LE TRAVAILLEUR CATALAN


Les sang et or défaits dès la première mi-temps. Erreur de casting ou (et) manque de fraîcheur.

En rentrant aux vestiaires à la pause sur le score sans appel de 28 à 0, les joueurs de  Laurent Labit ne pouvaient pas espérer revenir de la Capitale avec les quatre points de la victoire. Comment, en six jours, les ambassadeurs du Pays Catalan ont-ils pu souffler le chaud et le froid ? Comment ont-ils pu inonder… de joie leurs supporters et comment ont-ils pu les laisser avec la gorge sèche quelques jours plus tard ?

L’USAP se cherche encore à Paris 

Le chanteur Raimon avait chanté en son temps :

Al meu pais la pluja no sap ploure

o plou poc o plou massa.

Si plou poc és la sequera,

Si plou massa és la catastrofe…

Un texte qu’il n’est pas nécessaire de traduire et qui est bien le reflet des méfaits de la météo dans notre pays catalan, mais aussi de ce qui se passe pour le club phare de notre département. Malheureusement vrai ! Ou l’USAP l’emporte en marquant 40 points contre Pau, deuxième du Top 14, ou elle prend 40 points à Paris, le huitième. Comme la pluie qui tombe chez nous, elle ne sait pas trouver un juste milieu. Qui est fautif ? L’encadrement ou les joueurs ? Peut-être les deux ?

Les joueurs sur le terrain

Ce sont eux, bien entendu, qui sont sur la pelouse et qui réalisent des coups gagnants ou qui font les pires erreurs. L’effectif de la première période a subi pendant pratiquement quarante minutes les assauts d’une équipe parisienne décidée à récupérer cinq points au classement pour se rapprocher des six places qualificatives pour la fin du championnat. Les Catalans les ont bien aidés dans cette quête pour le top 6 en manquant d’agressivité, en manquant d’énergie, mais aussi en commettant des fautes lourdes de conséquences : en-avant, placages manqués, ballons rendus au pied, mais surtout pertes de balles en touche (encore et toujours !) ou relances suicidaires. Dans ces conditions il devient impossible de mettre un quelconque jeu en place face à une équipe parisienne pas extraordinaire mais très sérieuse. Quatre essais inscrits en première période avec une facilité qui laisse un doute sur l’implication de certains joueurs Usapistes sur le terrain.  Aïe ! Aïe ! Ne recommençons pas ! N’avaient-ils pas récupéré du précédent match contre Pau joué six jours plus tôt ou ont-ils joué, pour certains, avec les mains en haut du guidon ? Les coachs sont-ils aussi responsables de ce naufrage ?

L’équipe de la première mi-temps exsangue

Une fois le match terminé, il est facile de dire qu’il aurait fallu faire ci ou mettre tel joueur dès le début. Mais une erreur, peut-être de casting, saute aux yeux : de nombreux joueurs alignés d’entrée de jeu étaient loin d’être frais et ne pouvaient avoir le rendement dont ils avaient fait preuve quelques jours auparavant contre Pau. Ah ! Ces sacrées tempêtes qui obligèrent l’USAP à repousser la rencontre contre les Palois six jours à peine avant un déplacement à Paris. Trop court dans le temps alors que les Parisiens ont eu quinze jours pour préparer en toute tranquillité la réception de l’USAP. Remettre d’entrée les joueurs qui avaient affronté Pau était, peut-être, une erreur du staff. Une première ligne fatiguée que Laurent Labit a d’ailleurs fait sortir à la… 31e minute, fait véritablement exceptionnel. Le reste du banc entrant au retour de la pause. Et même si l’issue du match (42-21) ne laissait aucun doute au bout de quarante minutes, force est de constater, même s’il était bien trop tard, que l’USAP a su et pu davantage rivaliser lors de la seconde période, réalisant un score positif (14-21) face à des locaux qui avaient, par contre, un peu levé le pied.

Trois semaines sans match attendent les joueurs. Un grand besoin de régénérer les esprits après un début de saison lugubre. Un grand besoin de régénérer les corps après un gros travail entrepris par le staff actuel depuis son arrivée. Fin mars pour les sang et or, deux réceptions qu’il ne faudra pas galvauder pour mieux fourbir les armes en vue de l’access-match qui arrivera à grands pas et pour lequel il faudra savoir gagner enfin à l’extérieur pour éviter une immense déconvenue qui inonderait pas de pluie mais de pleurs tout le département.

Fins la propera vegada

Jo Solatges

 
Cet article est en lecture libre. Pour avoir accès à l'ensemble du site, merci de vous connecter ou vous inscrire

ARTICLES EN LIEN

1 / ?