LE TRAVAILLEUR CATALAN

Dessin de Delgé

Environnement. Des citoyens se mobilisent et s’organisent pour alerter sur le danger que représente l’artificialisation des terres dans le Conflent.

Le collectif Els Brulls Terres Agricoles et l’association La Terre C’est Nos Oignons organisaient ce samedi 7 mai à l’Atelier de l’Entonnoir à Prades une réunion publique afin d’informer et de mobiliser sur le thème de l’artificialisation des sols et sur la destruction des terres agricoles et des espaces naturels. La réunion a commencé par la présentation d’un film retraçant l’histoire du travail de la terre dans le département et exposant des initiatives de maraichage bio, notamment à Pézilla-la-Rivière. 

En présence de trois élus de la communauté de communes sensibilisés aux problématiques soulevées, différents intervenants ont par la suite témoigné de problématiques locales comme le projet de lotissement à Codalet sur une parcelle valorisée ou le projet de contournement de Marquixanes par la RN116 qui menace plus d’une dizaine de maisons et pour lequel des avocats ont pris en mains le dossier. A également été évoqué le projet de refonte de la zone Gibraltar à Prades avec un risque au niveau du patrimoine ou de zones occupées par des artisans. Cette implication de citoyens réunis bien souvent en association ou collectif montre une volonté de vigilance d’une partie de la population. De l’aveu de tous, il apparait aussi clairement un déficit d’informations et d’échanges avec la population de la part des responsables des collectivités publiques en charge de ces dossiers. Malgré l’élaboration et le vote récent du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) par la communauté des communes Conflent Canigó qui décide de l’affectation des terres, de nombreux projets semblent aller à l’encontre de la volonté de préservation des terres agricoles. Rappelons que l’emprise de l’urbanisation, aux dépens des terres agricoles, a été multipliée par trois entre 1950 et 2010 sur le territoire de la communauté de communes Conflent Canigó. Une intervenante indique que la prétendue augmentation des surfaces agricole du dernier PLUI est plus liée à un reclassement de terres qu’à une volonté de limiter l’urbanisation. 

Face à cela, les citoyens s’organisent. Le collectif Viure créé en décembre 2021 s’apprête à changer de statut afin d’être plus efficace. Un rapprochement avec la fédération France Nature Environnement est acté. De futures actions locales afin se sensibiliser la population seront prochainement mis en place car, comme il est bon de le rappeler, rien ne remplace les mobilisations populaires !

Pierre Serra

 
Cet article est en lecture libre. Pour avoir accès à l'ensemble du site, merci de vous connecter ou vous inscrire

ARTICLES EN LIEN

Des dégâts dans le Conflent - © P.B.Verger sur le secteur d'Ille-sur-Têt, non touché par la vague de gel. Arboriculture. Témoignage de Suzy, exploitante dans la vallée de la Rotja. Le gel a fait des dégâts dans le Conflent. Suzy, qui…

Des dégâts dans le Conflent Lire la suite »

PLUI et agriculture - Cuisiner avec des produits locaux, cela tente beaucoup de restaurateurs présents et futurs. Dans les journaux et les présentations de projets on ne parle que de circuits courts et d’agriculture biologique.Après l’adoption du PLUI de…

PLUI et agriculture Lire la suite »

Le Plan local d’urbanisme intercommunal en Conflent - L’enquête publique a démarré depuis le 19 octobre. Prades. Le PLUI fait débat dans le Conflent, il est contesté par une association. « La Terre, c’est nos oignons », c’est le nom donné à cette association. Une…

Le Plan local d’urbanisme intercommunal en Conflent Lire la suite »