L’école et le Covid

L’école et le Covid

Les trois autotests à réaliser en quatre jours seront accompagnés d’une attestation sur l’honneur des parents. « Ce sont donc les parents qui auront la main sur la gestion des cas Covid »

Les trois autotests à réaliser en quatre jours seront accompagnés d’une attestation sur l’honneur des parents. « Ce sont donc les parents qui auront la main sur la gestion des cas Covid »
©Pixabay. Des annonces insuffisantes et confuses.

Éducation. Valse hésitation du gouvernement et inquiétudes des parents pour leur enfants en milieu scolaire.

Le 27 décembre, Jean Castex confirmait  que la rentrée de janvier ne serait pas reportée et que le protocole sanitaire en période de covid dans les écoles serait inchangé. Mais dès le lendemain, Blanquer infirmait ses propos en précisant que « pour revenir à l’école, il ne faudra pas seulement avoir présenté une fois un test, mais au moins deux à plusieurs jours d’intervalle ».

Une première inquiétude des parents d’élèves face à l’incertitude face à la covid

Finalement, il aura fallu attendre jusqu’au dimanche 2 janvier, veille de la rentrée, pour que les annonces de Blanquer soient confirmées et suscitent de nouvelles inquiétudes. Pour la FCPE, fédération de parents d’élèves, ce nouveau protocole entraîne plus de questions que de réponses. Les trois autotests à réaliser en quatre jours seront accompagnés d’une attestation sur l’honneur des parents. « Ce sont donc les parents qui auront la main sur la gestion des cas Covid ». Le retour en classe se fera dès le résultat négatif au test mais selon des modalités différentes si l’élève malade est vacciné ou pas (5, 7 ou 10 jours). « Difficile pour les parents de s’y retrouver ».

Les autotests sont censés être distribués gratuitement en pharmacie. Ce n’était pas le cas en début de semaine. Les stocks seront-ils  suffisants ?

Le ministre de l’Éducation nationale demande aux préfets et aux recteurs d’amplifier l’installation de capteurs de CO2, mais sans préciser qui va les financer. A l’heure actuelle, 20 % des écoles en sont équipés et les lycées en ont un ou deux. Au lycée Lurçat, par exemple, il y a un capteur pour 80 salles de classe.

L’inquiétude majeure de la FCPE est le manque de remplaçants. Le Conseil scientifique prévoit en effet qu’un tiers des enseignants seront contaminés en janvier. Pour toute réponse Blanquer annonce le recours aux vacataires voire aux retraités pour les remplacer, ce qui ressemble à du bricolage. La FCPE 66 juge les annonces « insuffisantes et confuses » et doute qu’elles permettent « d’éviter les fermetures de classe ou le non remplacement des professeurs absents ».

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