Un bateau humanitaire pour Gaza

Un bateau humanitaire pour Gaza

Un premier bateau appartenant à l'ONG espagnole Open Arms chargée de 200 tonnes de vivres venu de Chypre pour la bande de Gaza est arrivé et a débarqué sa cargaison.

Proche-Orient

Un premier bateau appartenant à l’ONG espagnole Open Arms chargée de 200 tonnes de vivres venu de Chypre pour la bande de Gaza est arrivé et a débarqué sa cargaison.

Le bateau de l’ONG espagnole remorque une barge chargée de vivres qui doivent être distribués à Gaza par l’organisation américaine World Central Kitchen, dont les équipes sur place ont construit une jetée pour débarquer la cargaison car le port trop petit ne peut pas l’accueillir. Chypre a annoncé préparer un deuxième cargo, « bien plus grand », avant d’envisager « un processus plus systématique avec des volumes plus importants », selon les déclarations de son chef de la diplomatie, Constantinos Kombos. Ces derniers jours, plusieurs pays ont commencé à parachuter des cargaisons d’aide sur la bande de Gaza.

Une aide humanitaire par voie terrestre

Face à l’urgence humanitaire dans la bande de Gaza, où Israël a imposé un siège total depuis le début de la guerre, l’ONU a salué le départ du premier bateau, mais a déclaré que l’envoi d’aide par mer et les parachutages ne pouvaient se substituer à la voie terrestre. « Nous avons besoin d’un accès terrestre et de livraisons sécurisées et régulières », a déclaré le porte-parole du bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), Jens Laerke. « Le temps presse » pour éviter la famine dans le nord de Gaza, a averti la directrice du programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, Cindy McCain. L’aide internationale, contrôlée par Israël, n’entre qu’au compte-gouttes dans la bande de Gaza, un territoire de 2,4 millions d’habitants où l’ONU redoute une famine généralisée. Le monde musulman est entré dans le mois sacré de jeûne du ramadan, les habitants de Gaza se rassemblent sans joie, autour de maigres repas, lors des ruptures quotidiennes du jeûne. « Ce ramadan n’a pas le goût d’un ramadan. Il a plutôt le goût du sang, de la misère, de la séparation et de l’oppression », a témoigné une Palestinienne déplacée à Rafah, Oum Mohammed Abou Matar. La situation est particulièrement grave dans le nord, où l’acheminement de l’aide pour environ 300 000 personnes, selon l’ONU, est rendu presque impossible par les pillages, les combats et les destructions.

Dominique Gerbault

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