Une place majeure dans l’économie départementale

Une place majeure dans l’économie départementale

Le conseil départemental a tiré, en présence des professionnels de l’activité, un premier bilan sur la période allant de janvier à fin septembre 2024.


Tourisme 66


Le conseil départemental a tiré, en présence des professionnels de l’activité, un premier bilan sur la période allant de janvier à fin septembre 2024.

Trois ans après les périodes de confinement, le Département, comme chaque année, s’interroge : « Où en est-on ? ». Il propose donc dans son document une série de chiffres, précis et signifiants, pour les neuf premiers mois de l’année. Par ailleurs, il trace aussi des pistes pour l’avenir, s’appuyant sur des tendances solides et tenant compte de nouvelles exigences à propos de l’environnement. 

Les chiffres confirment l’importance de l’activité

« L’économie du tourisme et des loisirs est indissociable du développement économique des Pyrénées-Orientales ! (…) le tourisme est une chance pour notre Pays Catalan et notre Fenouillèdes » précise ainsi, dans son introduction, la présidente Hermeline Malherbe.  

Les chiffres :

  • 7ᵉ département touristique de France et le 2ᵉ en le ramenant à sa population permanente (après la Haute-Savoie – Source INSEE). 
  • 7,6 millions de visiteurs par an.
  • 1,3 milliard d’euros de consommation touristique par an.
  • 55 000 emplois salariés et non-salariés liés au tourisme (source INSEE) soit près de 15% de l’emploi salarié marchand du département. 
  • 29,6 millions de nuitées (14% sont des nuitées étrangères).

De quoi se faire une idée. Viennent ensuite quelques précisions sur les tendances actuelles, notamment la montée des séjours en gîtes (+ 9%), plus proches des réalités, des gens et des paysages, le maintien sur les zones littorales et les premières difficultés ressenties concernant l’économie de la neige peu présente cette année au moment des vacances de février. À noter une baisse de fréquentation sur la ville de Perpignan pendant l’été. 

Des critiques et des commentaires 

Du côté des syndicats, il s’agit essentiellement de défendre le statut des salariés, permanents ou saisonniers, pointant les innombrables entorses au droit qui leur sont révélées. La CGT a édité un livret dédié à cette question et destiné aux salariés : « pas de vacances pour nos droits ». Du côté des associations et de certains partis politiques, les réserves restent très présentes. Sans contester l’apport positif du tourisme, le PCF n’a de cesse de déplorer ce seul développement, au moment où l’agriculture s’effondre et où les « usines de production » ont quasiment disparu. Enfin, l’environnement et le surtourisme, autour d’événements majeurs, rarement dénoncés dans le département pour ce qu’ils génèrent en matière de destruction et de pollution. Dans un département où la pénurie d’eau va se poursuivre. « Il faudra bien se pencher aussi sur ces questions.. », confiait ainsi un militant associatif de l’environnement. 

Michel Marc

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