
Pour sa 11e édition, le festival jazzistique a largement rassemblé les amateurs du genre entre Saint-Génis-des-Fontaines et Céret.
À Saint-Génis, le côté intimiste, à Céret, les grands orchestres plus les concerts gratuits dans les rues, le festival Jazz en Tech 2026, qui se tenait fin juillet début août, a attiré 3 000 spectateurs. De quoi réjouir les organisateurs, en premier lieu son président, Alain Brunet, également trompettiste hors pair.
Il faut retenir de cette édition des révélations et beaucoup de belles surprises. Révélation, la jeune Louise Knobil, chanteuse, compositrice et contrebassiste. En concert à Saint-Génis, elle a conquis une grande partie du public par sa spontanéité, son humour, son talent créatif. Une fille attachante et détonante qui fera à coup sûr un beau parcours.
À Céret, les grands noms du jazz étaient à l’honneur, avec les hommages à Miles Davis, John Coltrane et Sonny Rollins. Ni copie, ni révérence, les artistes invités s’attachant avant tout à faire vivre un esprit, une inspiration, pour mieux s’en détacher avec une musique originale et inventive. Ainsi Eric Truffaz, ainsi Christophe Dal Sasso, sa formation impressionnante et ses fabuleux saxophonistes, Davis El-Malek et Stéphane Guillaume ; ainsi Akpé Motion avec les solos vertigineux d’Alain Brunet à la trompette, de Nico Morelli au piano et son batteur inspiré Pascal Bouterin, un ensemble qui conjugue exigence et élégance…Autant de soirées vibrantes sous les étoiles, d’une grande diversité musicale, du jazz comme on l’aime. Au milieu, une soirée boogie-boogie avec Ladyva et le Barcelona Big Band, elle, en robe à paillettes, dispensant œillades et coups de reins, infatigable au clavier et au chant, ils embarquent le public dans un tourbillon. On retrouvera Ladyva cet automne à Saint-Estève.
Un très bon cru.
Nicole Gaspon




