LE TRAVAILLEUR CATALAN


©  Julien-Benhamou March 

L’Archipel recevait la semaine passée l’Insula Orchestra dirigé par Laurence Equilbey, le pianiste Thomas Enhco en soliste.

Un concert Mozart-Schubert et l’orchestre de Laurence Equilbey décidément habituée de l’Archipel, tout pour plaire, la cerise sur le gâteau étant le pianiste Thomas Enhco. Déjà, la sonorité des instruments historiques, moelleuse à souhait, vibrante, était un bonheur. Et le pianiste ! 

Éblouissant de virtuosité il s’attelle à l’aise au concerto pour piano 21 de Mozart. D’abord une introduction en solo inattendue devant un orchestre au garde à vous, puis c’est parti. Ravi de jouer un piano fort de qualité exceptionnelle, Thomas Enhco se démultiplie, il a son Mozart sur le bout des doigts et le réinvente sans cesse. On sent la fibre jazzistique, il se joue des cadences et transcende le sublime Andante. Toute de rigueur et de sobriété, Laurence Equilbey emporte l’orchestre, beau travail des flûtes, comme dans le Schubert de la deuxième partie.

Entre les deux pièces et avant de quitter la scène, Thomas Enhco donnait toute sa mesure avec un brillant rappel en improvisations mozartiennes.

La Symphonie n°6 d’un Schubert de 15 ans concluait la soirée avec une belle énergie.

N. G.

 
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