
« Une égalité réelle, pas de pacotille » À Madrid, Rosa Munoz Alcala, 67 ans.
À l’initiative du Collectif Droits des Femmes 66 (CDDF 66) et soutenues par la CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA, deux manifestations étaient organisées ce 8 mars dans notre département, le matin à Perpignan et l’après-midi à Prades. Au-delà de cette journée phare, de nombreuses animations, conférences, expos, films émailleront le calendrier des deux semaines à venir, par la volonté entre autres, du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales.

À l’initiative du Collectif Droits des Femmes 66 (CDDF 66) et soutenues par la CFDT, CFTC, CGT, FSU, Solidaires et UNSA, deux manifestations étaient organisées ce 8 mars dans notre département, le matin à Perpignan et l’après-midi à Prades. Au-delà de cette journée phare, de nombreuses animations, conférences, expos, films émailleront le calendrier des deux semaines à venir, par la volonté entre autres, du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales.
Plus de 500 personnes bravaient le vent et la pluie samedi matin, pour manifester dans les rues de Perpignan, afin de défendre les droits des femmes en cette journée du 8 mars.
Beaucoup de jeunes, lycéennes et lycéens, étudiantes et étudiants, qui, pour la première fois, battaient joyeusement le pavé… Au hasard des rencontres : « nous sommes étudiantes, je viens de Norvège, nous deux de Suisse, et moi du Chili, c’est notre première fois, pour dire que les femmes doivent avoir les mêmes droits que les hommes, quel que soit le pays ! » Conscientes que rien n’est jamais acquis, elles ajoutent : « il faut se battre pour faire valoir nos droits, dans une société patriarcale qui ne pose pas la notion d’égalité, que ce soit au niveau des salaires, de l’emploi, ou de la reconnaissance de la place des femmes. »
Parmi les manifestants plus expérimentés, Joseph, retraité : « on est à Perpignan, et c’est le lieu pour dénoncer une offensive fasciste, ultra-réactionnaire, ultra-conservatrice, visant précisément à freiner toutes les conquêtes des droits obtenus. »
Une seule banderole en tête de manifestation, du Collectif Droits des Femmes 66, qui prenait la parole pour dénoncer « une masculinité toute puissante, reprise sans complexes par des partis populistes (…) Comme toujours, quand l’obscurantisme gagne du terrain, ce sont les droits des femmes et des minorités qui sont attaqués en premier. Le risque est grand pour le patriarcat de déconstruire les stéréotypes de genre et de s’interroger sur les rapports hommes/femmes dans notre société normative. »
Evelyne Bordet