
Très majoritairement femmes, ces professionnelles sont paradoxalement bien connues dans leurs tâches effectuées, et très mal connues à propos de leurs conditions d’exercice. La hausse du prix des carburants vient donner le dernier mauvais coup qui peut être fatal.
Elles aident les personnes ayant perdu tout ou partie de leur autonomie (ménage, promenade, habillage, repas…). Elles sont environ 3 000 dans le département, d’employeurs divers, elles gagnent peu, souvent employées à temps partiel, se déplacent avec leurs véhicules personnels (sauf exception), et ont des emplois du temps (plannings quotidiens) à trous très inconfortables. Associations à but non lucratif, entreprises privées, administrations publiques les emploient. Le gouvernement fixe le les conditions de travail et le niveau des indemnités, en quelque sorte encadre l’activité avec un convention collective. Le Conseil départemental finance selon ces critères nationaux.
Les frais de déplacement en forte augmentation
Les choses sont claires. L’inflation des prix des carburants entraîne une augmentation de leurs dépenses personnelles de plus de 20 %. Dans l’espace rural, c’est pire. De 200€ dépensés par mois environ, on passe à 260. Plus de 60 € d’augmentation ! Et rien n’est envisagé par le gouvernement pour compenser cet écart. Quand on touche à peine de 800 à 1 300€, l’augmentation est immense. L’indemnisation kilométrique reste donc au même niveau, très bas, à 0,40/km. « Il n’est pas étonnant que les employeurs peinent à trouver des volontaires et à embaucher. C’est le cas aujourd’hui. Avec la CGT, nous réclamons le passage de l’indemnité kilométrique de 0,40 à 0,80, des augmentations du salaire horaire qui fait du sur-place depuis plus de 5 ans » précise une déléguée syndicale. Dans les semaines à venir, avec la CGT, elles vont demander audience au Conseil départemental et au préfet qui est le représentant de l’État.
Michel Marc




