
Un constat, une alerte, des propositions

« Stop à la casse du service public ferroviaire ! »
SNCF. Les cheminots de la Région étaient en grève vendredi 29 à l’appel de la CGT. Ceux du département ont manifesté à Prades et rencontré le sous-préfet.
Samedi, lors de la journée nationale de grève et de manifestations des cheminots, à Prades, Fabienne Larnaudie, secrétaire du syndicat des cheminots de Perpignan a pris la parole : la situation est gravissime et les reculs immenses, seule la mobilisation massive des usagers et des acteurs pourra stopper la casse.
Un réquisitoire incontestable
Le but aujourd’hui, « c’est de dire stop à la casse du service public ferroviaire ! » (…).
« Alors que les solutions à l’aménagement harmonieux de notre beau territoire catalan existent, que des réponses aux besoins de transport peuvent être apportées, que les questions environnementales devraient être au service de l’intérêt général, la direction SNCF avec l’appui du gouvernement libéral en place casse systématiquement l’entreprise publique ». Fabienne abordait aussi la question du fret, et l’échec prévu depuis longtemps par le syndicat de la « mise en concurrence (…). Le privé, à l’évidence, ne s’intéresse qu’à ce qui est financièrement rentable ».
Elle évoquait ensuite la disparition de trains de nuit, l’abandon de nombreuses gares dans le département, laissant aux usagers l’amère impression de ruines fantomatiques, l’absence d’agents dans celles qui restent, pour conseiller, aider et sécuriser les usagers, l’affaiblissement de l’entretien général par manque de personnels (voitures, matériel roulant et infrastructures)…
Avec la Région, des objectifs de lutte
Par rapport aux autres régions de France, « notre Région, elle, a fait le choix de soutenir le service public, mais la direction de la SNCF ne joue pas le jeu ». Au budget 2021, 3000 suppressions d’emplois sont nationalement programmées. La CGT propose : « Présence dans tous les trains de voyageurs d’au moins un agent du service commercial train ; ouverture des guichets du premier au dernier train ; relance des trains de nuits Cerbère/ Paris, Cerbère/ Vintimille et Cerbere/ Strasbourg ; points d’arrêts supplémentaires pour désengorger les routes et le développement économique Technosud-Université, zone Saint-Charles, aéroport/zone Polygone Nord, Paulilles par exemple ; augmentation du cadencement pour répondre aux besoins des usagers ; réouverture de la ligne Perpignan-Elne-Céret ; développement du Train Jaune pour en faire un véritable outil de désenclavement (…). »
Au nom du PCF, Eve Gerbault confirmait l’engagement pérenne du parti dans ces luttes pour l’ensemble des services publics.