LE TRAVAILLEUR CATALAN

© Yamashita-China

L’édition 2026 du festival international du photoreportage se déroulera du 29 août au 13 septembre.

Depuis trente-sept ans, la fin de l‘été à Perpignan vit au rythme de Visa pour l’image. L’édition 2026 était présentée la semaine dernière sous la houlette de Pierre Conte, président de l’association. Ce dernier soulignait que 2026 était une année marquée par deux anniversaires, le bicentenaire de l’invention de la photo et le bicentenaire du Figaro. Il énumérait ensuite les inquiétudes de l’heure comme ces « vents mauvais venus d’Amérique » avec « l’IA incontrôlée… les médias d’information fragilisés, le risque sur l’indépendance de l’information, la tentation du pouvoir politique d’intervenir sur les médias… » Face à un tel contexte, Visa défend une éthique du journalisme et entend user du « devoir de vigilance. »

Un festival qui se porte bien, il suffit de voir la courbe exponentielle des visites au cours des trois dernières années. Les représentants des chambres consulaires abondaient dans ce sens soulignant l’impact économique de Visa. Les élues de la Région et du Département relayaient les inquiétudes du président sur la liberté de la presse, la montée de l’obscurantisme, le combat pour la vérité. Côté ville de Perpignan, on notait le fort investissement, 1,6 millions d’euros « à redéfinir peut-être avec la communauté urbaine ».

Jean-François Leroy était absent mais son édito coup de gueule du préprogramme a été cité. Il y dénonce les ravages des fake news et entend continuer à défendre et célébrer orthodoxie et rigueur « derniers remparts contre les fossoyeurs du réel ».

Expositions et soirées

C’est à Delphine Lelu, directrice, et Jean-Luc Soret que revenait de dévoiler les sujets des dix-sept expositions aujourd’hui connues sur un total de vingt-cinq. L’univers sous-marin de Laurent Ballesta, les photos emblématiques de Raymond Depardon, la guerre au Soudan (Abdulmonam Eassa), les mariages virtuels au Japon (Jérôme Gence), le Liban de Diego Ibarra Sànchez, l’illétrisme (Jérémy Lempin), Tchernobyl quarante ans après (Gerd Ludwig), quinze ans de photos d’Étienne Montès, l’odeur de l’Inde (Paolo Roversi), une nouvelle drogue, le kush (Gaël Turine), Éthiopie, une guerre invisible (Robin Titenges), la Chine de Michael Yamashita, Liban (Mohammad Yassine).

Et, bien sûr, les différents prix (pour une somme de 133 000€) et Visas d’or. Les soirées au Campo Santo (31 août-5 septembre) traiteront entre autres de l’Ukraine, du Liban, d’Israël, de Gaza, l’ICE et des photographes disparus…

Les semaines scolaires auront lieu du 14 au 18 et du 21 au 25 septembre.

Jean-Luc Soret appelait au soutien du festival, évoquant également le succès du nouveau site internet du festival qui reçoit 10 000 visites par mois.

Nicole Gaspon

 
Cet article est en lecture libre. Pour avoir accès à l'ensemble du site, merci de vous connecter ou vous inscrire

ARTICLES EN LIEN

1 / ?