LE TRAVAILLEUR CATALAN

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 © Crédits photos Lionel Moogin


Au centre culturel de Cabestany avait lieu la première du « Chant des sept tours » une œuvre poignante labellisée par la Fondation pour la Mémoire de l’Esclavage.

Sur scène, de grands voilages blancs, au centre, face au public, un homme empêtré dans des cordages, il commence par des murmures, peu à peu sa voix enfle, il interpelle, il entraîne le spectateur dans son cri de colère, de révolte contre cette ignominie qu’est la traite négrière.

C’est ainsi que débute la pièce mise en scène par Karim Arrim, Le Chant des sept tours, d’après un texte de Laurent Gaudé, présentée dans le numéro 4110 de notre hebdomadaire. Elle était donnée vendredi dernier au centre culturel de Cabestany. Thierry Coma joue magistralement le personnage qui représente l’esclave, sa souffrance, sa déshumanisation, tandis que côté jardin, à la guitare, Karim Arrim ponctue ce texte qui est d’une  force inouïe.

Devant cet homme symbole de la tragédie de l’histoire, impossible de ne pas voir ce qui se perpétue aujourd’hui : la parole raciste décomplexée, les bateaux qui coulent en méditerranée, les oppressions qui subsistent.

Une réalisation salutaire qui touche en plein cœur à qui l’on souhaite une longue tournée.

Nicole Gaspon

Le Chant des sept tours est produit par Opéra Théâtre Volubilis, Coup de Théâtre et la ville de Cabestany.

 
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