LE TRAVAILLEUR CATALAN

Cinq jours et cinquante films du 6 au 10 mai pour « Nos futurs », 61e édition du festival entre cinéma et histoire.

L’édition 2026 du festival Confrontation se tiendra du 6 au 10 mai prochains au Castillet et à l’Arsenal. Avec un thème en forme de jeu de mots pour anglicistes ou (pessimistes), Nos futurs. Présidente de l’Institut Jean Vigo, Chantal Marchon notait la continuité : Confrontation 1985 était sur un sujet proche : Le cinéma au seuil du futur. Il sera intéressant de mesurer le renouvellement de l’approche en nos temps d’intelligence artificielle, de guerres à coups de drones, de pandémies…

Pour cette édition, la présidente insistait sur « la grande attention portée à la jeunesse », des partenariats avec l’université et l’IDEM permettent des facilités d’accès pour les étudiants des deux structures. S’y ajouteront des animations pour le jeune public, du ciné pour les petits.

Manon Billaut, directrice de l’institut, soulignait : le festival se doit aussi d’être accessible à tous les publics, « la séance de cinéma, c’est un moment de partage ». On retrouvera, comme lors des éditions précédentes, la salle éphémère, la boîte noire, et, dans la cour de l’Arsenal, le village du festival et sa guinguette, la librairie Torcatis. Et une innovation : le petit déjeuner des cinémathèques offert tous les matins.

Les cinquante films seront projetés en quatre lieux : en plein air, à l’église des Grands Carmes, à la salle Marcel Oms de l’institut, à la grande salle éphémère et au cinéma Castillet.

Le thème, Nos futurs, nous est annoncé comme « posant une question centrale : comment le cinéma rend-il compte du futur tel que nous l’imaginons ? »

Il est découpé en quatre déclinaisons :

L’invention du futur : l’utopie, l’uchronie et le règne de la dystopie, et des films comme Metropolis (celui de Fritz Lang et celui du japonais Rintaro), 2001, l’Odyssée de l’espace (projeté en plein air en soirée d’ouverture), La Jetée, Alphaville, et des comédies (car on peut en rire) comme The Second Civil War…

Capitalisme à bout de souffle : fin du monde ou fin du capitalisme ? Avec comme films : Soleil vert, Le Fils de l’homme…

Apocalypse et post-humanité, illustré par Terminator, Malevil, Un monde merveilleux…

Trésors de cinémathèque, films sélectionnés par la cinémathèque suisse, celle de Toulouse et le Centre national du cinéma.

Autour des projections, tables rondes et débats seront animés par de très nombreuses historiennes et de nombreux historiens, par des réalisatrices et réalisateurs dont Jean-Loup Bourget, Myriam Tsikounas…

Nicole Gaspon

Tout le programme dans le livret largement diffusé ou sur www.inst-jeanvigo.eu

Les tarifs sont accessibles : pass 35 €, trois films 15 €, séance 7 ou 5 €, ciné petits 4 €, plusieurs événements sont gratuits.

Confrontation se veut responsable et engagée.

Massa Mare, l’atelier pour les professionnels.

Pour la troisième année, durant le festival, se tient, sous l’égide de Marianne Dumoulin, Jacques Bidou et Chantal Marchon, Massa Mare, événement réservé aux professionnels et étudiants en cinéma. 

Il s’agit d’un suivi de films pas encore totalement finalisés, cette année sept ont été présélectionnés. Les ateliers ont lieu les 6, 7 et 8 mai. Les films primés à l’issue de cette séquence seront soutenus. Le bilan des deux premières années est très positif, les films retenus ont été sélectionnés et primés dans de grands festivals.

 
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Une tradition maintenue - C’est dans la cour de l’Arsenal, à l’Institut Jean Vigo, à Perpignan, et ce malgré un vent d’est qui balayait gobelets et chips, qu’une bonne cinquantaine de personnes s’est retrouvée autour de l’équipe de Confrontation.

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