Une première victoire après des années perdues !

Une première victoire après des années perdues !

© Delgé.

Train des primeurs. Alors que le premier train des primeurs vient tout juste de quitter Perpignan, le PCF se félicite de la réouverture de la ligne Perpignan-Rungis. 

La remise en circulation du train des primeurs vient à la suite d’une mobilisation large des cheminots et leurs syndicats, des partis politiques et de leurs élu.e.s des deux bouts de la ligne pour poursuivre une ligne de fret évitant l’équivalent de 25 000 poids-lourds sur les routes de France. Le gouvernement d’Édouard Philippe avait acté sa fermeture en 2019 malgré la vive opposition des collectivités comme la Région Occitanie, les conseils départementaux du Val-de-Marne et des Pyrénées-Orientales. Le gouvernement a donc perdu trois ans en s’obstinant dans une logique d’appels d’offres et de mise en concurrence pour finalement donner le marché à la société Rail Logistics Europe (RLE), c’est-à-dire Fret SNCF et ses filiales européennes.

« Cette réouverture est une victoire mais elle révèle surtout l’inaptitude de la logique du marché à répondre aux grands enjeux sociaux et écologiques de notre temps. Nous avons perdu trois ans, versé 75 000 camions en direction de Paris. La nouvelle bataille qui s’ouvre c’est celle d’un choc de l’investissement dans notre pays pour le mode ferré. C’est la capacité de la France à disposer d’une entreprise unifiée pour organiser le transport de marchandises de façon massive. Le refus du statu quo est indispensable. Dans son désengagement inacceptable, l’État n’investit qu’à la moitié du coût global de cinq millions d’euros et se décharge une fois de plus sur la Région pour payer l’autre moitié. »

Pour le PCF, Freddy Martin, secrétaire départemental

Derrière le train des primeurs, il y a surtout l’abandon écologiquement et économiquement illogique de la filière FRET dans notre pays au bénéfice du tout camion. Les tonnes de marchandises toujours plus nombreuses dans nos pays sont massivement transportées par des camions extrêmement polluants, dont l’empreinte carbone accentue le réchauffement climatique. Le PCF rappelle que les entreprises qui font le choix des camions ne payent presque pas les infrastructures qu’elles utilisent tandis que celles qui font le choix du fer payent ce coût. Il faut donc rapidement inverser cette tendance pour favoriser les modes de transports non polluants et pénaliser ceux qui polluent. Le PCF réclame simultanément un grand plan pour coordonner les besoins de réindustrialisation et de production agricole de notre pays et les besoins d’infrastructures dédiées privilégiant le fer et le fluvial. 

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