Un choix crucial

Un choix crucial

© Zouhair NAKARA
La décision sur une éventuelle candidature aux présidentielles, sera prise après consultation des adhérents.

Présidentielle. Le conseil national du PCF se prononce pour une candidature communiste et un pacte d’engagements.

Samedi 13 mars dernier se tenait un conseil national du PCF avec à son ordre du jour l’élection présidentielle de 2022. Eliane Assassi et Christian Piquet avaient préparé le rapport introductif  qui insistait sur l’extrême gravité du contexte politique et social de cette élection, et développaient ensuite les perspectives et la place du PCF.

Un environnement et un contexte inédits

Contexte marqué par deux grandes caractéristiques : la pandémie et la crise écologique d’un côté, les démolitions sociales et démocratiques de l’autre. Autant d’éléments qui mettent en cause le modèle de développement capitaliste des quatre dernières décennies. Le pays connaît aussi un moment où les Français peuvent mesurer la faillite de la stratégie sanitaire et vaccinale du gouvernement, les difficultés extrêmes causées aux services publics et un « État miné par le néolibéralisme pour faire face aux conséquences de l’épidémie ».
Un contexte, enfin, où « il y a besoin d’espoir face à la menace d’effondrement du pays. »

Une position politique soumise aux discussions et au vote des adhérents

L’alternative qui s’offre est simple : « ou le choix d’une solution révolutionnaire visant à un changement de société, ou les menaces de nouvelles barbaries, la régression sociale ». Il est affirmé : « 2022 ne peut être un rendez-vous manqué », référence au piège du duo Macron le Pen, et, pour les communistes, « il faut tout faire pour barrer la route à l’extrême droite ». Le rapport note « la grande ambition du PCF pour le pays », sa volonté d’œuvrer à « une politique visant à conjurer la crise dévastatrice qui s’annonce » et son refus de se résoudre à « l’inexistence d’une perspective de changement. »
Le texte adopté à l’issue des travaux s’intitule Reconstruire l’espoir, il servira de base à la discussion des communistes jusqu’à la conférence nationale des 10 et 11 avril prochains. Un texte tourné vers l’action et animé d’un double souci : permettre aux communistes de définir le projet qu’ils vont porter et répondre aux interrogations du monde du travail et de la création, de la jeunesse, et de tous ceux qui sont en colère. 
Il s’agit de prendre le pouvoir sur le capital et de refonder la démocratie. Le texte pointe la faiblesse des idées et des choix d’une large partie de la gauche, ce qui nourrit l’abstention et ne fait pas reculer le vote d’extrême droite. Il souligne aussi la nécessité de renforcer le PCF, un parti qui a « un rôle décisif à jouer ».
Enfin, le texte voté retient l’option d’une candidature communiste, option présentée comme « utile pour la transformation de la France et la reconstruction de la gauche ». Une candidature assortie d’un « pacte d’engagements » proposé aux autres forces de gauche afin de construire une majorité de gauche à l’Assemblée.
Le texte a été adopté par 52 % des présents, signe que les communistes ne sont plus dans une culture d’unanimité. Un score qui montre l’importance de l’enjeu et un choix crucial, tant pour le PCF que pour le pays.
Les adhérents.es auront à se prononcer sur la stratégie du 9 au 11 mai.

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