minute de silence a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans une profonde émotion.

Point d’orgue de cette journée, une cérémonie officielle s’est tenue en présence du président de la République, entouré d’élus, de représentants des institutions, des forces de sécurité et des services de secours. Dans son intervention, le chef de l’État a salué la mémoire des victimes, le courage des survivants et l’engagement de tous ceux qui étaient intervenus cette nuit-là pour porter secours aux blessés.

Les associations de victimes ont également pris la parole, rappelant que si le temps apaise parfois les blessures, il n’efface ni les absences ni les traumatismes. Elles ont insisté sur l’importance de préserver la mémoire de cette tragédie et de transmettre son histoire aux jeunes générations afin que de tels actes ne sombrent jamais dans l’oubli.

Tout au long de la journée, les habitants de Nice se sont succédé devant le mémorial pour déposer des fleurs, allumer des bougies ou simplement se recueillir en silence. Les visages étaient graves, les regards souvent tournés vers la mer, symbole d’une ville qui a dû apprendre à se reconstruire sans oublier.

L’attentat du 14 juillet 2016 demeure l’un des plus meurtriers perpétrés sur le sol français. Il avait coûté la vie à 86 personnes, dont 15 enfants, et fait plus de 450 blessés. Dix ans plus tard, la douleur reste vive pour de nombreuses familles, mais cette commémoration témoigne également de la solidarité et de la résilience dont Nice a fait preuve depuis cette nuit tragique.

À travers cette journée d’hommage, la cité azuréenne a rappelé que la mémoire constitue un rempart contre l’oubli. Dix ans après les événements, Nice continue d’honorer celles et ceux dont la vie a été brutalement interrompue, tout en affirmant sa volonté de défendre les valeurs de liberté, de fraternité et de paix qui avaient été attaquées ce soir du 14 juillet 2016.

Corinne Coquet

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