
À la galerie La main de fer, les œuvres de huit peintres célébrent la venue du printemps.
Il suffit d’entrer dans la galerie de la rue de la Révolution française pour être saisi d’une impression de fraîcheur, de plaisir. Le thème de l’exposition actuelle, Les beaux jours, est-on ne peut plus propice à une débauche de fleurs, de couleurs, de nature. Géraldine Torcatis, la galeriste, la présente ainsi : « la galerie célèbre ce moment fragile où la saison bascule et où la nature s’éveille à nouveau. Une exposition portée par l’élan vital du printemps, promesse de lumière, de paysages et de sensations. »
Cette belle promesse est portée par huit artistes de grand talent dans une remarquable diversité d’expressions.
D’emblée, sur un très grand format, une cascade de plumbagos happe le regard. Une acrylique de Laure Boin, installée dans le Gard, fleurs et feuillages saturent la toile dans cette série intitulée Verdures carrément immersive, il y a du mouvement, de la vie dans des toiles aux vives couleurs.
En un contraste réussi, ce travail fait face aux petits formats de Swan Calabre, enserrés dans des cadres en bois, scène familiales, femmes, enfants, une artiste qui cultive l’intime, l’émotion. Une inspiration qui se rapproche de celle d’Ayline Olukman qui mêle avec bonheur photo et peinture pour des nus traversés d’ombres ou couchés dans l’herbe.
Immense artiste londonien, Paul Smith s’attache à la mémoire, ce qui reste, ce qui s’efface. Une tonalité bleue-verte domine un ensemble d’œuvres accolées, piscines, terrains…paysages que tout humain a désertés mais dont la trace perdure.
On ne peut qu’être fasciné par les Arbres de vie de Fabienne Auzolle inspirés par los arboles de la vida mexicains dont brille la surface émaillée, éclairés par une myriade de fleurs comme des couronnes.
Tout aussi éclatantes les céramiques d’Elia Pagliarino, immenses vases colorés qui renferment un rouleau sur lequel on lit l’histoire illustrée en surface.
Et aussi le réalisme à la Hoper d’Emilie Dumas, une immense voiture, et les papiers froissés de Frédéric Lacaille …
Nicole Gaspon
À voir jusqu’au 31 mai
du mardi au samedi de 14h30 à 18h30
2 rue de la Révolution française Perpignan





