LE TRAVAILLEUR CATALAN


Les élus enseignants au conseil d’administration du lycée ont décidé, avec leurs syndicats, de ne pas siéger ce mardi 17 mars. Ils contestent le manque de moyens mis à la disposition pour la rentrée 2026.

La motion écrite intersyndicale est sans ambiguïté (FSU, CGT, Snep-FSU, Sud Educaion…). Les responsables syndicaux présents l’ont éclairée et ont expliqué leur posture à la presse, désertant le Conseil d’administration pour qu’il n’atteigne pas le quota obligatoire. Sans rentrer dans toutes les précisions portées par le texte, quelques extraits aident à comprendre. 

Le Budget national 2026 en accusation

« Si la baisse démographique est avérée dans le département, elle ne devrait pas conduire à des suppressions de postes. Nous constatons que cette dotation (DHG, dotation horaire globale) s’inscrit dans un cadre de rigueur budgétaire où la rentabilité l’emporte encore sur le devoir de service public d’éducation que l’État se doit de fournir aux citoyens ». Et, plus avant : « la marge de manœuvre de l’établissement est de plus en plus limitée. Or il est important d’offrir aux élèves le choix : celui des formations, des spécialités et des options dont le nombre se réduit chaque année.  Nous ne pouvons que constater que la faiblesse de cette dotation ne permet ni la baisse des effectifs par classe ni d’effectuer des dédoublements de classe avec des cours à effectifs réduits ». Les professeurs insistent ensuite sur les questions d’urgences, de qualité des enseignements, sur l’égalité des chances malmenée, sur les détresses scolaires à accompagner, très nombreuses dans le département et en particulier à Picasso. Et enfin : « le problème des remplacements de longue durée n’est toujours pas résolu faute d’enseignants remplaçants. Il s’agit donc d’un double mensonge : l’État fait croire aux enseignants qu’ils sont augmentés en leur donnant des travaux supplémentaires et on fait croire aux élèves que leurs enseignants sont remplacés et que le suivi pédagogique est assuré ». La conclusion est directe : « l’État manque à son devoir de service public d’éducation de toutes les citoyennes et tous les citoyens ». Les personnels exigent une dotation à la hauteur des besoins, qui permette à l’établissement public de jouer pleinement son rôle. 

Michel Marc

 
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