
Ce jeudi 17, à Toulouse, Laurent Navaron et Julien Berthelemy sont passés en conseil de discipline SNCF.
Les sentences seront connues en début de semaine prochaine.
Aucun ne nie les faits reprochés. Pour Laurent, c’est le fait d’avoir accepté dan la cabine la présence d’un journaliste. Pour Julien, c’est d’avoir oublié de demander une autorisation de départ dans une gare. Ils ont tous deux reconnu les faits et se sont excusés. Les sanctions encourues sont connues : dernier avertissement et dix jours de mise à pied pour Laurent ; douze jours de mise à pied et mutation disciplinaire pour Julien.
Le caractère disproportionné des peines est dénoncé Les usagers, le syndicat CGT lui-même, les cheminots de la ligne en grève ce jeudi, les amis du Train Jaune et autres disent tous la même chose : « on n’a jamais vu de telles sanctions pour ces faits reprochés ». Les sanctions envisagées semblent bien disproportionnées. Un bus complet, et quelques véhicules, à l’appel de l’Union départementale de la CGT, ont fait le voyage à Toulouse pour apporter leur soutien aux deux cheminots menacés.
Les rapports se durcissent dans l’entreprise
La hiérarchie, au plus haut niveau, semble aujourd’hui décidée à faire la guerre aux cheminots combatifs, récalcitrants, et particulièrement aux adhérents de la CGT, défenseurs du service public. Julien Berthelemy est aujourd’hui devenu un homme public, connu et reconnu. Secrétaire départemental de la CGT , il anime et soutient le luttes de défense des salariés sans compter son temps. Il est devenu un symbole. À l’instar de la direction de La Poste, qui ne s’en cache même plus, la SNCF aurait-elle décidé de se débarrasser des responsables syndicaux de l’entreprise ? Nous aurons les réponses dans les semaines à venir. En attendant, les salariés ont reçu des marques de soutien qui comptent, du PCF et du NPA, d’Hermeline Malherbe, des « exclus » de Place publique, des élus communistes du CD.
Michel Marc

