« Au début du 20 e siècle arrivaient en gare frontière de Cerbère (Pyrénées-Orientales) des trains remplis d’orange. L’écartement des voies entre la France et l’Espagne n’étant pas le même, il fallait transborder les marchandises dans les trains roulant vers la France. Ce travail harassant, mal payé était fait par des femmes qui se sont mises en grève en 1906 pour obtenir de meilleurs salaires et de meilleures conditions de travail. Ce fut la première grève féminine en France ».
Devant l’inflexibilité des employeurs, elles se sont couchées (plusieurs centaines) sur les rails pour exiger un salaire plus décent. C’est sans doute le premier mouvement féminin de l’histoire, qui durera, et pour l’époque ce n’est pas rien, plusieurs mois, du 26 Février 1906 à décembre 1906 avec la victoire au bout du compte !
À l’occasion des 120 ans de cette lutte emblématique, et juste après le 8 mars, l’UD 66 a organisé un rassemblement mémoriel et le 11 avril 2026 autour des luttes de femmes et de l’égalité salariale, avec la présence de représentantes de la CGT de la Protection maternelle et infantile (PMI) et des assistantes familiales, métiers fortement féminisés.
Débats, témoignages, récits se sont donc succédés. L’histoire était ainsi convoquée par le syndicat pour mieux comprendre aujourd’hui.
M. M.