
Le festival perpignanais s’est achevé à l’aube le samedi 4 avril à la médiathèque, une édition au long cours et une tramontane persistante.
Le vent violent et durable n’a pas épargné le festival Musique sacrée, s’il n’a pas gêné les nombreux concerts ni découragé le public, il a compliqué la tenue du village du festival situé derrière le chevet de l’église des dominicains. Saluons les artistes qui s’y sont produites avec panache : Ines Morin et Maïa Aubert sur des musiques traditionnelles et folk, la première étant aussi luthière à Perpignan ; la chanteuse Sarah Dakhlaoui dans des chants traditionnels.
La dernière semaine a été marquée par deux grands moments, le spectacle Obsession à l’Archipel (dans le cadre du partenariat entre les deux entités) et le concert Vers la paix, le dernier du soir en l’église des dominicains.
C’est l’ensemble La Tempête dirigé par Simon-Pierre Bestion qui proposait Obsession, un spectacle marqué par une scénographie impressionnante, sur fond noir, un immense cylindre en textile où se tient le chef, et, à l’occasion des choristes, une myriade de leds sur les vêtements des chanteurs dont certains démarrent depuis les hauteurs du Grenat, des instrumentistes sur des plateaux mobiles…beaucoup d’effets, donc, et les musiques des contemporains Arvo Pärt, Philip Glass et Jehan Alain. Plus qu’à un concert on a le sentiment de participer à une grandiose cérémonie. Efficace.
Toute autre ambiance avec le concert Vers la paix par l’ensemble Caravansérail dirigé de l’orgue par Bertrand Cuiller. Un moment d’intense ferveur que ces cantates de Bach et ces airs de Vivaldi, exaltés par la sublime voix d’alto de Floriane Hasler et des interprètes au sommet,
Nicole Gaspon

