Francis Biyong, ténor lauréat du concours des grandes voix d’Afrique, donnait deux récitals dans le département à l’invitation des Amis d’Alain Marinaro.
C’est un parcours d’exception qu’a suivi Francis Biyong. Né dans une petite localité du Centre Cameroun, il est aujourd’hui recruté dans les plus grandes salles d’opéra d’Europe. Un parcours qui, pour le jeune ténor, a fait étape à Perpignan, au CRR, où, en un temps record, il a passé tous les diplômes nécessaires. Il s’est ensuite produit avec Daniel Tosi, puis direction Toulouse où il intègre la troupe du Capitole, et, maintenant, Berlin.
Il était dans les Pyrénées-Orientales le week-end dernier, l’association Les Amis d’Alain Marinaro l’avait invité pour deux récitals, un à Taulis, l’autre à Laroque- des-Albères. Autant dire une promenade de santé pour un ténor qui module à la perfection une voix au timbre profond capable de passer du murmure aux sommets. Accompagné au piano par Angéline Pondpeyre, il a enchanté le public d’un florilège d’airs d’opéra, de mélodies, de chansons comme l’Hymne à l’amour.
Massenet y côtoyait Kurt Weill, Verdi ou Puccini…
Entre les chants, une Maria, psychiatre et chanteuse de son état, commentait avec brio les thématiques chantées, l’amour, la mélancolie, la mort…
Une belle découverte que ce chanteur lyrique qui respire l’humilité et la gentillesse dont on ne manquera pas de suivre la carrière si prometteuse.
N. G.