LE TRAVAILLEUR CATALAN

Yvette LUCAS

Jeunesses en mouvement

Maghreb si loin si proche. Le Festival Maghreb 2021, boulevard laïc des cultures, un peu décalé, présente sa 24e édition du 5 au 20 juin. La jeunesse, les jeunesses, s’expriment au monde de façon diverse : Sourire, jasmin, Nuits debout, Youth for climate. Elles s’affirment avec force en Algérie dans le Hirak, mouvement inter-générationnel. Avec un …

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Palestine : Cessez-le-feu. Et après ?

L’heure est au bilan. Le cessez-le-feu signé jusqu’ici entre Israël et le Hamas est respecté. Une dizaine de jours de tension se solde par la mort de 248 Palestiniens et 12 Israéliens. Près de 6000 personnes ont perdu leur logement dans la bande de Gaza, 17 cliniques et 54 écoles ont été endommagées et le …

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Extraits du recueil : Le feu court

Paul Pugnaud (1912-1995). Banyuls où il est né et Belle Ile, sa propriété des Corbières, étaient ses ports d’attache. Il les quittait avec bonheur pour des navigations lointaines. Ses exégètes le définissent comme poète, marin et vigneron. Il puisait sa source d’inspiration dans les éléments : eau, vent, terre et feu. Nous avons recueilli quelques gouttes …

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Hommage à Simone Signoret

Festivals. Sous le signe des retrouvailles, au pied des Pyrénées catalanes, les Ciné-Rencontres de Prades 2020-2021, du 17 au 23 juillet, sont dédiées à Bertrand Tavernier. Avec des séquences variées comme à l’habitude, les Ciné-Rencontres de Prades, nées en 1959, et privées d’expression en 2020, tiendront du 17 au 23 juillet leur 62e édition. Avec …

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Y a t il encore une classe ouvrière en France

Catégories sociales. Contrairement aux classements statistiques, la classe ouvrière, dispersée et souvent mal nommée, demeure importante dans notre pays.  Chercheur au centre Maurice Halbwachs (CNRS), Philippe Askenazy a traqué les incohérences des nomenclatures officielles et démontre que, contrairement à ce qu’elles semblent révéler, la France reste ouvrière. Selon une déclaration récente de l’INSEE « pour la …

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Traîne-sabres de l’OAS

Appel à sédition. Un quarteron de généraux factieux à la retraite déclare la France en péril et se dit prêt à la sauver. S’affirmant de plus en plus comme la voix de l’extrême droite, Valeurs actuelles a publié, le jour du 60e anniversaire du putsch d’Alger, une tribune émanant d’un quarteron de généraux à la …

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Intelligence artificielle et fonctions humaines

Le travail au XXIe siècle. Contrairement aux annonces de la fin du travail, il importe de le transformer dans un sens authentiquement humain, pour et avec ceux qui travaillent. L’ère du numérique permet et engendre de multiples transformations dans les processus de travail et dans la configuration des emplois. Certains, il y a peu, prédisaient …

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Anne Seghers, « La septième croix »

Œuvre littéraire. Autour de l’évasion de sept prisonniers d’un camp dans les années 30 Anna Seghers dresse un puissant tableau de l’Allemagne en proie au nazisme. L’ouvrage d’Anna Seghers La septième croix – Roman de l’Allemagne hitlérienne, vient d’être réédité par Métailié. L’auteur l‘écrivit pendant son exil en France durant les années 30. La trame …

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Précarité accrue dans la fonction publique

Agents contractuels. Le nombre d’employés contractuels, ne bénéficiant pas du statut de fonctionnaire, ne fait que s’accroître dans la fonction publique. Le statut de la fonction publique adopté en 1946 prévoit que les agents publics de l’État soient fonctionnaires. Mais depuis longtemps déjà, en recrutant des intérimaires, des vacataires et autres personnels avec ou sans …

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Tuer le monstre, sortie de résidence à la Casa Musicale

Action théâtrale. Dans une mise en scène de Frédéric Noguer, Timothée Lepeltier et Aurélien Pawloff ont interprété, devant créateurs et diffuseurs, une pièce de l’auteur écossais Matthew Mc Varish. C’est un grand bonheur de se retrouver avec les gens de la troupe et ceux qui ont coutume de promouvoir le théâtre en divers lieux du …

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SUR LE VIF

De la très-très mauvaise humeur !

L’humeur vous laisse libre de vous laisser embarquer par votre subjectivité et de laisser vagabonder votre esprit sur les éventualités qui peuvent s’offrir à vous : nous entrons dans une période pré-électorale. Les esprits s’échauffent. Les vocations s’exacerbent. La décision de la justice de mettre de la souplesse dans les décisions prises à propos du RN a ranimé la flamme de Marine Le Pen et a renvoyé Bardella dans une attente où il est possible de lire de la déception.

Que pourrait-on dire ?

La messe serait dite

À en croire les sondeurs, la messe serait dite et il faudra faire avec un RN qui nous projettera dans des temps reculés que nous estimions dépassés. Ave, en prime, la profonde remise en cause des fondements de nos valeurs républicaines. « Travail, famille, patrie », le retour !

Dans un nivellement d’autant plus insidieux qu’il avance cacher et qu’il pourrait nous laisser sans voix, sans espoir, dans un maelström européen qui part dans tous les sens. L’impensable : le plus impensable dans cette affaire réside dans la pléthore de candidats potentiels qui ne veulent pas voir, envisager les risques encourus et qui semblent prêts à affronter la bête immonde en tant que candidate comme les autres, BCBG, dédiabolisée, digne de concourir après son père, après ses tentatives infructueuses, avec de grands soutiens populaires et d’énormes appuis financiers … à une compétition où se joue une partie de notre histoire.

Les endormis

Ils sont tranquilles, à droite, au centre, à gauche, comme si la montagne allait accoucher d’une souris qui serait dans le droit fil d’une élection présidentielle comme une autre, qui ferait ce que toutes les souris ont fait : un changement de personnels, quelques nouvelles têtes et on repart comme avant. On gère le capital avec une souris d’extrême droite. Il n’y a pas de quoi s’énerver. Ces gens-là sont de bonne compagnie. D’où les prétentions multiples et variées de tenter une chance, fût-elle quelque peu compromise.

Pas le moindre catastrophisme à l’évocation d’un monde qui pourrait changer. La sérénité partagée que les sursauts populaires ne changeront rien et qu’il sera toujours temps de s’adapter, de collaborer, de s’arranger avec les puissants du jour qui bien sûr seront dignes de notre allégeance.

Mémoire et valeurs

Je ne partage rien de ce foutage de gueule quasi généralisé. Avec tous ceux qui gardent leur mémoire, avec ceux qui ont toujours tout fait pour préserver leurs valeurs, leurs ambitions d’un monde de paix, de justice, bâti sur la solidarité et le partage des richesses. Les incantations sont à laisser aux vestiaires, elles n’abuseront que ceux qu’un sursaut démocratique pourrait momentanément réveiller d’un sommeil profond. Il importe de se lever. Il importe de bousculer un laisser-aller coupable du pire pour réveiller ces consciences dont nous savons très pertinemment qu’elles sont porteuses d’avenir.

Jean-Marie Philibert

Dix ans après l’attentat du 14 juillet 2016, Nice se recueille pour ne jamais oublier

Dix ans après l’attentat qui a endeuillé la Promenade des Anglais, Nice a rendu un hommage solennel aux 86 victimes de l’attaque terroriste du 14 juillet 2016. Une journée placée sous le signe du souvenir, de la dignité et de la résilience, en présence des familles des victimes, des rescapés, des autorités locales et nationales, ainsi que de nombreux Niçois.

Les commémorations ont débuté dès la matinée avec plusieurs temps de recueillement organisés sur la Promenade des Anglais, là même où, dix ans plus tôt, un camion lancé dans la foule venue assister au feu d’artifice de la Fête nationale avait semé la terreur. Au fil de la journée, des gerbes ont été déposées devant le mémorial, tandis qu’une minute de silence a rassemblé plusieurs centaines de personnes dans une profonde émotion.

Point d’orgue de cette journée, une cérémonie officielle s’est tenue en présence du président de la République, entouré d’élus, de représentants des institutions, des forces de sécurité et des services de secours. Dans son intervention, le chef de l’État a salué la mémoire des victimes, le courage des survivants et l’engagement de tous ceux qui étaient intervenus cette nuit-là pour porter secours aux blessés.

Les associations de victimes ont également pris la parole, rappelant que si le temps apaise parfois les blessures, il n’efface ni les absences ni les traumatismes. Elles ont insisté sur l’importance de préserver la mémoire de cette tragédie et de transmettre son histoire aux jeunes générations afin que de tels actes ne sombrent jamais dans l’oubli.

Tout au long de la journée, les habitants de Nice se sont succédé devant le mémorial pour déposer des fleurs, allumer des bougies ou simplement se recueillir en silence. Les visages étaient graves, les regards souvent tournés vers la mer, symbole d’une ville qui a dû apprendre à se reconstruire sans oublier.

L’attentat du 14 juillet 2016 demeure l’un des plus meurtriers perpétrés sur le sol français. Il avait coûté la vie à 86 personnes, dont 15 enfants, et fait plus de 450 blessés. Dix ans plus tard, la douleur reste vive pour de nombreuses familles, mais cette commémoration témoigne également de la solidarité et de la résilience dont Nice a fait preuve depuis cette nuit tragique.

À travers cette journée d’hommage, la cité azuréenne a rappelé que la mémoire constitue un rempart contre l’oubli. Dix ans après les événements, Nice continue d’honorer celles et ceux dont la vie a été brutalement interrompue, tout en affirmant sa volonté de défendre les valeurs de liberté, de fraternité et de paix qui avaient été attaquées ce soir du 14 juillet 2016.

Corinne Coquet

Attaché parlementaire et tickets de caisse…

Louis Aliot a été condamné à un an de prison avec sursis, une amende de 5 000 euros et une peine d’inéligibilité de deux ans avec sursis pour avoir détourné des fonds européens de leur destination initiale, à savoir payer un attaché parlementaire… qui n’a jamais été attaché parlementaire du député Aliot ! Et bien entendu, le maire de Perpignan pousse des cris d’orfraie et crie à l’injustice… car il ne s’est pas enrichi personnellement. Étrange façon de nier le vol de l’argent des contribuables européens…

Car, selon cette conception « aliotesque », si demain, je barbote deux litres d’eau au supermarché du coin, non pour moi mais pour donner, par ces temps de canicule, à boire au SDF du coin de ma rue, il n’y aurait pas plus de raison de me condamner ! Et puis, on a un peu de mal à imaginer l’édile perpignanais comme un chevalier blanc quand on sait que, depuis des années, il refuse de se soumettre à la demande de communication de ses notes de frais (déplacements, restauration et représentation) réalisées dans le cadre de son mandat de maire durant les années 2020 à 2024. Il a même fallu un jugement du Tribunal administratif de Montpellier pour lui rappeler qu’il est normal de contrôler l’utilisation de l’argent des contribuables … perpignanais comme européens. Mais visiblement Louis Aliot a du mal à retrouver factures et tickets de caisse… 

R. G.

Marine Le Pen condamnée mais candidate forcenée

Piétinant l’exigence morale qu’elle prônait jadis, la responsable d’extrême droite a décidé de forcer le passage jusqu’à l’élection présidentielle.

La justice, les électeurs et la probité, tous méprisés d’un seul mouvement. En déclarant sa candidature quelques heures après sa condamnation pour détournement de fonds publics par la Cour d’appel de Paris, et malgré plusieurs doutes juridiques, Marine Le Pen a choisi mardi dernier de passer en force. Jordan Bardella, président du RN, contraint de renoncer à la course à l’Élysée, n’avait jusqu’ici émis aucune parole publique depuis le passage de son mentor devant le 20 Heures de TF1, laissant présager une déception, voire des tensions à venir. Face aux caméras, il n’a guère été plus prolixe, se contentant de déclarer être « extrêmement heureux que nous puissions entrer en campagne avec Marine ».

« J’ai une éthique, une morale, et je m’y tiens »

Qu’importe si deux tribunaux l’ont reconnue coupable de « faits graves » en tant qu’« instigatrice » d’un « système » ayant permis de détourner 2,8 millions d’euros d’argent public pour développer son parti, selon les mots de la présidente de la Cour d’appel. Pour le député RN Jean-Philippe Tanguy, cela ne compte pas : « Marine Le Pen est la mieux placée pour savoir si elle est innocente ou coupable. » Elle et ses complices, reconnus coupables des mêmes faits, dont Louis Alliot maire de Perpignan. Qu’aurait pensé la Marine Le Pen de 2013 qui réclamait « l’inéligibilité à vie pour tous ceux qui ont été condamnés pour des faits commis à l’occasion de leur mandat », tout en clamant « j’ai une éthique, une morale, et je m’y tiens » ?

Le pari d’un lent calendrier judiciaire

En se pourvoyant en cassation, afin de suspendre sa peine d’un an de prison ferme et éviter de faire campagne avec un bracelet électronique, Marine Le Pen a également menti à ses électeurs, à qui elle assurait dans le magazine d’extrême droite Causeur, en novembre dernier, qu’elle ne soumettrait pas sa candidature à un pourvoi… Pour le RN , la Cour de cassation ne doit pas se prononcer avant l’élection présidentielle. La défense de la prévenue était pourtant bien heureuse de bénéficier d’un traitement de faveur lorsque, au printemps 2025, la Cour d’appel de Paris a annoncé qu’elle ferait en sorte de rendre sa décision « à l’été 2026 ». Un régime de faveur qui a permis à la prévenue d’être à nouveau éligible, grâce à la clémence de la Cour d’appel, mettant en avant le principe de « liberté de candidature » pour réduire la peine d’inéligibilité à quinze mois ferme (ainsi que trente avec sursis).

Marine Le Pen sera candidate jusqu’au bout

Un retour de l’exécution provisoire est jugé « improbable » par Jean-Philippe Tanguy, un des plus fidèles lieutenants de la « patronne » Car, depuis la décision de la Cour d’appel, le camp Le Pen a fait le plein de confiance, persuadé que, désormais, aucune juridiction n’osera priver les électeurs d’une candidate, qui plus est peu de temps avant l’élection. Après avoir sali, insulté, méprisé la justice et les magistrats depuis dix ans, Marine Le Pen compte désormais sur leur sollicitude.

Roger Rio

Les syndicats à vélo – Ils s’invitent sur le Tour, le vrai, à Carcassonne 


 
 Mardi, en présence de Sophie Binet et d’un très important « peloton » de la CGT, les militants sont venus dire au nouveau maire « plénipotentiaire » RN de la ville, leurs sentiments protestataires. Ils ont donc pris un départ « fictif », à vélo, bien avant que les coureurs professionnels en fassent de même sur la même ligne.  Ils ont aussi pris la parole, dénonçant les atteintes nombreuses aux libertés dans les entreprises, les entraves anti-syndicales qui se multiplient et, évidemment, ont conspué la décision inique du maire de virer les syndicats non soumis de l’ancestrale bourse du travail. 

Annonces – Rendez-vous – Événements du 03 au 09/07/2026

PROGRAMME FETE 2026

Vendredi 3 juillet

  • 19h : Inauguration de la fête, geste inaugural à l‘entrée et mot d’accueil du directeur de la fête sur la Grande scène,

en présence d’Alexandre Basquin, sénateur communiste du Nord et des représentants syndicaux des personnels du groupe ELSAN.

  • 20h Grande Scène, en duplex avec la Palestine, lancement de la campagne « Un million d’oliviers pour la Paix », en

présence de Ayman Shakaa, directeur général des relations internationales de l’OLP, Efraim Davidi, membre du bureau politique du Parti communiste israëlien, Issa Elshatleh, vice-président de l’association palestinienne des agronomes arabes (AAA).

  • Début des spectacles.

Samedi 4 juillet

  • 12h, à l’Agora, à l’invitation de Jean-Andre Magdalou, maire d’Alénya et président de la Coopérative 66 des élus communistes et républicains, rencontre amicale avec des élus locaux et présentation de la semaine de la Paix 2026 par l’association « Cultures de Paix ».
  • 16h30 : stand du Vallespir, débat sur l’accès à la Santé
  • 16h30 : stand des Amis du TC, initiative mémorielle pour, les 90 ans de la guerre d’Espagne avec exposition, film, puis déambulation sur la fête et présentation d’un ouvrage sur le thème par Georges Sentis, à la librairie de la fête.
  • 17h à l’Agora, débat « école publique, école privée » organisé par la CGT et la FSU, en présence de Charlotte Vanbesien, secrétaire nationale de la FERC CGT et Benoit Teste, ancien secrétaire national de la FSU.
  • 17h30
  • 18h à l’Agora, débat sur « le Numérique : Stop à l’exploitation »avec Alexandre Basquin, animé par René Granmont

Durant les deux jours, présentation d’ouvrages et signatures à la librairie de la fête et exposition « les 90 ans du Travailleur Catalan », au stand des Amis du TC.

Louis Aliot appelé à plus de transparence


Le tribunal administratif de Montpellier ordonne à Louis Aliot de communiquer au plus vite ses notes de frais en tant que maire de Perpignan entre 2020 et 2024. L’association Transparence citoyenne avait exigé des maires de plus de 10 000 habitants de communiquer les notes de frais réalisées dans le cadre du mandat de maire.

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