Quand on a un poumon vert, on le garde

Quand on a un poumon vert, on le garde

© DR. Plus de 300 personnes se sont rassemblées dans le bois de la Sorède.

Environnement. Que cherche la mairie d’Argelès qui laisse abattre les chênes verts du Bois de la Sorède ?

Le maire d’Argelès, Antoine Parra, aime les arbres, aime la nature et les bébêtes qui la peuplent… mais uniquement sur papier glacé. La vraie nature, celle emblématique du Bois de pins, celle de la plage du Racou que tout le monde lui envie, celle du bois de la Sorède qui aux abords immédiats du village crée un poumon vert sauvage et authentique ne semble pas le concerner. Il veut dans ce bois-là étendre l’urbanisation d’Argelès et construire 483 logements sur les 14 hectares du bois. Pour cela il faut défricher, et abattre les arbres. Ça a commencé. Il a fallu que des membres du collectif fassent barrage de leur corps devant le bulldozer pour arrêter le massacre et obtenir l’arrêt  d’une opération  que des promoteurs bétonneurs-financiers attendent avec impatience pour s’en mettre plein les fouilles. 

La mairie dit que les travaux sont autorisés par l’État à la demande du promoteur. Parra est aux abonnés absents et se cache derrière des propriétaires privés. Les riverains sont excédés, la population d’Argelés est en colère. Un regroupement de collectifs et d’associations est à la manœuvre pour empêcher ce qui ne serait qu’un désastre écologique de plus, au moment de la COP 26, Argelès se distinguerait à ses dépens. 

Dimanche plus de 300 personnes se sont rassemblées dans le bois de la Sorède, ont fait le tour de cette zone verte, comme pour bien marquer qu’elle leur appartient aussi un peu et qu’elles veulent la conserver. Le combat, comme les autres combats ne fait que commencer pour obtenir une suspension de l’abattage, pour faire un recours contre le PLU (plan local d’urbanisme) jusqu’à la création d’une ZAD (zone à défendre).

À voir la détermination des participants, elle sera défendue.

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