
Un enjeu de société majeur
Marie Piqué, vice-présidente communiste du conseil régional était en visite dans le département à l’invitation du PCF 66, l’occasion d’échanges autour des propositions des communistes en matière de santé.

Marie Piqué, vice-présidente communiste du conseil régional était en visite dans le département à l’invitation du PCF 66, l’occasion d’échanges autour des propositions des communistes en matière de santé.
Mercredi 19 janvier, Marie Piqué, vice-présidente du conseil régional en charge des solidarités était dans les P.-O. à l’invitation des communistes. Une journée marathon, distribution de tracts auprès des personnels des hôpitaux et cliniques, visite du centre de santé d’Elne, rencontre avec des élus et responsables du secteur, visite d’un quartier de Perpignan… La journée se terminait dans la vallée de l’Agly où elle rencontrait les maires de Maury et de Latour-de-France avant d’animer une réunion dans cette dernière commune.
Ouvrant la table ronde dans les locaux du PCF 66, Françoise Fiter rappelait un constat sans appel : « inégalités dans l’accès aux soins, déserts médicaux, personnels soignants au bord de la rupture, fermetures de lits… »Aussi la question de la santé est-elle un enjeu majeur de société qui devrait être au cœur de la prochaine présidentielle.« La souffrance des soignants est telle qu’on a des démissions en cascades qui mettent en cause la continuité des soins » lance Marie Piqué, elle ajoute « La mise en place du Plan santé 22 et du Ségur a été catastrophique, des personnels avec le même métier sont rémunérés différemment. Dans le même temps la carte hospitalière des ARS créé des hôpitaux médians sans urgences, sans radio… »
Soignants, usagers, même combat
La médecine de ville ne va pas mieux d’où la proposition de centres de santé « pour renforcer la médecine de ville, des centres qui sont un maillon important pour soutenir l’hôpital. » Une proposition que les communistes portent depuis longtemps, ils se sont fortement mobilisés à la Région comme dans le département pour la faire avancer. La particularité des centres de santé c’est que les médecins sont payés par la Sécurité sociale en mode salarial. « Aujourd’hui la Région lance le recrutement de 200 médecins salariés avec la création d’un GIP (groupement d’intérêt public). »Que ce soit Marie Piqué ou des élus et militants participant à la table ronde avenue de Prades, la concrétisation de ce type de proposition passe par la mobilisation de collectifs dans les territoires concernés. L’État doit également être interpelé, la bataille pour un service public de médecine générale est à mener.
« Les candidats à la présidentielle doivent se positionner sur le financement de la santé » a-t-on pu entendre lors de la rencontre, car les centres de santé ne régleront pas toutes les questions. Il faut combattre les politiques qui massacrent l’hôpital public, le soumettent aux logiques financières, il faut défendre la Sécurité sociale.Un combat dans lequel salariés (déjà mobilisés) et usagers ont leur mot à dire.Les communistes et Fabien Roussel, candidat à la présidentielle, mettent en débat plusieurs propositions pour répondre à cet enjeu majeur qu’est la santé, dont la création de 100 000 emplois dans les hôpitaux, la réouverture de lits, l’abrogation des lois Bachelot, la levée des brevets sur les vaccins…
NG