LE TRAVAILLEUR CATALAN

Nous savions que le gouvernement nous présenterait l’addition de son « quoi qu’il en coûte ». Nous y sommes ! En octobre, tout augmente : le prix de l’énergie, des loyers, de la nourriture… Au programme, précarité à tous les étages de la vie, pendant que d’autres engrangent des profits exorbitants.

La réforme de l’assurance chômage affectera les plus précaires déjà à bout de souffle. Gouvernement et patronat veulent imposer de nouveaux reculs sur les retraites avec une réforme qui continue de planer sur la fin de mandat d’Emmanuel Macron et sera un sujet incontournable de la campagne présidentielle.

La précarité étudiante est à nouveau à la hausse et les files devant les banques alimentaires s’allongent. Ce que rappellent ces files alimentaires c’est que pour vivre décemment, se nourrir et payer un loyer, les bourses sont insuffisantes alors que seule une partie réduite des étudiants y ont accès. Entre ceux qui ont perdu leur emploi du jour au lendemain ou qui arrivent à décrocher des boulots de plus en plus éphémères, la réalité de la jeunesse continue de se dégrader. Quelle réponse la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal apporte-t-elle à cette précarité grandissante ? En catimini, elle annonce en juillet la fin du repas Crous à 1€ pour les étudiants non-boursiers dès la rentrée.

Le gouvernement revient même sur les miettes alors que seule la mise en place d’un revenu étudiant à hauteur du SMIC permettrait aux étudiants d’étudier dans des conditions correctes, ce qui est la moindre des choses…

Entre campagne électorale et crainte de l’explosion d’une colère légitime, le gouvernement multiplie les vagues promesses et les annonces. Droit dans ses bottes capitalistes, il ne concède que quelques cyniques rustines sur une politique sociale désastreuse.

Autant de gesticulations qui n’endiguent en rien le sentiment d’injustice qui enfle dans notre pays… Ce sentiment ne suffit pas à lui seul à construire un mouvement qui permettrait d’im- poser d’autres choix. Pas plus que s’opposer, dénoncer ou accuser ne suffit à dessiner une perspective crédible dont nos concitoyens ont tant besoin.

La politique « macroniste » continue de faire de profonds dégâts dans la société, elle fractionne, divise, favorise l’individualisme exacerbé et le rejet de l’autre. La transformation émancipatrice de la société passe par l’indispensable dépassement du capitalisme que les jeunes appellent de leurs vœux dans les manifestations pour le climat. C’est une question majeure pour l’avenir.

 
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