
Chaque année, en mars, le syndicat CGT rend hommage à ce grand syndicaliste, communiste, assassiné par les nazis. Il était le responsable national du syndicat CGT des cheminots.
Engagé dans la résistance très tôt, avec ses camarades qui ont tant fait pour libérer la France de l’occupant nazi, menant la très fameuse bataille du rail, il fut, comme 8 938 autres cheminots, victime de la barbarie sur son sol. 1 157 autres sont morts en déportation et 15 977 furent blessés pendant les combats.
Le contexte et les leçons pour aujourd’hui
Le porte-parole Mika Meusnier, devant le monument aux morts et une quarantaine de participants a évoqué le contexte et a mis en garde : « Partout dans le monde, l’extrême droite gagne du terrain (…) » et, plus loin : « À l’échelle du monde, le séisme états-unien, ses initiatives violentes et guerrières commencent à produire des bouleversements économiques, des désastres humanitaires, et des blessures environnementales de long cours ». L’orateur évoquait ensuite la France, et Louis Aliot pour qui « les syndicats sont les croque-morts du monde économique et du travail, ils ne servent à rien » et pour qui le droit de grève devrait être sérieusement « repensé ». De quoi satisfaire une partie du grand patronat qui, chacun le sait maintenant, a choisi son camp pour les années à venir. Pierre Sémard a aussi été emprisonné pour avoir combattu la guerre coloniale au Maroc. « Pacifiste, internationaliste, il nous laisse un héritage que nous avons le devoir de faire fructifier ». Mika détaillait ensuite les conséquences des guerres, le tribut que paient les peuples de tous les pays, l’enrichissement des industriels de l’armement, la collusion entre les milliardaires et les extrêmes droites du monde. Il concluait : « oui, honorer la mémoire de ce combattant n’a rien d’archaïque ou de passéiste, comme certains pourraient le laisser penser ».
Michel Marc







