
Si parfois certains participants à la fête l’oublient, la Fête du Travailleur Catalan est aussi, et même d’abord, celle d’un journal qui doit faire face à de grosses difficultés pour continuer à vivre.
Depuis près de 90 ans, le Travailleur Catalan accompagne les combats du monde du travail, de toutes celles et ceux qui luttent pour l’émancipation humaine et pour la paix. Notre hebdomadaire a traversé moultes tempêtes, mais, tout en restant fidèle à ses valeurs et ses objectifs – informer ses lecteurs, leur donner matière à penser, leur permettre de comprendre le monde pour mieux pouvoir le transformer – , il a su poursuivre sa route en évoluant.
Aujourd’hui la manière dont l’information est produite, diffusée et reçue est profondément transformée. On ne s’informe plus seulement en feuilletant un journal ou même en consultant un site, on découvre l’actualité via des vidéos, des réseaux sociaux ou encore l’intelligence artificielle. Toutes ces évolutions ébranlent le monde des médias et la bataille de l’information est désormais celle de la vérité des faits face à la désinformation, aux fake news, à la manipulation des images …
Des bouleversements qui pèsent sur le journal
Comme tous les titres de la presse hebdomadaire régionale, le Travailleur Catalan est confronté à ces bouleversements.
Dans le même temps, les coûts de production, les tarifs postaux, le prix du papier n’ont cessé de grimper alors que les aides publiques à la presse baissent d’année en année.
Face à tout cela, s’il veut toujours jouer son rôle, s’il veut continuer à vivre, le Travailleur Catalan est contraint d’évoluer. Il l’a fait avec ses petits moyens : évolution de la version papier, création d’un site numérique, … Mais aujourd’hui, le journal est à la croisée des chemins : ou il a les moyens d’investir pour améliorer son site numérique, pour améliorer sa version imprimée et mieux répondre à l’attente de toutes celles et ceux à qui il souhaite s’adresser, ou il devra à très court terme disparaître.
Pour qu’il vive, l’abonnement !
C’est donc un appel à toutes celles et ceux qui pensent que les Pyrénées-Orientales ont besoin d’un journal qui informe librement et soutienne les luttes du mouvement ouvrier, les combats progressistes, les batailles pour la paix, que nous lançons aujourd’hui : pour faire vivre le Travailleur Catalan, abonnez-vous, versez à la souscription pour la défense du T.C.
Parfois, même l’Indep !
Les 19 et 20 juin, les communistes des P.-O. tenaient leur congrès départemental. Le quotidien local, faute de moyens humains, n’a pu couvrir ces débats. Cela arrive à tous les journaux… Mais cela n’autorise pas à mettre en titre d’un article le jeudi 25 juin – « les communistes catalans vont pousser derrière Fabien Roussel » – une information totalement fausse. Si les communistes catalans ont débattu de la situation sociale et politique du département, de la lutte contre l’extrême droite, de la présence d’un candidat communiste à la prochaine élection présidentielle, ils n’ont jamais abordé la question de la candidature de Fabien Roussel…
Attention aux fake news, chers confrères, car, comme disait Pierre Dac, à force de prendre des vessies pour des lanternes, on se brûle !








