La coopérative agricole d’Ille-sur-Têt, constat du gel en Conflent

La coopérative agricole d’Ille-sur-Têt, constat du gel en Conflent

La coopérative Ille Fruits regroupe notamment des producteurs d’ille-sur-Têt, qui n’ont pas souffert du gel.
© P.B.
La coopérative Ille Fruits regroupe notamment des producteurs d’ille-sur-Têt, qui n’ont pas souffert du gel.

Diagnostique vague de gel. La coopérative Ille Fruit regroupe une trentaine d’arboriculteurs cultivants les fruits à noyau. François Bes, directeur de la coopérative fait un état des lieux de la saison 2021 à la suite des dernières gelées.

La coopérative d’Ille Fruits, regroupe 50 adhérents actifs, dont une trentaine cultivant les fruits à noyau. Pour François Bes, directeur de la coopérative d’Ille-sur-Têt, l’année 2021 est particulière. Certains domaines habituellement sensibles aux vagues de froid, n’ont finalement pas été touchés par les dernières gelées. « Ce sont les abricots qui ont subi le plus de dégâts. La coopérative Ille Fruits regroupe notamment des producteurs d’ille-sur-Têt, qui n’ont pas souffert du gel. Les quelques vergers situés dans le périmètre de Thuir ont été davantage touchés. Cependant on estime avoir préservé 90 % du potentiel du Roussillon. » 

Coopérative Ille Fruits à Ille-sur-Têt.  Groupe Saveur des clos.
Coopérative Ille Fruits à Ille-sur-Têt. Groupe Saveur des clos.

État des vergers dans le département

Du côté de Vinça, Rigarda et Prades, la production de fruits à noyau est faible. Ils développent davantage les pommes et les poires ou abandonnent parfois les vergers pour des parcelles qui sont réservées au foin.  « Pour les producteurs de fruits à noyau du bas et haut conflent, et sur le littoral, malheureusement la saison sera quasi nulle. »

© Priscilla Beauclair. Un camion charge les caisses de fruits pour le marché de Saint-Charles.
© Priscilla Beauclair. Un camion charge les caisses de fruits pour le marché de Saint-Charles.

La zone d’Ille-sur-Têt est habituellement non gélive, en 1998 et 2018, le secteur avait été saisi par le froid. « Le gel de 2018 est survenu au stade de floraison en février. Le fruit a été préservé dans la corolle du bourgeon. Les variétés précoces avaient gelé, mais 75 % de la production avait été préservée. Le dernier gel survenu en avril 1998, similaire au gel de cette année, on avait obtenu 60 % de la production. La production étant moins importante, le prix de vente plus élevé vient compenser la perte de tonnage. »

La coopérative en tant qu’association, ne bénéficie pas directement d’aide de l’État pour pallier le manque de production, mais peut aider au développement de la filière.

Les périodes de gel génèrent aussi des inégalités entre producteurs. « Il y a des dispositifs d’indemnisation d’Etat, des calamités. Ce qui permet aux producteurs d’être indemnisés à hauteur d’un pourcentage de leur perte de chiffre d’affaires. »

Actuellement, la Région et les organisations syndicales se mobilisent pour venir en aide à la filière ou alerter les pouvoirs publics sur la situation des agriculteurs touchés par le gel. 

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