
Le succès de la récente initiative de l’Association pour la réouverture du service voyageur du train entre Elne et Céret, en relation avec la CGT Cheminots, montre que la mobilisation se poursuit.
Du monde à la salle Jean Cayrol du Boulou à 18 h 30 le vendredi 13 février. Thierry Labelle, président de l’association Osons le rail et trois représentants de la CGT Cheminots,Mikael Meunier et Lucas Mas, cheminots de Perpignan et Bruno Bréhon, de Montpellier, ont présenté le projet de revitalisation de la ligne Céret-Le Boulou-Elne à partir d’une projection commentée de 16 tableaux de synthèse de l’étude de fiabilité technique initiée par le CSE de la SNCF.
Une histoire forte
Thierry Labelle, après avoir rappelé la catastrophe naturelle de 1940 qui a dévitalisé l’activité industrielle du Vallespir, a fait le point de la mobilisation pour la réouverture du trafic voyageur. Elle a été relancée depuis 2023 après la création de l’association Osons le Rail en 2001. Aujourd’hui, assure-t-il, « notre association, de composition pluraliste, est soutenue par plus de 2000 citoyennes et citoyens du Vallespir, soutenue également par de nombreuses collectivités territoriales, mairies, communauté de communes, département et région ».
Les bénéfices de la réouverture de la ligne
Le report modal est évalué entre 2 700 et 45 00 trajets routiers journaliers (AR). On peut estimer à 1500 € environ d’économie annuelle sur le trajet Céret/Perpignan, deux semaines en moins passées en voiture sur le trajet domicile-travail Céret-Perpignan et une réduction de 6 % des émissions de CO2.
Un coût de 1,2 millions d’euros d’externalités négatives seront évitées (accidents, pollution, congestion routière…) On peut attendre une cohérence vertueuse avec le fret et le trafic des bus et un nouvel essor du développement économique et social du Vallespir.
Pourquoi ça bloque ?
En contradiction avec leur propre volonté de favoriser le train, les pouvoirs publics persistent à faire pourrir la situation au travers les récents propos négatifs tenus par le nouveau préfet du département.
Derrière ce blocage d’apparence contradictoire, c’est bien une question politique qui est en jeu. L’argent existe, mais il est dirigé ailleurs, notamment dans une industrie de l’armement florissante et dans l’accroissement des cadeaux faits aux princes de la caste financière. Raison pour ne pas lâcher, ce qu’ont reconnu dans leur accord avec le projet les élus de la communauté de communes présents.
Yvon Huet



