LE TRAVAILLEUR CATALAN

Jazzèbre

Salle comble à Port-Vendres le 7 octobre pour les superbes variations autour du tango de Louise Jallu et son groupe.

Louise Jallu, 28 ans, artiste française, joue du bandonéon depuis l’âge de cinq ans. Elle est aussi compositrice, nominée en 2021 aux Victoires du Jazz dans la catégorie Révélation. Elle s’intéresse tout particulièrement au tango et à l’œuvre d’Astor Piazzola, dont, imprégnée aussi de jazz et de musique contemporaine, elle s’inspire pour aller bien au-delà et nous proposer avec ses trois associés, de multiples et stimulantes variations.

Un mot sur le bandonéon, qui n’est pas de nos instruments les plus familiers. Certains disent qu’il n’est pas comme on le croit, originaire d’Argentine, mais peut-être d’Allemagne. En tout cas, il a quatre claviers, deux à l’aller, deux au retour du soufflet. Sa vision, liée aux sons qu’il produit peut-être très rétrécie, avec des sons filés répétitifs. À d’autres moments on l’étire, en arc de cercle parfois décalé d’un côté. L’interprète peut aussi l’étirer très, très bas, au long de ses jambes et cela fait une belle image.

Ceci dit revenons au concert, au tango et au quartet qui se produit pour nous.

La musique, c’est bien quand elle interroge…

La musique, dit Louise Jallu, c’est bien quand elle interroge. Et manifestement l’interprète s’est beaucoup interrogée. Et n’a pas manqué de réponses tant sont variées les diverses pièces qui ont charmé nos oreilles.

Louise n’est pas seule. Elle a joué à Port-Vendres avec Karsten Hochapfel au violoncelle et à la guitare, Grégoire Letrouvet au piano et au Fender Rhodes, Alexandre Perrot à la contrebasse. Leur musique est sensible, infiniment variée, inventive à souhait. Certains morceaux plus longs, avec des solos de l’un ou de l’autre. C’est parfois Louise qui attaque, ou la contrebasse, ou le piano, ou la guitare. De temps en temps Grégoire a une main sur le piano et une autre sur le Fender. Ce qui domine c’est pourtant l’entente entre les quatre, la puissance, l’infinie variété, même si le bandonéon et la richesse de jeu de Louise sont intensément captivants. Avec de multiples variations, on demeure dans l’univers du tango, avec un final pur Piazzola pour ne pas quitter l’ambiance.

Y.L.

 
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