
Mercredi 5 août 2026, au Club du festival Pau Casals, nous avons eu la réponse à la question qu’il posait en chanson : C’est quand le bonheur ? Le bonheur, ce fut ce soir-là, à Prades, avec Cali et son trio.
S’appuyant sur le magnifique duo que formaient sa fille, Coco Caliciuri, violoncelliste de très grand talent, et Juliane Coizet, pianiste tout aussi talentueuse – qui fut la professeur de Coco –, le chanteur-compositeur a pu donner libre cours à sa joie, à sa poésie, à sa fantaisie, à ses coups de gueule aussi.
Joie et même fierté d’un père qui retrouvait sa fille sur scène, magie des textes dits par Cali ou par Juliane, harmonieux ménage du violoncelle et du piano, souffle poétique des chansons de Cali et d’autres, plaisir de se plonger dans le public – y compris en retrouvant son vieux prof d’anglais – tout était là pour faire de cette soirée un magnifique voyage dans la musique, la grande comme la petite, de Bob Dylan à Rachmaninov, de Bruno Caliciuri à Chopin, ….
Sans oublier, mais comment en douter avec Cali, de revenir à de bien tristes réalités en dénonçant avec une lettre d’un écrivain gazaoui le génocide en cours là-bas – « Palestine libre ! » – ou en combattant au détour d’un souvenir ou d’une anecdote le fascisme d’hier – « Franco la muerte ! » – et d’aujourd’hui (pourquoi Cali ne peut chanter à Perpignan…) .
Pour conclure ce moment de pur bonheur : bravo à ce trio magnifique !
René Granmont






