
Chiffres à l’appui et convictions renouvelées, le PCF local, avec ses élus, entend tout mettre en œuvre et peser pour que les salariés obtiennent enfin gain de cause.
« Oui, Elsan peut et doit satisfaire les revendications tout à fait raisonnables des grévistes des établissements ». C’est l’idée centrale du parti communiste. Les directions d’établissement, elles, préfèrent pourtant dépenser les frais importants liés aux réquisitions. Pas question pour eux de « céder » au mouvement social. Les consignes de la maison-mère sont exécutées à la lettre.
Au centre, les salaires et les conditions de travail
Michel Coronas, l’un des responsables, après avoir réaffirmé la totale indépendance du mouvement et noté positivement la nature démocratique des assemblées générales, a livré une analyse précise de la situation : « c’est, à l’évidence, la question des salaires qui est au centre. La question de justes répartitions des richesses est ainsi posée en grand, celle de la confrontation capital-travail. Les profits existent bien. Mais les prélèvements financiers de toutes sortes existent, dans une grande opacité. D’après nos recherches, le taux de rentabilité du capital dans le domaine de la santé privée se situerait entre 7 et 12 %. Ils peuvent payer, c’est certain ». Et il poursuit : « après les tripatouillages comptables, les versements à la maison-mère, la location des bâtiments à une SCI (entre six à sept millions en 2024 à Médipôle!) et autres prélèvements,…, Elsan ne ferait plus de bénéfices ! L’opacité est terrible. N’étant pas cotée en bourse, impossible d’accéder à une comptabilité sincère et complète du groupe ». Enfin, il concluait : « la bataille menée est un combat d’intérêt général, pour la qualité des soins et du travail. En termes de personnels par exemple, les établissements sont à l’os, à flux tendu. Et chaque absence impromptue d’un professionnel devient un gros problème ».
L’ARS et l’État interpellés
« Le préfet dit aider à une médiation. Nous verrons. Mais nous, nous demandons à l’ARS de vérifier ce qu’il se passe, de la qualité des soins au manque de matériels, du nombre d’agents non remplacés aux souffrances au travail. C’est sa compétence ! De notre côté, nous avons imprimé des milliers de tracts que nous avons distribués le weekend dernier, et nous organisons autant que possible la collecte de fonds et contributions pour soulager un peu les pertes importantes de salaire ». Les jours à venir seront décisifs.
Michel Marc






