
Une initiative de la CGT cheminot qui fera date !

SNCF. Face au manque de personnels, les cheminots CGT embauchent sur le parvis de la gare ! Et ça marche ! Les CV arrivent nombreux, par mail ou par téléphone.
« La direction ne pourra plus dire qu’ils ne trouvent personne pour travailler » précise Mika, presque étonné lui-même de la réussite de l’initiative. Un simple article dans la presse locale et un passage radio auront mobilisé quelques dizaines de candidats désireux de rejoindre l’entreprise. Pourtant, depuis janvier 2020, il n’y a plus de statut à l’embauche, l’âge de départ à la retraite a été sévèrement augmenté (62 ans) et les salaires ne sont pas ce que certains pensent. Bien au contraire.
Dans la Région Occitanie, l’action est menée en plusieurs endroits (28 septembre, 8h-12h, à Prades, bureau d’embauche au marché. Mais aussi Montpellier, Nîmes, Narbonne, Béziers, Alès et Carcassonne…). Au plan national, la tendance, depuis des dizaines d’années, est à la suppression massive d’emplois, des milliers dans l’ensemble des activités (Fret, voyageurs, logistiques, guichets…). Idem dans notre Région. La dégradation des conditions de travail des salariés se confirme jour après jour. La qualité du service public rendu aux usagers s’est, elle aussi, détériorée. Manque de présence humaine dans les gares, manque de personnels dans les trains.
« EAS, Équipement Agent Seul » , nouveau credo de la direction SNCF
« Il s’agit d’expérimenter des trains TER où seuls les conducteurs seraient présents dans la rame » poursuit Mika. « Plus de contrôleurs pour accompagner, renseigner, servir et prendre les bonnes décisions en cas d’incident (inondations, accidents, pannes, problème sanitaire urgent… et contrôle). Nous ne voulons pas de cela. C’est dangereux pour tout le monde. Avec ce dispositif, le conducteur devrait prendre seuls des décisions difficiles ». Les conducteurs aussi refusent ce risque, et sont sanctionnés par la direction. Dernièrement à Perpignan l’un d’entre eux a refusé de poursuivre seul jusqu’à Cerbère, malgré la pression. Le train est donc resté en gare et les voyageurs à quai. La Région politique a, elle aussi, contesté l’EAS. Elle est l’autorité organisatrice (AO), elle paye la prestation avec de l’argent public et exige un contrôleur et un conducteur dans chaque TER.