LE TRAVAILLEUR CATALAN

Dans le département, comme partout en France, les services des urgences hospitalière sont sous tension. La situation est grave, pour les personnels et pour les patients potentiels. 

Comment en est-on arrivé là ? Pas un jour ne se passe sans que les actualités générales nationales ne proposent un reportage à propos de la crise dans les établissements de santé, d’un mouvement de grève dans les hôpitaux ou d’une fermeture annoncée de services d’urgences la nuit. La question vaut d’être posée. Le pays est moderne, riche et développé et les prestations sanitaires reculent, posant de graves problèmes. Le quotidien départemental  » l’Indépendant  » du vendredi 27 évoque remarquablement, sur une page entière, la situation locale explosive. Le docteur Laurent Ortega, médecin chef du pôle urgences, s’y exprime, répondant sans langue de bois aux questions de Corinne Sabouraud.   

« Le cercle vicieux qu’il s’agit de casser »

L’urgentiste explique et décrit la situation, les démissions, la fatigue immense et les arrêts de travail, le manque de personnels disponibles, et le manque de médecins. Il alerte et, dans l’immédiat, tente d’organiser au mieux les services pour répondre aux besoins grandissants dans cette période estivale qui arrive. Il prévient : « Je mets tout sur la table, y compris la possibilité de fermer les urgences la nuit » et poursuit : « Cela peut aller très vite si le flux, aux urgences, devient trop important ». Enfin, il affirme que c’est tout le système qui est malade et qu’il faudrait tout revoir : « Il nous manque une quinzaine de médecins et à peu près pareil pour les infirmières ».

Les pompiers aussi concernés

Didier Dutard, de la CGT pompiers, ne dit pas autre chose. « Le premier des soucis, c’est le manque de généralistes disponibles, en ville et à la campagne, surtout les week-ends et le soir. Les usagers, inquiets, vont donc aux urgences. Il y a ensuite la question du médecin régulateur. Il n’y en a qu’un au même moment. En période dense, il peut se passer une heure avant d’avoir la réponse obligatoire pour transporter un patient. Il en faudrait un second, de suite. Enfin, il y a augmentation régulière de la population (+ 4 500/an) et cette période estivale qui voit la population considérablement augmenter. Les structures de l’hôpital, en l’état, ne peuvent répondre correctement ». 

Michel Marc

 
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