
Un pas contre la précarité étudiante

La proportion de boursiers est de 37,5% dans l’ensemble de l’enseignement supérieur
Enseignement supérieur. Pour pallier la précarité des étudiants, le prix du repas étudiant est plafonné à 1€ pour la rentrée.
Le 15 juillet dans son discours de politique générale, le Premier ministre Jean Castex a annoncé dès la rentrée prochaine, le plafonnement des repas en restaurant universitaire à 1€ pour tous les étudiants boursiers. L’ensemble des organisations étudiantes a salué la mesure tout en soulignant son insuffisance. La première est qu’elle concerne uniquement les boursiers sur critères sociaux et laisse de côté d’autres étudiants qui ne bénéficiant pas du système d’aide sont également victimes de la précarité. La proportion de boursiers est de 37,5% dans l’ensemble de l’enseignement supérieur.
Les premiers exclus sont les étudiants étrangers. Pour accéder à des bourses ils sont soumis à des critères précis : il faut soit avoir le statut de réfugié ou bénéficier de la protection subsidiaire accordée par l’Ofpra, soit être titulaire d’une carte de séjour temporaire ou d’une carte de résident et être domicilié en France depuis au moins 2 ans, et attester d’un foyer fiscal de rattachement en France depuis au moins 2 ans.
Ces mêmes étudiants sont visés par l’augmentation drastique des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires, mis en place par le plan « Bienvenue en France ».
Quelle politique contre la précarité ?
La principale revendication du mouvement étudiant est une vraie politique de lutte pérenne contre la précarité. Actuellement à 3,30€, le prix du repas étudiant est en augmentation constante depuis des années. Le tarif est débattu et voté chaque année au Conseil d’administration du CNOUS qui l’année dernière avait validé une augmentation de 1,51%.
D’autres mesures permettant de soutenir les plus précaires ont été adoptées durant le confinement par exemple l’exonération des loyers pour les mois de mai et avril. Portée sur la période du confinement, l’exonération a permis de soulager ponctuellement les étudiants.
Or la perte des petits contrats ou de stages a des conséquences sur le temps long et le marché du travail est rendu plus difficile. Sur les 46 élu-e-s du CNESER, 14 ont voté contre l’exonération des loyers en cité U et 26 se sont abstenu.e.s dont les représentant.e.s du ministère. La sortie de crise annoncent les organisations étudiantes, ne peut se faire sans des mesures massives pour toutes et tous.