USAP : Un match de m…

USAP : Un match de m…

Des spectateurs grandeur nature… pas tous en carton.

Rugby à XV. Face à une faible équipe carcassonnaise, l’USAP s’impose dans la douleur (17-9).

Du positif à retenir de cette soirée triste et pluvieuse ? Tout d’abord un grand bravo à la société qui entretient la pelouse d’Aimé-Giral. Après un match sans grandes envolées, l’herbe reste verte comme… l’espérance. Autre point positif de la soirée les quatre points de la victoire. Enfin, et c’est par là qu’il aurait fallu commencer, la haie d’honneur faite par les joueurs de l’USAP à leur ex-coéquipier Raphaël Carbou, exceptionnellement promu capitaine de sa nouvelle équipe audoise, à son entrée sur le terrain. Et après ? Même en cherchant bien il est difficile de trouver de la couleur dans cette grisaille. Ah oui, peut-être l’essai de JB Pujol et sa belle construction ! C’est bien peu en une heure et trente minutes. Et pourtant !

Les Catalans dans le creux de la vague

Tout avait commencé lors de la venue de Colomiers à Aimé-Giral et les dix dernières minutes d’un match où l’USAP, qui menait quatre essais à zéro, craquait en fin de rencontre jusqu’à se faire ôter le bonus offensif. Pas grave, il y avait tout de même eu soixante minutes d’efficacité et de sérieux. Puis vint le déplacement à Montauban, équipe certes très accrocheuse chez elle, mais que des Catalans ambitieux auraient dû faire plier. Or l’USAP se contenta d’un bonus défensif à l’issue d’une prestation plus que quelconque. Un long cap de setmana de repos fera du bien aux troupes, avaient prédit certains. Ouais ! Carcassonne arrivait à Aimé-Giral laissant au repos pas moins de dix cadres. Les Audois jouent, eux, le maintien et avaient plutôt coché la réception de Biarrtiz, six jours plus tard. Or les Biarrots, souvent protégés par la Ligue, ont, depuis peu, réussi à faire décaler leur match. Sacré Covid ! Qui sert à certains et défavorise les autres… Heureusement pour l’USAP, car Christian Labit, coach des joueurs de la Cité, croit, avec juste raison, que son équipe au complet à Perpignan « aurait pu créer la sensation ». Oh que oui ! En effet, Patrick Arlettaz confirme que « l’USAP a réalisé un match de m…. ». Eh bé ! Un match qui a laissé de marbre ou plutôt de carton les 1300 spectateurs présents au stade « pour une première nationale voire mondiale » aux dires du président Rivière. Voilà au moins des spectateurs qui n’ont pas eu froid aux pieds.

Qu’arrive-t-il donc aux sang et or ?

Même si l’USAP ramène des points de chaque déplacement ou en engrange à domicile, le supporter ne comprend pas le manque de gnaque de certains joueurs, ce manque d’agressivité positive. Difficile aussi de comprendre que la conquête fonctionne toujours aussi mal, avec encore neuf touches perdues, avec des mêlées parfois bousculées. Difficile aussi de comprendre que, suite aux rares touches gagnées, trois de nos mauls offensifs aient pu être réduits à néant. Difficile aussi de comprendre que la discipline pénalise toujours autant les Catalans (15 pénalités contre). Difficile aussi de comprendre que les ballons ne soient pas éjectés plus vite des rucks. Seule la défense paraît toujours intraitable, fort heureusement, avec un essai encaissé lors des deux dernières rencontres. Alors quoi ? Patrick Arlettaz a, en conférence de presse, sûrement donné un coup de pied dans la fourmilière : « Il faut tous faire un effort supplémentaire, staff compris et il va falloir le faire très vite ». Dans un coin des tribunes, à la fin du match, Christian Lanta avait réuni son staff et la discussion semblait plus qu’animée. La révolution était-elle déjà en marche ? Fort possible pour le bien de tout un club. Un premier élément de réponse ce vendredi à Angoulême !

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