Un coup pour rien

Un coup pour rien

Une coalition très hybride a promu la formation d’un gouvernement dit « centriste » avec, à sa tête, Naftali Bennett.

Israël. Le changement d’équipe gouvernementale ne donne que peu d’espoir aux partisans de la paix.

Benyamin Netanyahu est « tombé » le 13 juin dernier après 12 ans de pouvoir, additionnant de multiples scandales financiers et menant avec un cruauté inégalée une politique d’apartheid contre les Palestiniens. C’est une coalition très hybride qui a promu la formation d’un gouvernement dit « centriste » avec, à sa tête, Naftali Bennett. Sa feuille de route ? Accentuer la politique de colonisation, préparer la guerre contre l’Iran, le tout assorti de quelques mesures d’assouplissement pour protéger les minorités LGBD. Un défilé des drapeaux attisant le nationalisme et le racisme anti-arabe à Jérusalem-Est a déjà eu lieu le lundi suivant le changement de pouvoir, démontrant que tout reste en l’état.

Ceux qui, issus de courants politiques diamétralement opposés, ont favorisé l’alternance, n’ont en fait qu’avalisé la nécessité de faire partir un leader lesté par trop de casseroles. Les bombardements contre ce qui reste de territoires palestiniens continuent et l’espoir de voir la paix revenir sur le devant de la scène n’est pas au rendez-vous. A l’instar de Saïd Hmayel, jeune palestinien de 15 ans tué par les tirs de soldats israéliens, à la mort de trois autres jeunes quelques jours auparavant. La série noire continue donc, à « petits feux » après les déluges apocalyptiques des 17 et 18 mai dernier sur Gaza. Benyamin Netanyahu ne s’avoue pas vaincu et continue, en sous main, d’attiser les braises de la discorde. 

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