
Un congrès départemental dynamique
À Cabestany, les 170 délégués des syndicats départementaux ont, trois jours durant, siégé, réfléchi, voté plusieurs fois et pris des décisions pour l’avenir.

CGT 66
À Cabestany, les 170 délégués des syndicats départementaux ont, trois jours durant, siégé, réfléchi, voté plusieurs fois et pris des décisions pour l’avenir.
Tous les trois ans, c’est la règle statutaire, on remet les choses à plat à l’intérieur du syndicat. C’est le congrès, moment très important de la vie démocratique de l’organisme. Les 3 700 adhérents ont ainsi désigné 170 délégués pour les représenter. Trois mois auparavant, ils ont reçu le document préparatoire laissant la place aux amendements, aux réflexions et aux contradictions.
Le bilan d’activité largement approuvé
« On ne met rien sous le tapis. La discussion est libre », nous précise Julien Berthélémy, secrétaire départemental sortant. Il évoque le contexte : « l’actualité est particulière et difficile. Nous sortons d’un grand et long conflit sur les retraites qui n’a pas fait plier le gouvernement. Ça laisse des traces et ça pèse dans les têtes. Et le gouvernement poursuit, chaque jour, sa politique de régression sociale. Malgré tout, sur la question des salaires, il y a des conflits partout, dans le public (journée du 19 mars) et dans le privé, avec des jours de grève ». Nicolas Malet, nouveau venu au secrétariat départemental, acquiesce : « le bilan d’activité des trois années précédentes a été validé par 95 % des congressistes. Cela a du sens et c’est encourageant ». J. Berthélémy confirme : « tout n’est pas blanc, bien sûr, et il faut se dire les choses. Mais l’accord majuscule des adhérents est là, puissant ».
Un futur syndical mieux localisé, des nouvelles tendances
Le document d’orientation très largement approuvé (95 %) est « encore plus près de la réalité départementale et des militants ». Tous deux évoquent les liens existant entre le niveau de pauvreté record et le danger des idées d’extrême droite, l’insuffisance chronique des salaires, la précarité grandissante, y compris dans la fonction publique, les faiblesses aggravées de la fonction publique, enseignement et santé publique. Ils tracent ensuite les grands chantiers à venir, avec la protection de l’environnement comme priorité : « les adhérents ont porté très fort cette idée. C’est assez nouveau. Le combat pour le fret ferroviaire est le même que celui qui s’oppose au Golf de Villeneuve. Il nous faut tout faire avancer. Et poursuivre ce que nous faisons déjà, la lutte pour des transports propres, adaptés et réguliers ». J. Berthélémy a été reconduit dans ses responsabilités, N. Malet arrive et le comité exécutif de 36 membres a été élu avec 50 % de renouvellement, avec une parité parfaite.
Michel Marc