
Dimanche dernier, pour le quasi clôture de saison, la scène nationale proposait une création signée Walid Ben Selim. Grandiose.
Au départ un texte poétique Les Processions, on le doit à Khalil Gibran (1883-1931) un artiste libanais auteur d’une œuvre empreinte de spiritualité. La rencontre de ce texte et de Walid Ben Selim, chanteur et compositeur, artiste associé à l’Archipel, est à l’origine d’un poème musical de grande ampleur donné en création dimanche dernier. Pour l’interpréter, pas moins de deux chœurs et deux orchestres, une collaboration inédite entre ensembles d’ici (chœur Osmose dirigé par Aline Rico et orchestre du Conservatoire de Perpignan) et du Liban (Chœur et musiciens des Musicales du Liban). Un format impressionnant dirigé avec autorité par Fadi Khali. Walid Ben Selim chantant le texte dont quelques phrases étaient projetées en fond de scène.
Une séquence vibrante de spiritualité, d’humanité, l’amour dans toutes ses dimensions étant décliné tout au long du texte. Il y a évidemment la barrière de la langue, mais le spectacle, avec ces vagues sonores qui se succèdent, les sonorités cristallines de la flûte ou de la harpe qui émergent, la puissance des chœurs, le chant lancinant de Walid Ben Selim touche au cœur. Beaucoup d’émotion aussi à entendre Walid exprimer sa douleur pour les enfants libanais tués, le même clamant ensuite que, toujours, « la culture est la solution ».
N. G.




