Un acte fort, chiche !

Un acte fort, chiche !

©Florian Fèvre.
 Une mesure de justice sociale basée sur la solidarité,
serait un soulagement pour les ménages les plus fragiles.

P.-O. Les Jeunes communistes militent pour la gratuité des transports dans les 36 villes de la communauté urbaine de Perpignan.

Une trentaine de villes françaises ont aujourd’hui sauté le pas de la gratuité des transports, c’est le cas de Dunkerque, Aubagne ou encore Niort. Cette mesure est aujourd’hui mise sur la table par la nouvelle campagne des jeunes communistes catalan.e.s. Dans un département où 22 % de la population vit sous le seuil de pauvreté, proposer la gratuité des transports à l’échelle des 36 villes de la communauté urbaine de Perpignan est un acte fort. 

Cette mesure de justice sociale, basée sur la solidarité, serait un réel soulagement pour les ménages les plus fragiles, mais aussi pour que les jeunes se rendent sur leur lieu d’études.

Au moment où le changement climatique doit être mis au centre de nos préoccupations, la gratuité des transports au niveau de la communauté urbaine Perpignan Méditerranée métropole, doit être réfléchie et débattue. À Perpignan, où à l’heure de pointe les véhicules s’agglutinent à toutes les entrées de Perpignan, il est important de juguler cet afflux de véhicules où il n’y a bien souvent qu’une seule personne. Cela permettrait par la même occasion de redynamiser un centre-ville  laissé à l’abandon.

Si la gratuité des transports est décidée sur la communauté urbaine cela entraînera des lignes de bus surchargées et des bus bondés. C’est pourquoi il faudra augmenter la fréquence des bus dès les premiers jours de la gratuité et travailler à la refonte du réseau de bus de communauté urbaine, en augmentant le nombre de lignes là où c’est nécessaire.

Le financement

La gratuité des transports en commun serait financée sur la base de la solidarité. Non seulement par les entreprises (de plus de 11 salarié.e.s), par l’augmentation de la taxe transport compensée par la disparition de la prise en charge de 50 % des frais de transport des salarié.e.s par l’entreprise. La gratuité peut aussi être financée par une part d’impôts locaux. Alain Jacquard avait argumenté en ce sens « Pourquoi est-ce que je peux circuler dans Paris ? Parce qu’il y a un certain nombre de braves gens qui sont dans le métro (…),  s’ils n’étaient pas dans le métro, ils seraient dans les rues et je ne pourrais plus bouger. Par conséquent, le métro rend service aux gens qu’il transporte mais il rend encore plus service aux gens qu’il ne transporte pas. Par conséquent, ce service, il faudrait le payer collectivement ». 

Nicolas Carrere

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