Train Primeurs à défendre et à développer 

Train Primeurs à défendre et à développer 

Les cheminots CGT du département se mobilisent. L’écart entre les déclarations officielles et les faits ne cessent de grandir. 

SNCF

Les cheminots CGT du département se mobilisent. L’écart entre les déclarations officielles et les faits ne cessent de grandir. 

La volonté de mettre les marchandises sur le train, en lieu et place des camions, est défaillante. Voire inexistante. C’est ce que dénoncent les syndicalistes présents, acteurs de ce train précieux, l’un étant conducteur et les autres chargés de l’entretien. Ils en appellent à la mobilisation de tous.  

Relancer en grand l’activité

Aujourd’hui, le train est en pause. D’après les autorités, et d’après la SNCF, c’est la période creuse, la « saison morte ». Il est à donc à l’arrêt depuis la mi-juillet et reprendra ses activités le 2 novembre. « Pourtant, dans cette période, des milliers de tonnes de marchandises continuent d’achalander le « Marché international de Rungis ». Elles n’ont pas disparu. Et les volumes sont là. Mais ces marchandises se déplacent aujourd’hui par camion, sur l’autoroute. Et tant pis pour l’environnement ». Les cheminots rajoutent ensuite à leur démonstration : « Les cheminots existent. Les rails et les sillons existent. Les trains et les voitures réfrigérées existent. Les marchandises existent concrètement et les autorités du Marché parisien de Rungis préfèrent le transport par le train, ayant modernisé les conditions d’accueil  ». De quoi s’interroger sur les réelles intentions de l’entreprise et de l’État, unique actionnaire. 

Sauver les wagons de la casse programmée

« Le 2 novembre, nous voulons 24 voitures réfrigérantes et deux chargeurs, et une navette par jour » revendiquent les cheminots. Aujourd’hui, seuls 12 wagons sont prévus par SNCF-Fret. Ils ajoutent : « Les commerciaux et l’entreprise ne font pas les efforts nécessaires. Nous, nous les trouvons les chargeurs, nous les avons, mais ils ne veulent rien entendre. Les productions locales bio, par exemple, pourraient alimenter le marché. Et d’autres exemples existent ». Se pose ensuite la question matérielle des wagons. Aujourd’hui, 82 voitures sont encore disponibles dont certaines méritent une visite de sécurité et une remise en état. Mais la volonté n’est pas là. Au contraire. La perspective d’une destruction d’un certain nombre de ces voitures se précise. « Nous devons empêcher cela. Ce serait grave pour l’avenir ». 

Dans les semaines qui viennent, le syndicat prendra des initiatives pour élargir le mouvement de défense du Train. 

Michel Marc

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